VIII PRÉFACE
en culture, remonte par suite aux âges féodaux, où il ne demeura plus d'autres grandes pro~ priétés que les possessions banales des communes ou de l'État ^ On constate en outre que la notion de « propriété » a varié singulièrement, depuis r « accensement » primitif jusqu'à nous. A mesure que des couches successives de détenteurs fonciers se superposaient les unes aux autres, la part du propriétaire, dans le produit net des terres, allait en s'accroissant; celle du fermier en diminuant. Cependant, avant 1789, on demeurait encore communiste sous certains rapports ; la Révolution fortifia la propriété personnelle, et anéantit la plupart des jouissances collectives ^
Ce nouveau volume, consacré aux paysans et aux ouvriers, fait voir que le prix du travail n'a eu aucune corrélation, ni avec le coût de la vie, ni avec le progrès agricole; que la prétendue loi,
pécuniaire à côté de la féodalité terrienne; que l'on fut vassal d'un sac d'écus.
1. Il a été montré aussi que le serf non affranchi n'était pas attaché à la te*Tc, ainsi qu'on l'enseignait jadis, mais bien souvent légué et vendu séparément, de même que l'esclave antique; et que le pur esclavage des étrangers subsista, dans le midi de la France, jusqu'à la lin du xvi* siècle.
2. C'est ainsi que des familles nobles, n'ayant pas émigré, ont pu se trouver enrichies par l'abolition des droits féodaux en 1789. — On voit également que le privilège de la chasse, pour la noblesse, ne remonUit guère au delà du xvii" siècle; auparavant, la chasse avait été libre pour tout le monde.