LES. HOMMES LIBRES
Jean continua :
— « Quittons cette impasse.
€ Nous avons deux modèles : — le premier, Pierre et son louage ; le second, André et son achat.
§ !•' — Le Louager
€ Pierre a loué, il y a six ans,uiï petit Louage, Locature, Bordage ; — une chambre
pour lui, une étable pour ses vaches, une pe-
tite grange pour ses récoltes et cinq hectares autour. — Il a deux vaches et une grande ànesse qu'il accouple avec le petit multon du voisin pour labourer, alternativement, les terres de celui-ci et les siennes.
• Il a obtenu un long bail et planté la vigne. Il travaille pour lui, en liberté et avec cœur.
• Sa femme, au lieu de rester, comme toi, accablée sous le soin des enfants, isolée, sans travail, tout en soignant le ménage et les enfants, panse les vaches, nourrit deux cochons — un pour la maison, un pour le marchand— élève une petite basse-cour, vend le beurre et les œufs, quelques couvées de canards, instruit les enfants, à mesure qu'ils grandissent, à la seconder dans la garde des bêtes, dans les petits travaux du jardinage, et, dès que Tâge est venu, les envoie à l'école. Jamais une heure perdue. — Elle élève la famille et gagne presque autant quel^m,?,ri.
Voici Ifttir compte. •