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LES LEÇONS DE CHOSES

I* NatiM «I objet piopra des lefwis d* «hoMs ; éUas sont la première et la plat naturelle application de la méthode intuitive. Leur utilité. Elles lont nne préparation aux réalités de la vie pratique, une sorte dHaltiatioii à rédacatiob {irofeeskHinâle. BHee toiit, pam le preminr àftw un exercice de langage et d'intdiligeoûe ; ponr tous les Ages^ un apprentissage de la réflexion, de l'obser- Tation. Les leçons de choses à la salie d'asile, puis à Técole. Leur fmpoTtano» an point de vue de rédncation morale.

Il* IMEottUés de oet enseignement^ néoessité d'one préparation minutieuse et par écrit, du moins pour les maîtres débutants. Marche à suivre. Procédés (Tinventlon et dlnterrogatlon. Part du maître et part de l'élève dans cet exer- «iea. iBdieatioB d'une eécie 4b eajeU à traiter.

Le terme de leçons ée choses est yané dans Tusage, avec «ne signification assez mal définie. La piapart du temps, il est synonyme d'enseignement par Taspeet; renseignement pari'as^ pect est an des moyens aoxiliaires des leçons de choses, sans être absolument identique. Souront aussi, oo les confond avec c^ qn^on appelle un pen vaguement méthode intuitive. Certes, si Ton ne considérait qne le caractère général que Tinstruciioa primaire affecte de plus en plus de nos jours, on pourrait, sans trop d'exagération, prétendre que l'enseignement tout eniieff de Fécole est en leçons de choses, mais la pédagogie demande plus de précision. La vérité est que la leçon de choses peut se présenter presque à tout propos. Qu'à Toecasion d'une lecture, d'une récitation, d'une leçon d'histoire, le maître fournisse des élaircissements sur un fait, sur un personnage, parle d'une qualité ou d'un défaut, il fait incidemment une leçon de choscAi

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Une promenade dans les champs ou dans la ville voisme, la visite d'un atelier, d'une fabrique, d'un lieu historique : autant de leçons de choses. Une observation faite à un écolier pris en faute , un éloge à un écolier méritant : leçons de choses d'un antre genre et d'un précieux secours pour Féducation. Mais œ n*est pas ce sens général et vague que nous appliquerons à œ mot. Nous entendons par là un enseignement régulier, méthodique, ayant sqn cadre, son programme et son heure. Après un accès d'engouement, peut-être a-t-il déjà perdu de sa popularité auprès de certains maîtres, tandis qu'il n*a pas encore conquis Je droit de cité dans nombre d'écoles ; il n*j a pas bien longtemps que, dans tel département que je pourrais nommer, la leçon de choses était non pas lettre morte, ce qui supposerait qu'elle 7 avait eu vie, mais chose absolument inconnue, et j'imagine qw ce département n'était pas le seul. Nous sommes toujours trop portés à ne voir que les grands centres et à oublier ces petits villages perdus oti le progrés ne pénètre pas vite. C'est là sa^ tout qull faut porter la lumière.

Il est admis que l'école primaire, distribuant à la fois rimtruction et Féducation, doit préparer à la vie des enfants qui sont destinés à vivre du travail de leurs mains. Leur apprendre la lecture, l'écriture, le calcul, l'histoire et la géographie, le dessin ou la couture est assurément fort pratique, puisque c'est leur mettre en main les conditions d'un travail d'autant plus productif qu'il sera plus intelligent. Mais ce n'est pas leur enseigner tout ce qu'ils ont besoin de savoir : avec ce bagage seul, il leur arriverait de quitter Técole, trop ignorants des choses de la vie qui les attend de l'autre c6té de la porte. La vie ellemême se chargera de les instruire, dira-t-on. Oui, mais k plus da frais et moins complètement : préparons-les du moins à recevoir sans trop de surprise et avec profit les leçons de l'expérience. Les leçons de choses ont, entre autres résultats, celai de rapprocher Tenfant des réalités de la vie, réalités qu'il n'aperçoit pas lorsqu'elles l'entourent et dont il ne se doute même pas lorsqu'elles sont éloignées. C'est là une véritable initiation à l'apprentissage du métier qu'il embrassera plus tard ; c'est la part de l'éducation professionnelle dans l'éducation générale. Ainsi envisagé, l'enseignement des leçons de choses a ses ra- ■ eines daus Téducation des sens» son sommet dans les notions

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