‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 118 sur 206 · Observatmf^ p. W · texte numérisé non relu

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mines, qui a respiré l'atmosphère souvent mortelle de l'atelier, qui a lutté, souffert, aimé, n'aurait d'autre avenir que de rendre à la nature les éléments dont son corps est formé? Mais alors pourquoi tant d'efforts soutenus^ tant d'injustices subies, de joies perdues, d'affections brisées? A quoi bon le travail et le devoir, s'ils n'aboutissent qu'à enfermer la créature dans les cercles d'une fatalité inexorable, s'ils l'enchaînent malgré elle à la terre? Oui,, malgré elle, car l'instinct de l'humanité se dresse contre les théories qoi ie démentent et proclame l'immortalité. Pourquoi l'homme, seul de tous les êtres, aurailril le triste privilège d'être trompé par ses instincts? Pourquoi cette aspiraration universelle à une autre existence? La vie terrestre nous ajourne à une autre vie. Nous ne voulons pas de la mort éter- Dottei, noussentuis en nous iia irrésistible besain de persister, Ûe croître^ de nous développer. La goutte qui reste au fond du verre, «'est la .lie; eh hien, cette lie, bous j tenons encore, parce que nous ne nons résignons pas au néant.

Cette preuve de Tlmmorlalité et de la Providence, ipie nous prenons dans la vk de l'honme fait, un grand poète ^ qui a ses heures de philosophie^ la prend dans les débuts même de la vie et dans les premières manifesfaitigns 4a l'âme eafaotine. « Le cantique le plus sublime qu'on puisse entendre sur la terre« dît-il, c'est le l)éigaiemeQt de rime humaine sur Jes lèvres de l'^ifance. Ce chuchottement 'confos d'une pensée qrâ n'est encore qu'un instinct contient on ne sait quel appel inconscieni à la justice éternelle; peut-être est-ce une protestatiou sur le seuil avant d'entrer; protestation humble et poignante; cette ignorance souriant à l'infini compromet toute la création dans le sort qui sera fait à rêtne faillie et désarmé. Le murmure de l'eafant, c'est pltts «t moms qoe la parole; œ ne sont pas des notes, et c'est un chant; ce ne sont pas des syllabes, et c'est im langage ; •ee mnrmnre a son comm^Kement dans le cid et n'aura pas sa fin sur la terre; il est d'avai^ la oaissanae, -et il contiime ; c'est une sttAe.., Le bercnan a nn £Qer de même que la tombe a un lin. 9

i. V. floge, QitÊtrê-omifi'MÊê^ d* parliez liirre JU, f. â38w

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