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SÉANCES PRÉLIMINAIRES

positions plus fortes et par cela même plus faciles à saisir et à comprendre.

Si les sinuositésplus adoucies du terrain laissent quelque doute dans son esprit, il porte la vue sur des habitations, sur une église, dont la disposition régulière et les plans bien déterminés, servent d’explication à ce qui lui avait paru douteux.

Des animaux viennent-ils à passer ? 11 retrouve sur desformes tout autres que celles de sesmodèles scolaires l’occasion d’observer que la lumière s’y dispense d’après le même principe.

Il voit que sur chaque objet pris en particulier, il y a un point plus lumineux que tous les autres, un point d’ombre plus vigoureux que le reste.

Là, particulièrement, en plein air, il observe la succession des reflets qui sont plus vifs et plus distincts que sur les modèles de l’atelier.

Ces observations faites sur un individu, il les reporte sur un groupe et enfin sur l’ensemble du pays que son œil peut saisir, et partout il voit que la lumière se dispense avec la même économie et qu’enfin dans l’étendue d-’un vaste paysage et du ciel qui le surmonte, il se trouve toujours un point lumineux qui éclipse tous les autres, une partie plus brune que le reste, ainsi que les deux séries de demi-teintes et de reflets.

C’est ordinairement après un travail opiniâtre à l’atelier, que l’artiste errant à l’aventure, et cherchant le repos, trouve toujours, au milieu d’une oisiveté apparente, l’occasion de poursuivre l’étude qu’il ne peut oublier.

LE PAYSAGISTE EN CAMPAGNE

C’est après avoir fait, pour se fortifier, une série d’essais, quand son œil est suffisamment exercé à choisir un site pittoresque, à en analyser les détails en les croquant à la volée, quand son crayon, devenu habile à esquisser et modeler toutes les formes obéit instinctivement à son inspiration, c’est alors qu’avec armes et bagages, il vient s’installer en touriste à l’endroit où nous l’avons laissé tout à l’heure, et où nous le retrouvons prêt à exécuter une œuvre d’importance.

Paysage d’après nature.

Position de l’artiste. — Qu’il s’agisse de dessiner ou de peindre une scène avec ses détails ou de reproduire séparément chacun de ces détails avec les silhouettes, le relief et le coloris qu’ils ont dans la nature, le principe est le même, et l’artiste doit observer une série de lois obligatoires pour atteindre un bon résultat.

En face de son site agreste, il se comportera comme s’il avait devant lui une gravure ou un tableau à copier.

Il commencera donc à se placer comme nous l’avons indiqué pour le travail en chambre, de manière à pouvoir embrasser d’un seul coup d’œil et sans tourner la tête, l’ensemble de son paysage.

Pour cela, il laissera entre lui et les objets (i arbres , fabriques , etc.) qui doivent former le premier plan de sa composition, un espace représentant au moins trois fois la hauteur desdits acces-

soires.

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