‹ Peau de chagrin, roman philosophique, Volume 9Chapitre 13 sur 16 · LA PEAU DE · texte numérisé non relu

LA PEAU DE

il vit les danses de cette pop parées de fleurs, jolies, agaça mes, puis les trognes des viei rougies par le vin. Les petits vieilles femmes parlaient en ri et le plaisir enjolivait même le:

sées. La place et l'église offre bonheur ; les toits, les fenêtres lage semblaient s'être ehdimai

Semblable aux moribonds im Raphaël ne put réprimer une désir d'imposer silence à ces vi vement, d'assourdir ces clame insolente. Il monta tout chagri il regarda sur la place, il vit paysannes en fuite et les banc de l'orchestre, un ménétrier a sur sa clarinette une ronde crû danseurs, ce vieillard solitair haillons, les cheveux épars, et tilleul, étaient comme une ima de Raphaël. Il tombait à torren que les nuages électriques du r quement et qui finissent de mê] relie, que Raphaël, après av quelques nuages blanchâtres e vent, ne songea pas à regarde se remit dans le coin de sa v sur la route.

Le lendemain, il se trouva c

au coin de sa cheminée. Il s'était fait allumer un grand feu, il avait froid. Jonathas lui apporta des lettres. Elles étaient toutes de Pauline. Il ouvrit la première sans empressement, et la déplia comme si c'eût été le papier grisâtre d'une sommation sans frais, envoyée par le percepteur. Il lut la première phrase :

« Parti! mais c'est une fuite, mon Raphaël... Comment ! personne ne peut me dire où tu es ? Et si je ne le sais pas, qui donc le saurait? »

Sans vouloir en apprendre davantage, il prit froidement les lettres et les jeta dans le foyer, en regardant d'un œil terne et sans chaleur les jeux de la flamme qui tordait le papier parfumé, le racornissait, le retournait, le morcelait.

Des fragments roulèrent sur les cendres en lui laissant voir des commencements de phrases, des mots, des* pensées à demi brûlées et qu'il se plut à saisir dans la flamme par un divertissement machinal.

« ... Assise à ta porte... attendu... Caprice... j'obéis... Des rivales... moi, non !... ta Pauline... aime... plus de Pauline donc ?. . . Si tu avais voulu me quitter, tu ne m'aurais pas abandonnée... Amour éternel... Mourir!... »

Ces mots lui donnèrent une sorte de remords : il saisit les pincettes et sauva des flammes un dernier lambeau de lettre.

de Vitschau ! dit Valentin à Jonathas pondant que le médecin écrivait son ordonnance.

— Eh bien, monsieur Horace, y a-t-il de la ressource ? demanda le vieux domestique au jeune docteur qu'il avait reconduit jusqu'au perron.

— 11 peut aller encore longtemps, ou mourir ce soir. Chez lui, les chances de la vie et de mort sont égales. Je n'y comprends rien, répondit lé médecin en laissant échapper un geste de doute. 11 faut le distraire.

— Le distraire ! Monsieur, vous ne le connaissez pas. 11 a tué l'autre jour un homme sans dire ouf!... Rien ne le distrait.

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