M. Giéard, Happort cite, p
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d'abord, et aussi longtemps qa*elle esi nécessaire au développement des forces physiques, inteliectaeltes et morales de Veaa£mKâ\ l'apprentissage ensuite , avec la ccmtînuatioix 9t l'eocteasiaD d'études qu'il peut comporta:. Qo'on j réfléchisse,. dlaîlleocS': du jour où la pratique de» métiers, môAie san» la^ forme d'esercices professionnels communs à ton» les métieis, aura pris éam Técole la place du travail rationnel dé Técalë, les baacs des classes, sur lesquels nous avons, aujourd'lmi encore, tast de peine à retenir les élèves au delà d'un certain âge, steront prématurément désertés. Mal conseillés par l'intérêt, pressés, pevtètre par le besoin, les parents voudront mettre immédiaiemeBl à profit, pour le plus mince salaire, Fhabileté- de> moia (pie l'enfant aura acquisse tant bien que mal; ils le ferimt' reiuBicer à toute étude, même à toute étude générale professioBiielle'; as le voueront à un métier qu'il exercera par routine, m» poavait faire auirement; ou, s^il triomphe un jour de son ignoraoee, ce ne sera qu'au prix de sacrifices de temps et de< peûse cpt'lme meilleure direction, dès le priodpe, lui aurait ôpargtiâSi Jmà^ consacrer à l'apprentissage professionnel' une partie iaeipairlaiite du temps que le législateur a sagement réservé ans étados piimaires proprement dites^ oe semt non> seulement a|qpa.uirir ce fonds de connaissance» essentielle? qu'il importe, ai^smrdriuû piis que jamais, de fortifier et d'étendre dan& les* clasBOs: ouvnèioB, pour assurer la pro^érité et la moralité de la^ natimo.;. ee'seiait porter à l'éducation profesnonnelle elie^-mème un coup funeste, réduc9tion> professionnelle ne pouvant rien édiflar de solide pour l'avenir de l'enfant qu'autant qu'elle repose sur le» assises bien établies d'une bonne éducation générale. Bien plas^ par cette confusion de deux éducations également néaesaaîres, foi peuvent se préparer l'une par l'aolre, mais qui ne doivent pas être confondues l'une avec l'autre, on n'aboutirait le plus souvent qn'à les mutiler toutes deux, l'enfant ne restant piita assez de temps à l'école ni pour y faire des études sérieuses, ni pour s'y lormer sérieusement à un métier ^ »
1 . M. H. Spencer, dont les tendances ntilitaires sont manifestes» n^éàte pas à mettre la science à la base de toutes choses^ comme la conditioit smi quâ non de tontie éducation, de tout art, de tout métier {De Véducationj ch. I). •— M. Bain, quoique se plaçant à un point de vue moins gènéfal^tsl du même avis. « Il n'est pas bon, dit-il, de faire tomber l'enfant dans w
L'ORGANISATIWI DB t'BNSEIGNEMENT 3^
Ces eondusion» sont sbsolinneot yraMB> p«ro« q«*efles sont )l»asées sur rme yv» «zaete de la natope enfantiase. C'est aller centre la Idî de son déreioppefaent qpae*deitraiiBli!vmev Féoofe en atelier on de n^ler Ifateiier' et f éeol«, pfmiëùé aussi p«« radonnel qne de transformer la saHe d*asil9 es école. Oa ne force pas la nature, efi^ mari^ de son pss^ et le» Irait» héinAs ne Talent pas mieox dans Féducation professionnelle que dans Téducation intellectuelle et morale, parce que, si Ton peut à la rigueur surmener le développement de l'intelligence, le corps réâste, et q«e tes lo» d» la; Tn# pè.76i<|im seoA fatsdtM* CMd ne TQut p» dire qo'il faille éie^r mna bavinèTO entre? Tatalier et Fécole ; Tatelier peut se placer à côté de Técele, oomme une annexe «Ml», maïs sprè» Fâg» scolaîr<e> profuemMii dk, et R)r9qiie f enfant a re^ F6dueaftion généredev à laqurife rien iie peut suppléer*. Encore cet atelier devra-t-il gavéw un certain earaetère d<e généralité, en exerçant les en£aote an maniemA&t des ootâs généraux nécessaires non» pas k un métier, niAis à tons les métiers manuels. L*enfbnt qui. les aura traveirsèfl n'en sortira ni* menvisier, ni serrurier, ni foi^ron, mais parfaitement «pt» à evnbrasser tel ou tel de ces métiersi. De rnséme, ks jeunee filles qui auront suifti les ceurs de coutiure d'une utiiiiié généra!» iostitoés^ prè9 de» éceles de Para, soie le nom de cerars de tin^de et éfiausseonblage», ne seront pa» des spédalieteft aacûmpfie», ttiais ellefs serent eapaèèes d&le de^wnôr en p«a de temps.
Teliee étairt donc les iKatièses de Fensei^fneiaMDi, «Une sovoiit enseignées- dans ut» certain ordre, dnne une cectaite sesine, avec des développeflsents plus ou sKmis éteadasy smveat la nature db» éeotes, suivant Tâge et l'état inteiketuel dea élôres.
apprentissage manuel. Une des idées de la théorie de rédocation première donnée anx enfants- dans les Kindvrgartens est évidemoienl de déveiop- )Mr en eer les taleat» eunueki, c'est-à-dire de lear apprendre de. bonne lienxe à se senîi de lew» mains^ Toutefois^ c*est là un point dont le maître d'éttole ne peut s'occuper qu'en vue de son enseignement régulier. Si les enfants prennent intérêt à une occupation manuelle, ils y deviendront adroits ; mais ce serait une erreur qtré de permettre à leur esprit d*êtpe aHisorbé par des tra^ux inférieurs, an détriiBflat d'occupations plus élevées. » [La science de VédgicaUont liv. I, eh. va, p. 124; voy. aussi p. 176.)
1. Telles sont aussi les conclusions d'un Rapport adressé au Préfet de la Seine par M. Corbon, au nom d'une Commission chargée d'étudier la question.
Les règlements indiquent aux maîtres ce qui est du ressort de leur école, selon qu^elle est élémentaire ou supérieure. Nom avons à étudier ici la répartition de renseignement dans m école élémentaire. Cette répartition suppose d'abord la elassift' cation des élèves, et la classification eUe-méme dépend arant tout du mode d'enseignement que Ton adopte.
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Les modes d'enseignement, qu'il ne faut pas confondre vu les méthodes, se ramènent, on le sait, à trois : le mode individuel, le mode mutuel, le mode simultané.
Le mode individuel consiste dans l'absence même de tout moyen d'ensemble : passer d'un élève à un autre, donoar 11 «eçon isolément et successivement à chacun, peut être ehoK excellente lorsqu'on n'a afifaire qu'avec trois ou quatre enfaotsi encore faut-il qu'ils soient assez bien doués pour n'avoir ptf besoin de l'excitation qui résulte de l'action comnaune de toiiv une classe et dont peu de caractères peuvent se passer, car flU* est dans la nature >. C'est chose impossible avec les enfants d'otf école primaire, parce qu'ils sont trop nombreux et qu'il faut 9fi sur eux par l'entraînement de la masse : l'action individuelle» qui semblerait pourtant devoir les atteindre à coup sûr, est s8DI efficacité, précisément parce qu'elle est isolée et ne suffît pi* pour remuer des esprits engourdis, que l'hérédité intellectaell* n'a pas préparés, que le milieu social n'a pas cultivés à ravanoei et auxquels l'enseignement simultané peut seul convenir.
Le mode simultané, qui consiste à instruire à la fois tooi <* groupe d'élèves, suppose que chaque individu faisant partie di groupe prêtera à la leçon autant d'attention et se Tappropiis'* aussi entièrement que si elle s'adressait à lui seul. Quelques* uns, sans doute, pourront se dérober; mais en général le ^ sera atteint, parce que l'attention de chacun est soutenue " encouragée par l'attention de tous; il se dégage des effoiv individuels et de l'effort commun une aorte de courant (fl non seulement circule dans la classe, mais réagit de la dasM sur le maître. Celui-ci, qui a besoin aussi bien que les élèfei v
l. Voy. !»• partie, ch. Ul, p. 142,