I . De VéducaHan, eh. I, p. 12 et suiv
ouvert sur Tidéal. L*idéal, ce n*est pas ce qui « remplit les loisirs de l'existence », c'est tout ce qui élève l'être humain au-dessus des préoccupations matérielles; tout ce qui lui rappelle qu'il n'est pas seulement un « animal », mais une personne; que toute sa destinée n'est pas que l'animal soit sain, vigoureux» bien nourri, capable de procurer à lui et aux siens la conservation de ce bien-être; que la prospérité d'un individu, d'une maison et même d'un Etat requiert d'autres conditions encore, auxquelles ne sont point étrangères la culture de la conscience, l'intelligence des notions de loi, de devoir, de Dieu.
Frappé, sans doute, de considérations de même nature^ un écrivain français que l'étude philosophique des doctrines de l'éducation a naturellement mis sur la voie de la théorie pédagogique, H. Compayré ^ a rectifié la classification de M. H. Spencer»
(c jo L'homme (selon lui) est d'abord destiné à vivre de la vie physique ; il tend au bien-être : il cherche tout ce qui peut garantir sa sûreté personnelle. Il apprend, s'il est nécessaire, le métier, la profession qui assurera son existence.
<( 2<^ En second lieu, l'homme est une personne morale et doit s'efforcer d'acquérir de plus en plus les caractères qui la constituent, la conscience, la raison, la volonté, le sentiment religieux.
« 3° L'homme n'est pas un être isolé : il a une famille. Nourrir et élever ses enfants, transmettre la vie physique et morale, la garantir, la protéger dans les êtres auxquels il Fa transmise, comme il l'a garantie pour lui-même, tel est le troisième but de son iictivité.
« 4«> En outre, l'homme a des rapports avec la société dont il est membre. Après la famille vient l'Etat; après l'individu, le père ; après le père, le citoyen. Toute une portion de l'activité humaine est enveloppée dans les relations sociales et potitiques.
c( 5<» Enfin, l'homme qui a exercé son activité dans les directions déjà indiquées doit encore, s'il lui reste quelque loisir, donner largement satisfaction à ses goûts désintéressés pour la science, pour les lettres, pour les arts. Il doit agir, non plus pour accroître seulement le bien-être matériel de sa personne,
1. Histoire critique des doctrines de l'éducation «n France depuis (r XVI* siècle, t. II, p. 439.
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de ses enfants, de son pays, non plus pour développer sa propre personnalité, mais pour rechercher les pures jouissances que peuvent lui procurer Tétude du vrai et Tamour du beau, et pour accroître ainsi le domaine général de la science et de Tart. »
Ainsi, et c'est ce que je retiendrai tout d'abord de ces théories, on s^accorde à ramener la science de Téducation à la science de la vie '. Cette vieille et banale formule que l'école est l'apprentissage de la vie est encore la plus simple et la plus vraie de toutes. Mais ce n'est qu'une formule, et il faudrait en tirer ce qu'elle contient sans trop raffiner, sans faire perdre aux conséquences la simplicité du principe. Les divers emplois de l'activité, énumérés dans l'ordre de leur Importance, ont sans doute une valeur relative indépendamment de leur valeur absolue; j'admets qu'il faut vivre soi-même pour faire vivre les siens, que la famille a précédé l'Etat, que la culture esthétique est de luxe par rapport à la culture du jugement et du sen» moral; mais, si tel est l'ordre logique, tel n'est pas l'ordre réel. L'enfant qui vient au monde est bien une individualité, mais une individualité qui entre immédiatement dans une collectivité, la famille, et par la famille dans une collectivité plus étendue, la société civile et politique. De même que les facultés primordiales n'apparaissent pas l'une après l'autre, mais toutes ensemble, de même la vie individuelle ne se développe pas exclusivement, abstraction faite de la vie domestique et même de la vie sociale. Il faut donc bien comprendre que l'éducation, en adaptant ses procédés à chaque objet particulier, vise un ensemble de résultats qui ne sont pas séparés chronologiquement. Le monde n'est point un fantôme, comme dit Fénelon; il faut le considérer dans sa réalité complexe pour savoir comment l'être humain doit s'y comporter.
Le monde, la vie réelle, d'un côté; de l'autre, la nature humaine : voilà donc les deux éléments qu'il s'agit de concilier. L'accord ne sera-t-il pas établi, si la vie donne satisfaction à la nature humaine? et la vie ne donnera-t-elle pas satisfaction à la nature humaine, si les facultés naturelles servent à assurer les meilleures conditions d'organisation et de développement de la
1. M. Gréard (Rapport déjà cité, p. 163) dit de même : « La préparation à la vie, telle est aujourd'hui la formule commune à la définition de l'enseignement dans tous les pays. »
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yie? Qu'est-ce antre chose que de diriger Pactivité dans Te sens des deToirs, puisque les deroirs sont en raison de la nature de l'homme? Si cette éirection est la vraie, le résnltat sera ce que demandait la Constituante dans s^m ppemer projet d'éducation nationidie : élever les eofants de teMe sorte qu'ils deviennent des hommes plus heureux et des eitoyens plus utiles. La vie utile et la vie heurettse, vcnla le but de rédueation, et nous croyons fermement que ce but sera atteint, autant qu'il peut Tètrê, si radolescanty a« sortir de l'éoole, sait ce que valent le trayai!, la famille et la patrie : le travaii, qui est,, en principe, la première forme de la loi du devoir, et, en fait, la première condition de la vie ; la famille^ sans laquelle il n*j a pas de patrie; la patrie, sans laquelle on ne comprend pas que l'homme puisse vivre.
Donnons à chacune de ces trois idées toute son extension. Le travail ne se dit pas uniquement du labeur manuel; quiconque fait emploi de ses facultés travaille : la femme travaille autant que l'homme, Tartiste autant que Tartisan, le pMlosophe autant que le manœuvre,, quoique autremeot; Foii^f môme trayaille, s'il sait penser et vouloir. L'idée de la famille embrasse ncm seulement les affections ei les intérêts communs, mais tout ce qui peut embellir, ennoblir la vie domestique, perpétuer l'honneur comme le nom de la race, en grossir Hiéritage moral comme Théritage matériel. L'idée de patrie embrasse non seulement l'amour du sol natal, mais les vertus civiles, le respect des lois, le sentiment de la solidarité et la connaissance de l'histoire, nationale. Finalement, ces trois idées s'unissent dans une autre qui les contient et les élève à leur haut degré de puissance et de pureté, l'idée de Dieu, qui est à proprement parler celle du bien absolu et du progrès infini. Si la vie humaine n'est pas 4à t9ut entière, où esi<eUe? Pour peu que l'on nous ait suivi dans l'étude analytique de la nature enfantine, qui fait l'objet de cette première partie,' on aura vu comment l'éducation physique, l'éducation intellectuelle et l'éducation morale peuvent préparer l'enfant à la vie ainsi entendue. Il nous reste à indiquer comment la partie de l'éducation qai est l'instruction proprement dite concourra au même but.
L'instruction est nécessaire, parce qu'elle nous affranehil De même qu'il n'y a au fond qu'une liberté, la liberté morale, principe et condition de toutes les autres^ au fond il n'y a
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cp^iuifi aervi^dô, cell«. de rig^aorance et du mal„d*où toutes les autres dériseût; il faut à. tout prix en racheter les âmes. Combafttce rigBoraBCfty c!est combattre La mal et défendre la liberté. La mtlv ^^ non seulament Fin^tlce^ la passion coupable, c'est rerrttoy» L» psé^ug^,, la rouHne^ tout ce qui. entrave la vie dans toutes ses dir eetions^ œ <£li1 nuit au corps ou à Tâme. Voilà de quelJbBa semiodes rinstructioîi nous affranchit; elle est donc une coB<diiîo& d£ La. santé et. de la conservation de la vie physique, coxmna elle en est mte des plus pures puissances de la vie inteUefltufille et des plus hautes manifestations delà vie morale. Lfis oLaiiéa dont elle éclaire l'esprit de l'individu rejaillissent tout autour da lui,, suc la famille, sur la société.
La travail à. aucun, degré ne saurait s'en passer, même le travail manoel^ Mettez en présence deux ouvriers, l'un instruit, l'autre ignorant, c'est un fait acquis que le premier a Favantage sur la second. Une culture générale lui a ouvert l'esprit, Fa randu plus apte à saisir le sens des choses, à en apprécier la valeur et les rapports, l'a rendu surtout plus confiant en luimême; une culture spéciale lui facilite le métier qu'il a choisi, lui permet d'en perfectionner les procédés, de diminuer sa peine et d'augmenter ses profits. Les Américains, dont on ne contestera pas Fesprit pratique et positif, le proclament hautement : « Le travail de Fhomme, dit Horace Greeiey, est d'autant plus productif que son intelligence est plus cultivée. La propriété a le plus grand intérêt à ce que Finstruction soit répandue. Il n'y a pas unje ferme, pas une banque, pas une manufacture, pas une boutique, sauf le cabaret, dont le revenu ne soit plus grand, si elle est située dans une localité où la population est instruite et morale- » M. Buisson *, auquel j'emprunte cette citation, rapporte une curieuse. enquête aux Etats-Unis à ce sujet : « En 1870, le: Bureau national d'éducation envoya plusieurs miQiers de circulaires à des personnes qui, par leur position dans Pîndiistrie, soit comme patrons, soit comme employés principaux, étaient en mesure de bien connaître Tes classes ouvrières. Ces circulaires, divisées en huit questions, leur demandaient en substance s'ils avaient observé entre les ouvriers qu'ils avaient
1. Rapport sur VinstrucUon ^imaire à l'Exposition miverseUe dé Phikdelphie^T^AQ et 11.
TUS à l'œuvre des différences d'habileté, d'ordre, d'aptituae a a travail, imputables au degré d'instruction; si les plus instruits sont ceux qui travaillent le mieux et par conséquent gagnent ie plus, s'ils sont les plus économes ; si, à tout prendre enfin, on les emploierait partout de préférence. Les réponses parvenues au bureau d'éducation, et dont une partie a été publiée, forment un dossier des plus intére«sants : chaque correspondant s'appuie sur les faits précis de son expérience propre et explique par des exemples tirés de son genre d'industrie la plus-vaine que l'instruction donne au travail manuel. Tous sont unanimes, pour des raisons économiques et abstraction faite de toute autre considération, à recommander l'instruction du peuple... » Des conclusions analogues résultent de' la situation économique de quelques autres contrées, l'Autriche et l'Allemagne du Nord.
C'est donc une vérité attestée par l'économie politique qu'an peuple instruit est un peuple riche. C'est aussi un peuple moral. Plus l'ouvrier sait travailler, plus il estime son travail, c'est-àdire son intelligence, qui en est l'âme ; en fin de compte, plus il s'estime lui-même. Cela ne veut pas dire, sans doute, que du même coup tout vice est supprimé et toute passion vaincue : ce qui est incontestable, c'est que l'estime de soi-même, le sentiment de la dignité personnelle est un frein puissant contre le mal, le plus puissant de tous peut-être, en même temps qa'un stimulant toujours énergique pour le bien. L'âme n'est pas faite pour le repos, elle >agit dans un sens ou dans l'autre, mais eUe agit toujours, ce qui fait que, une fois engagés dans une direction quelconque, nous ieillons sans cesse et ne restons jamais sttitionnaires.
N'est-il donc pas évident que l'homme, en s'instruisant, se moralise, et que l'éducation qui le forme travaille en même temps pour la famille et pour la société ? En élevant Tindividu, eue élève le père de famille et le citoyen ; car le progrès politique n'y est pas moins engagé que le progrès économique et le progrès moral. C'est un lieu commun de dire que l'électeur doit être éclairé, Washington disait : « Plus la forme du gouvernement donne d'empire à l'opinion publique, plus il est essentiel que l'opinion soit capable de décider en connaissance de cause. L'instruction, utile ailleurs, est ici un objet de première nécessité. » Un autre Américain, l'évéque Fraser, écrivait en 1850
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daiis air rapport sur FiastructioD poblique : « Un peuple ignorant peut être gouverné, mais un peuple instruit peut seul s( gouverner lui-même. »
L'instruction des femmes n'a pas une moindre importance, puisque les femmes sont soumises, comme les hommes, à la loi universelle du travail, qu'elles ont comme eux des devoirs à remplir, et comme eux à assurer leur liberté morale contre la servitude du mal. « L'ignorance d'une filie est cause qu'elle s'enuuie, écrivait Fénelon, et ne sait k quoi s'occuper innocemment. » L'ignorance d'une mère est encore plus dangereuse. Le latin sert à tout, disait Mme de Duras, môme à faire des confitures. Le latin n'est pas ici notre afiFaire; disons que l'instruction sert à tout, même au « pot-au-feu », car le pot-au-feu, c'est le ménage et l'éducation première des enfants. C'est surtout chez les femmes que sont sensibles les bienfaits généraux et indirects de l'instruction. Il 7 a déjà une utilité manifeste et immédiate dans la connaissance de la lecture, de l'écriture, du calcul, de la couture, etc. ; mais ce qui est bien plus précieux, c'est l'habitude prise, le goût contracté dès l'enfance, du travail régulier, de l'attention, de Tordre, du soin, de la propreté : ces qualités de Fécolière se traduisent chez la mère de famille par la bonne tenue du ménage, par les vertus de Téconomie, de Pépargne et de la bonne conduite; elles influent sur les mœurs du père, sur la direction imprimée à l'enfant ; Tatmosphère du foyer domestique en devient plus saine. Et, comme tout se tient dans la nature et dans la vie, ces premiers résultats, purement matériels, sont un adieminement à d'autres d'une iiature plus élevée. Telle est la vertu souveraine de la vérité dans ses manifestations même les plus élémentaires et. les plus humbles, qu elle ne saurait traverser l'intelligenee, ne fût-ce qu'un instant, sans laisser de son passage des traces bienfaisantes ; il suffit d'un petit nombre d'idées justes, de notions exactes, pour fortifier la rectitude du jugement, par suite la droiture du caractère et l'honnêteté du cœar. i< Le gain de nostre étude, dit Montaigne, c'est d'en être devenu meilleur et plus sage. » Quel dommage, ajoute-t-il, u quel dommage, si elle ne nous apprend ni à bien penser ni à bien faire I » Grand dommage assurément, mais dont elle n'est pas resp5nsable et qui ne prouve rien contre elle. Si les vertus ne suivent pas toujours les lumières, ce n'est pas plus une raison
pour eondainner FînstciMtMNi en gtotodi, qae to accidenta de Gbemki de fer n'en sont une pour sappdmer les railways» No», 8*il est an moyen de moralisation aor lequel on puisse comptar» c^est rinstraciion; et par le rôle que la -femme est destinée à remplir dans la famjiàe, non moins que par la puissance d'acs»*' miiation et la nvadté d*in^fMres8ÎQn& qu'elle possède tout parti?* culi^emenl, eUe est plus que rhonuane peutrôtre appelée à, an témoigner.
Noos aurons k déterminer {dus tard ca que doit être Finstruction, sur quelles matières elle doit porter et comment elle doit être distribuée; nous nous bornons ici à poser le prineipe do sa nécessité et à montrer les rapports qui l'unissent au travail. Sans elle, le travail est pénible et souvent stérile ; avec eile» il est souYcnt moins pénible et toujours plus fécond; et^ par las biens dont il est la source tant pour l'individu que pour la famille et la société, on peut dire qu'il est, dians sa généralité» la mis» en œuvre du devoir de justice et de charité tout à la foia. n remplit la vie, il la rend utile; la rend-il beureuse? Ne âlsooa pas que le bonheur est nécessairement on fcuit du travail» dison» résolument qu'il n'y a pas de bonheur sans travail, htà travail n'en est pas une garantie infaillible» mais il en fonde las bases matérielles et certaines bases morales. Gela ne suffit pas toutefoia pour donner satisfaction à toidies les tendances légitimes de rftme humaine. L'éducation, qui n'irait pas au delà serait exclusivement utilitaire, à l'américaine» quelque chose « comme un sage et libéral système de police par lequel la propriété, la vie, la paix de la société sont assurési* » Nous voulons, à la française^ quelque chose de plus; et ce quelque chose, nous le demandons à la culture des senlûnents de famille et de patriotisme, et des tendances supérieures de notre, natnre intellectuelle et morale. Nous répétons avec Ga;the : « De la lumière, toi^ours plus de lumiève I » et avec Longfelow : « Plua haut, toujours plus haut! »
Gomme les effets de Téducation vont au delà de l'individu^ ils vont aussi au delà du temps présent. Une doctrine scientîftr que, qui a fait fortune depuis quelques années, explique la vie animale par une série de transformations : sous l'action lenta» mais fatale et continue des forces naturelles, la pierre d^ient plante, la plante devient animal» l'animal devient homme. Cette
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théorie est désignée sous le nom de transformisme. Nous n'avons I pas à la discuter ici, mais nous pouvons édifier une théorie
> parallèle dans Tordre de la génération morale. L'être humain, identique à lui-môme dans ses éléments essentiels^ n*a pas tou-
> jours été le même dans son développement; la dviUsation Ta ' peu à peu dépouillé du caractère inférieur qui appartient à la I période de sa première apparition sur le globe et l'a fait
passer de l'état sauvage à l'état civilisé. Qu'est-ce que la civili- < sation, sinon l'éducation de l'humanité? Ce qu'elle a fait et fait I encore tous les jours pour l'humanité, l'éducation lé fait pour t rindividu; elle le transforme, le conduit de l'état animal à l'état I humain, préparant ainsi une hérédité qui; transmise de gênéi ration en génération, amènera l'espèce humaine à un degré de \ plus en plus élevé de perfectionnement physique, intellectuel et
moral. Elle répare dans le présent le dommage subi pendant des i siècles par les populations ouvrières, tenues si longtemps dans i un état d'abaissement, d'infériorité morale et matérielle, et I préserve du même dommage celles qui leur succéderont. i Oui, l'éducateur digne de ce nom doit savoir qu'en travaillant
i avec ses contemporains et pour eux il travaille aussi pour les I temps futurs. Regardons ce but aux heures de découragement. I Si nous ne devons pas voir nous-mêmes le progrès que nous
concevons et auquel nous avons foi, rendons-le possible en I faisant notre devoir, et nos successeurs, plus heureux, le verront.