‹ Paysans! Le million c'est l'ennemiChapitre 11 sur 23 · LA VÉRITÉ · texte numérisé non relu

LA VÉRITÉ

V — Marchandises à bas priûc

Devenu commerçant, vous suivrez la loi du commerce et de la libre concurrence.

Trouvez un prix à la fois faible et rémunérateur, personne ne réclamera, — vous satisferez la pratique et vous-même, — vous serez un industriel ingénieux et habile, — chacun vous approuvera en vous achetant et en vous faisant gagner.

Le contraire, — la livraison de vos marchandises à perte serait encore une amusette fallacieuse — qui pourrait vous plaire un moment»

parce que vous pouvez perdre beaucoup d'écufe sans péril, — qui, dans certaines éventualités, parviendrait à vous couvrir d'une éphémère popularité ; — mais qui, sans portée concluante, ne saurait être prise au sérieux et ne s'accomplirait pas sans trouble.

§ II — Chemins nouveaux

Admettant même que vous faites ces chemins non pour vous seulement mais pour tous, analysons le caractère de cette œuvre.

Vos dix millions forment les parts de mille familles aisées. — Imaginez mille familles aisées, agglomérées au centre de vos domaines et

travaillant à ses chemins utiles; — et comparez ceux-ci avec vos allées pour la chasse.

Alors, seulement, vous pourrez dire, en conscience, si vous avez feit votre part.

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