‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 136 sur 206 · L'ORGANISATION DE L^ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

L'ORGANISATION DE L^ENSEIGNEMENT

se sentir un pea entraîné, est facilement découragé lorsque, en présence d'un seul ou d'un petit nombre, il s'aperçoit qu*il n'est pas écouté ou pas compris; au contraire, lorsqu'il a devant lui tout lîn groupe et qu'il le suit du regard, il y trouve un stimulant et aussi un avertissement; les physionomies, les attitudes sont autant d'indices qui lui apprennent s'il intéresse ou s'il ennuie, s'il a pris un bon on un mauvais chemin, s'il doit poursuivre ou revenir sur ses pas*. Hais il faut pour cela que le nombre des élèves ne soit pas trop considérable, autrement il y aurait déperdition de forces. Voilà pourquoi le mode simultané ne fut pendant longtemps employé que dans les écoles des Frères de la doctrine chrétienne, parce que seules elles avaient plusieurs maîtres et plusieurs classes (trois au minimum), tandis que les écoles laïques n'avaient qu'un maître.

Comme remède à cet inconvénient se produisit un mode nou- Teau, connu d'abord sous le nom de méthode lancastrienne ^ et devenu célèbre sous celui d'enseignement mutuel. Quand Bell le définissait, non sans quelque ambition, mais avec une entière bonne foi, « la méthode au moyen de laquelle une école tout entière peut s'instruire elle-même sous la surveillance d'un seul maître, » il ne se doutait pas qu'il deviendrait presque a ne machine de guerre, tout au moins un signe de ralliement sous la Restauration >. Le parti libéral le favorisa comme un moyen de rétablir l'équilibre entre les écoles laïques à un seul maître et les écoles congréganistes à plusieurs maîtres.

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