‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 116 sur 206 · Code civil, art · texte numérisé non relu

Code civil, art

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cription le principe légal de l'instruction obligatoire. Mais la loi ne peut pas tout ordonner ni tout atteindre. Les parents ii*ODt pas tout fait quand ils ont pourvu aux besoins de leurs enfants, qu'ils les ont mis à même de gagner leur vie et de se soutenir dans le monde. Q est utile de faire son chemin, mais il est nécessaire de faire son devoir ; faire son chemin par son devoir est la perfection. Un père ne doit s'endormir tranquille dans le dernier sommeil que s'il est sûr que ses enfants sauront faire leur devoir, au risque de faire leur chemin moins vite ou moins bien, et même de ne pas le faire du tout. Assurément il est bon, d'une manière absolue, de tout sacrifier au devoir; c*est une de ces vérités éternelles qui prévalent contre tous les sophismes de la passion et de l'intérêt; mais celte récompense du devoir, lé monde ne nous la donne pas toujours, ni complète, ni immédiate ; elle est en nous, nous nous la donnons à nous-mêmes, et c'est là ce qu'il faut dire résolument à soi et aux autres. « Quelle est cette singulière aberration d'aller dire à d'honnêtes ouvriers qui se sentent honnêtes et qui se savent pauvres, qu'il suffit d'être honnêtes pour devenir riches, ou malhonnêtes pour finir un beau jour par être ruinés ? Dites-leur qu'on est heureux, même dans la pauvreté, avec une ))onne conscience ; dites-leur qu'il faut remplir le devoir à tout prix, parce qu'il est le devoir, et parce que Dieu le veut. Le devoir est austère ; si vous connaissiez bien les hommes, et si vous les estimiez ce qu'ils valent, vous sauriez que cette austérité même est un charme*. »

Les devoirs de l'enfant envers ses parents sont exprimés par on mot que l'antiquité avait trouvé et qui dit tout : la piété filiale, u La vrai piété, en effet, est celle qui aime à la fois et qui respecte : or tel est le sentiment que les enfants ont pour leurs parents, sentiment mêlé de vénération et de tendresse. Selon les caractères, c'est tantôt la tendresse et tantôt la vénération qui semble dominer dans l'amour filial. Ordinairement la mère inspire à ses enfants un sentiment plus tendre et plus doux ; le père, un sentiment plus grave et plus respectueux. Mais la vieillesse surtout rend les parents plus sacrés et plus chers. « Il n'est pas, dit Platon, de pénates plus saints et dont le

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