CHAPITRE VI
I. Application de la méthode intaitiTe à renseignement de la ^ographie; leçons de lieux. Ordre à ralTre : la maison d*école, la oommone, le eniteB, Tarrondissement , le département. L'étnde da département suffit pour ii cours préparatoire. Dans le cours élémentaire, la France et TEarope ; da» le cours supérieur, réyision de la France, étude des cinq parties du mamdè. Géographie physique, géographie politique, géographie éeoaomlqae. Ba^ des globes et des cartes. Indications sur la manière de construire les oartei. — Programme des trois cours.
II. L'histoire doit être enseignée par récits oraux, les récits étant proportienaas k l'âge et à l'intelligence des enfants. Le lÎTre nent en aide à la n^moira Rédactions historiques. Caractère des récits dans le cours élémentaire et dim le cours supérieur. L'enseignement de l'histoire doit concourir à rédoattiiM morale de l'individu et à l'éducation patriotique du citoyen. Esprit dans lequel l'histoire nationale doit être enseignée ; impression qu'elle doit laisser dans itf cœurs*
Au temps où j'ailaifl à Técole, la géographie s'apprenait par les déâoitioofi : il y en avait trois ou quatre pages ; puis on arrivait aux parties du monde, c'est-à-dire à une longue tournération de noms plus ou moins bizarres et qui, pour être d«6 noms propres, étaient aussi peu intelligibles que des termes abstraits. On partait de Finconnu, on marchait dans rinconna, ^ Ton y restait. Je ne jurerais pas que ce système, commode pour le maître, s'il fait mourir Téiève d'ennui, n'ait pas conaenré quelques adhérents ; mais, il faut bien en prendre son parti, les dernières expositions universelles attestent qu'il s'en va disparaissant de partout. La méthode intuitive s'est emparée de Ten» geignement de la géographie, comme de tous les autres.
Les premières leçons de géographie sont de Téritables leçons de choses : les Américains les appellent des « leçons de lieux ». L'enfant apprend d'abord à s'orienter. On lui montre, au mo« ment où la classe du matin commence, l'endroit où le soleil s'est levé, et quand la classe du soir finit, l'endroit où il va se coucher. On l'habitue à distinguer les positions, devant, derrière, à droite, à gauche , en prenant pour point de départ la salie de classe. Qu'y a-i-il à côté de cette salle ? à côté de la maison d'école?... Gomment la maison d'école est-elle placée par rap^ port à l'église, à la fontaine publique, à la maison habitée par tel ou tel enfant?... Pom* le familiariser avec les termes techniques, on ne définit pas les choses, on les montre.- Si le territoire de la commune est arrosé par une rivière ou un fleuve,, accidenté par des montagnes ou des collines, la chose va de soi. Mais, au besoin, le moindre ruisseau, moins que cela, les petites rigoles que les enfants aiment tant à creuser dans le sable feront comprendre tm fleuve ; le plus petit tertre j une montagne ; une mare, — et dans quel village n'y en a-t-il pas? — un lac ; et ainsi de suite. Quand il n'est plus possible de montrer les choses en réalité, on les montre par le dessin et par le relief submersible.
On est ainsi conduit à l'usage du tableau. Le maître y trace le plan de la commune, en commençant par la maison d'école ; lorsque les élèves savent s'y reconnaître, il étend cette première carte en indiquant les directions qui mènent soit aux accidents géographiques, fleuves, collines, lacs, soit aux localités les plus voisines. Lorsque les élèves sont en état de montrer, sur le plan» le chemin qu'il faut suivre pour gagner Tun ou l'autre de ces points, on passe à la carte du canton dont on étudie la géographie physique, puis la géographie administrative, enfin la géographie agricole et industrielle. Les plus jeunes enfants sont capables de retenir que le juge de paix, dont ils entendent souvent parler autour d'eux, réside au chef-lieu de canton ; qu'on fabrique dans telle localité de la fonte, ou du drap, ou des cotonnades; qu'il y a un moulin à tel endroit; que la terre produit iei du blé , là de la vigne. La môme marche sera suivie pour TarrondisBement, pois pour le département tout entier, et cela sufQra pour le cours préparatoire.
Dans le cours élémentaire, on étudiera la France et l'Europe ;
4M vfsùAman
4Bxm le eovtn mspMem, «près mie révision de la Franee, le» partie» dtt i»9Dde «utre ^e rStorope. C'eit encore .une ap{>UcAtiâi éb la métlioée intuitive, puiffue l'on paît ^ omÉm et du plus pvoehfttn pour afler à l^conaa et an pkts 61oi|fné^ en «nseig^ant par les ckoses et non par les mots.
On ne eonsi^ pas «& pa^is qastûà on sait seaiisineiit qn*il mi traversé par tel eouifs d*eau ou par telle chaîne de monte^gâ^ fii'ii est peoplé de tant de mHlions d'balwtants, qu'il a teUe forme de gouveriiement ; il favft eoeore savoir ce qu'il produit, comment il nourrit sa population^ quel rang U o^cape dane le monde eommereiid et industriel, qnelèes relaiioBS il sou^liefit avec les pays environnants et avec le reste du glol>e. Ci'est à qaoi répondent les trois parties de la géographie : géographie physique, politique, éeonomiqoa. La géograpitûe économique a des rapports étroits avec les seienees n^j^trelles, avec les arts appliqués à Tinduetrie, avec ragricaljtiire ; ells confine à une science particulière que Ton cenimmiee à enseigner dans les écoles normales > Téconomie politiqiie. La géographie politique touche de trop près à l'hûsleire poor qu'il soit nécessaire d'insister sur son utilité. Quant k la géagraphie physique ; elle n'est pas sans lien avec quelques*unes des aeieoeea de la nature, comme la géologie et la physîqae da globe^
Dans toutes ses parties sans exeepikm» la géographie est l'une des sciences qui attendent le plus de la vue et de rinaagiiaiioP reproductive. Pour retenk* les noms des lieux et des paysi dat fleuves, des moiftagnes, des mers> il faut que, «t Jaa fttmmm^aai ^m en les entendant prononcer, nous en voyions amaîl:^ ansgir flmage, que nous les melUo«s k Uvat place dans la «OBÉréf k laquelle ils appartiennent , et eatte contrée eUe^aiéixie daoe le continent dont en« fait partie. C'est pour ootte raison q»e i'étada de la géographie ne peat ae passer de l'ausiliaire éas giahas •et des cartes.
Le glo3»e sera mis en mottvemeirt dès les débats ; le naaUtie le placera sous les yeux des enfanta et fera remarquer fitfmrâtfftt a division de la surface en deux ps^es : terres et eaux«
Les emtx, occupant un espace senaihlement trois fois plus <étendu que celui des terres, se répartissent en^deai: .gmâdea masses communiquant entre eâes par les ooéana des pôles t
P L'océan Atlantique;
LA GÉOGRAPHIE ET L'hISTOIKE 447
2" Le grand océan Pacifique et Yocéan Indien,
Les terres, entourées par les eaux, offrent à leur tour trois grandes étendues :
lo L'espace désigné par les mots ancien contînentj comprenaot : VEurope, YAÊUe, V Afrique;
2o Deux vastes étendues triangulaires réunies par un hl^kme : c'est le nouveau continent;
3» Une grande terre, V Australie, qui, avec les ttes nombienses qui se groupent autour d'elle^ est pins étendue que toate l'Europe : ce monde est YOcéanie.
Ayant envisagé le globe par un coup d'œil d'ensemble, on cherchera, parmi les terres, le point que Von habite. Si le globe dont on se sert a quelque peu d'étendue, Nancy, par exemple, y figurera; dans tous les cas, il est facile au maître de trouwr ce point. C'est de là qu'il poursuivra les études.
Ce point, ainsi trouvé, n'est pas arbitrairement représenté sur le globe ; il y a été rapporté à sa place mathématique, déterminée par la latitude et la longitude.
En examinant le globe géographique, nous remarquons que sa surface est divisée en deux parties parfaitement égales par une courbe complètement fermée, c'est Yéquateur :
Au nord et au sud sont d'autres lignes parallèles à Féquâteur, établies, selon l'échelle du globe, de dix en <fix <ra de vingt en vingt degrés.
De môme, la surface de ce globe est sillonnée de lignes, qui sont les méridiens et qui coupent les premières à angles droits, mais se réunissent toutes aux deux pôles. La rencontre ée «es deux lignes, au point en question, détermine mathématiqu^gaeat ce point, pourvu que l'on reconnaisse le système de lenr tracé, qui a été établi selon la division de la circonférance en degrés, minutes et secondes.
Ainsi, en divisant un méridien quelconque, de l'équateur au pôle, en quatre-vingt-dix parties égales, puis faisant passer par cliacun de ces points de division un cer^e parallèle k Féquateur, on obtient une série de cercles parallèles, de phis an plus petits selon leur proximité des pôles, mais égaleaieBi éiatanta à la surface du globe. Ces cercles, numérotés par degnfe, à partir de Yéquateur, servent à déterminer la latitude das lieux eu ils passent.
Pour le tracé des méridiens^ on en choisit on pour point de départ, on rappelle premier méridien, il porte le chiffre 0. La France a adopté celui de Paris, les Anglais celai de Greenwich; plusieurs peuples, et entre autres les Allemands, prennent encore celui de l'île de Fer, une des Canaries.
L'équateur, partagé en deux parties égales par ce premier méridien, est divisé en cent quatre-vingts parties égales dans chacune de ses moitiés. Par les points de division on fait passer un méridien. Ces nouveaux cercles marquent la longitude des lieux de leur passage, c'est-à-dire la distance au premier méridien. Ils sont numérotés, à Test et à Touest, à partir du méridien 0.
Bans la plupa,rt des cas, cette précédente division n'est pas assez approximative; alors, entre deux parallèles, on suppose d'autres cercles tracés de minute en minute ou de seconde es seconde. Au moyen de cette multiplicité de lignes, on ohtient une exactitude rigoureuse : deux parallèles distants d'une seconde présentent un écartement de 31 mètres environ.
Il convient de parler ici d'une autre manière de compter les méridiens et les parallèles, méthode adoptée par Tétat-major français pour les cartes du dépôt de la guerre : celle de la division de la circonférence de la terre en 400 grades méridiens et 200 grades parallèles, au lieu de 360 et 180 degrés.
Repoussée par les mathématiciens qui trouvent commode le système duodécinal^ comptant 1 pour 15 degrés, la méthode décimale offre l'avantage de calculs simples et rapides.
Il est du reste facile de transformer en grades un nombre de degrés^ ou en degrés un nombre de grades, connaissant ce rapport :
Un gT3ià6 =i 9/iO de degré on 54 minutes. Un degré = 10/9 de grade.
D'après ce système, on obtient 100 parallèles au lieu de 90 nord et sud, et la longitude est marquée par 200 grades est et ouest en tout#
Les cartes de l'état-major tendant à se vulgariser/ on a cru indispensable d!en indiquer le système de méridiens et de parallèles.
LA GI^OGKAPEliE ET L'HISTOIRE
Ces notions premières données, on peut aborder la flonstruc tion des cartes '. Supposons que nous ayons sons les yeux un globe géographique. Pour en reproduire une partie, il faut tout ipabord et néeessairement construire un canevas représentant 1& réseau imaginaire de jnéridiens et de parallèles qui enveloppe le globe, ou tout au moins la partie de ce réseau .qui couvre la région à relever. En dessinant dans chaque partie les accidents correspondant à la longitude et à la latitude, on obtiendra une carte exacte. Hais il se présente plusieurs procédés pour la construction de ce canevas, i" Procédé de Fiamsteed : Projeter chacun des cercles de la sphère sur le plan d'un méridien, alors les parallèles seront des lignes droites, et les méridiens des courbes elliptiques; ou bien considérer le dessin de ce canevas comme le développement d'un cyliudre dont le diamètre se> rait égal à celui de l'équateur : alors méridiens e* parallèles, se coupant à angles droits , sont parfaitement rectilignes et parallèles. Dans ce dernier cas, one erreur se produit oforcément.de plus en plus considérable à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, où elle est insignifiante. Le tracé de l'un et de l'autre de ces canevas est très-simple : D'abord une ligne droite horizontale, représentant l'équateur 0 E, Perpendicn- ~ laire à cette première droite, une ~ autre ligne N S, figurant le premier *• ~ méridien ; ces deux lignes donnent ~ l'orientation de la carte. Sur la ligne H S, à partir de sa rencontre avec 0 E, prendre, au moyen du compas, les distances oa, àc, ce, etc., égales à celles des cercles parallèle» de la sphère modèle, et tracer, par ces points de division, de» parallèles k ta ligne 0 E : ce sera ta moitié du travail. Il s'agit alors de tracer la projection des méridiens : marquer sur la
I. Sot c« sujet très epécial, j'ai itè benreoi de poDVoir faire appel m lainières du savant dojen de la Facaltè des lettres de Clermoat, H. Henri Cbotard, un des noms les plus autorisés dans l'enseignement bisloriiine et lèographiqae.
480 PÉDAGOGffi
ligne 0 E, à paiiir de sa reneontre avec N S, les divîsiom 0, 1, 1-2, ^3, k droite el k gaodie de N S, égales à la distance àm méridiens sur l'équatemr de la sph^e modela. Répéter le mâine travail à chàcvne des droites parallèles à Téquateur. Ces distances sont de plus en plus petites h nuesure qu'on s'écajrte de la ligne 0 E. Il n'y a plus alors qu'à raccorder par des ligo» légèrement arquées les points de divisioa des parallèles» %^ Pr& cédé de Mereator :
Ea considérant ekaqfoe point de la surface dn glolie eomna projeté à la surface d'un (^ikidre evconsmt 4'aii diwnèlit égal k celui de Téquateur» on n'a plut qu'à faire le dév^j]^ ment de la surface de ce cylindre.
Ayant, comme il est indiqué plus haut, marqué les divisioai des lignes N S, et 0 E^ il suffU de tracer ces parallèles i ces mêmes lignes par les points de division dont on yieittée parler,
Cette dernière méthode est employée par la Société de géographie de Paris et par le docteur allemand Petermann ds» ses Communication géographiques {Géogmphische Mittheihmga^
Mais, comme on ne reproduit ordinairemant qu'une part» de la surface du globe, on se borne à tracer les paralièàesd les méridiens qui traversent la région.
Au lieu de choisir pour point de départ Téquateur même «l le premier méridien, on prend pour ligne N S le méridien passant vers le milieu du pays qu'on se propose de è» siner, et pour ligne 0 E la latitude moyenne, en eonse^ vant à ces lignes le chiffre qu'elles portent sur le globe ; pu on construit un des deux canevas que nous avons repfésenM» tout à l'heure.
Comme application, prenons : !<> la carte de France ; te méridien de départ sera naturellement celui de Paris ^oe nos affectons du chiffre 0; la ligne 0 E pourra figuier le & parallèle; 2« la carte du département de Meurthe-et-Ilo«elte; le *»• parallèle le travawe, ainsi que le 4« de longitude, celaici vers le sud. Kmt œs premières lignes, il serait ftbéUft ée dresser Tan et l'aulre canevas et de dessiner les deiiK I tout entières,
Ces notions sur laconstroction des cartes seront surtout
-ans instituteur»; il est évident qu'elles ne doivent être données
LA GÉOGRAPHIE ET L'hISTOIRE 45i
aux enfants que d'une façon pratique, dans le cours élémentaire, surtout dans le cour» supérieur. Les maîtres ont besoin d'acquérir ponr cela «ae certaine baibilité : aucune leçon ne sera faite qu'au tableau et la craie à la main, car la §péogr»phie ne peut être utilement enseignée qu'autant que les élères appreadrofit, tous la direction et à Vexemple du mattre, à figurer des cartes au tableau, sur l'ardoise ou sur leurs cahiers; non pas de ces cartes soigneusement calquées , plus soigneiiMi»eut ornées et coloriées, qui occupent la main plus que l'esprit et qui appartieofieat pliitM au dessin qu'à la géographie, mais des tracés rapides, sûrs, exacts et à main levée^ da cotirs d'uo ÛeuYe, d'un bassin, d'un versant, d'une chatne de montagnes, [d'un littoral d'un départemant, d'une contrée tout entière.
Voiei, à titre d'ixklicaiion, un programme de l'enseignement de la géographie dans les trois cam»* :
Goxms nuÉPARATomE. — Idée sommaire da globe, par la Tae d'une sphère ; apprendre anx enfants à reconnaître le point occnpé par leur pays.
Premières notions sur Torientation ; explication des points cardinaux en partant de la salle de classe.
Description et plan de la commune, du canton ; description de Favrondissement, du département, en commençant par la géographie physique, pour arriver k la géographie administrative.
Expliquer ce que c'est qu'une commune, un canton, use sous^préfectore, une préfecture, un diocèse.
Quelles sont les différentes administrations qui fonetiomieiit dans ie département.
Indiquer les villes et les localités les plus importantes , les voies de communication, les productions agricoles, industrielles, les principales branches de commerce, les lieux et les personnages célébras da départe' ment.
Cours ÉLÉUENTAmE. — La France, Géographêe fhysif^». •** FFontières de terre et de mer; pertes territoriales de la France en 1871.
Configuration, dimensions, superficie de la France.
Les côtes : mers, golfes, détroits, eapi, îles, presqu'îles, prinipaax ports.
Chaînes de montagnes ; versants, bassins, fleuves, rivières, lacs, marais.
Climat. Principales productions.
Géographie administrative, — Ancienne division de la Franee en provinces ; diviâon aetu^le en départements; rapports existant catre ee» deux dirions.
1. Ce programme est celui que nous avions donné aux écoles du Jura dès 1869, et ensuite à celles du Boubs, de Meurthe-et-Moselle et du Puyde-Dôme.
Nombre des départements actuels, des arrondissements, des cantons, da communes.
Chefs-lieux des départements, yilles importantes.
Principales industries et cultures de la France.
Voies de communication : canaux, chemins de fer.
Population.
Principales colonies.
L'Europe, Géographie physique, — Configuration, dimensions, superficie, limites.
Les eMei : mers, golfes, détroits, lies, presqu'îles, caps.
Les montagnes : principales chaînes; Tolcans, plateaux. Indicatioojb sommets les plus élevés. Explication de ce qu'on entend par altitude, pis, neiges éternelles, glaciers, puys, cols^ avalanches, Tallées, elc
Les eaux. Ligne de partage des eaux ; Tersants.
Versant de la Caspienne et de la Méditerranée ; Tersant de TÂHantiiitt et de l'océan Glacial. — Principaux fleuves ; lacs, marais.
Géographie politique. — Etats du Nord, du Centre et du Sud, avec isfr cation de leurs capitales et Tilles principales, du chiffre de leur popfnlitioide la forme de leur gouyernement, de leur religion, de leurs prionipilB productions industrielles et agricoles.
Comis suFÉHiEUR 1. >- Reprendre d'une manière 'spéciale et déyeloniit la géographie de la France.
Configuration, étendue, côtes, montagnes, eaux.
Limites^ frontières de terre et de mer. Défenses naturelles, places fo'' tes, ports militaires.
Formation territoriale de l'ancien royaume de France. Langue et Bitionalité françaises.
Anciennes provinces et gouTcrnements. — Division en départements d districts en 1790. — Division administrative actuelle.
Comment s'administrent les communes, les arrondissements, les dèpitements. — Ministère de l'intérieur.
Organisation judiciaire : justices de paix, tribunaux de première instance. cours d'appel, cour de cassation. — Ministère de la justice.
Organisation ecclésiastique : paroisses, diocèses, évéchès et archevicb^ consistoires. — Ministère des cultes.
Organisation de l'instruction publique : enseignement libre; eoseigo^ ment public. — Écoles primaires. — Collèges. — Lycées. — Faculté." théologie, de droit, de médecine, des sciences, des lettres. — AcadénMj universitaires. — Sociétés savantes. — Institut de France. ^ Biblio**ques publiques. — Ministère de l'instruction publique.
Organisation militaire : armée. — Service militaire ; divisions réfieB** les. — Marine ; arrondissements maritimes. — Ministères de la gaerree> de la marine.
Organisation financière : contributions directes, indirectes. — 1^^^ teurs. -— Contrôleurs. — Receveurs des finances. — Trésoriers-pajf^ généraux. — Douanes. — Enregistrement et domaines. — Administrât»*
1. Ce prommme a été adopté en 1877 dans les écoles primaires *• déparlement du Nord.
èes forêts. * Banque de France et ses succursales. — Ministère des finances.
Organisation des postes ; servioe télégraphique. — • Ministère des postes et des télégraphes.
Service des travaux publics : Administration des ponts et chaussées, des mines. — Ingénieurs. — Agents-voyer».
Chemins de fer. — Canaux. — Ministère des travaux publics.
Agriculture : zones de cultures, régions agricoles. — Principales cultures de la France.
Industries. Principales industries : métallurgiques, chimiques, alimentaires, textiles. — Commerce. — Voies de communication :^ routes, canaux, chemins de fer, principaux centres de commerce en Frazfce. — Ministère de Tagricnlture et du commerce.
Rapports commerciaux avec les autres pays. — Colonies françaises. •— Population. — Cultes.
Let dnq parties du monde, -^ Révision rapide de l'Europe.
Asie, Afrique, Amérique, Océanie. Configuration, étendue, limites; grandeur relative. Mers, golfes, détroits, caps, presqu'îles, montagnes.
Bassins, fleuves, lacs.
Principales contrées qu'elles renferment ; capitales et villes importantes ; principaux ports de commerce; relations avec l'Europe et en particulier avec la France.
Population.
Les grands voyages de découvertes.
Géographie générale. — La terre ; sa forme, son double mouvement. Pôles, équateur, méridiens, parallèles, longitude, latitude, rose des vents, boussole.
Les continents, les océans, les marées, l'atmosphère, les climats.
L^ races humaines.
Il y a encore, dans plus d^une école, des « livres d'histoire » dont les chapitres portent tous pour titre le nom d'un roi, depuis Pharamond jusqu'à Louis-Philippe, et sont partagés en alinéas de moyenne longueur numérotés depuis 1 jusqu'à extinction de rois. La leçon d'histoire consiste à faire réciter deux ou trois de ces alinéas, et, quand on demande au maître ou aux élèves où ils en sont, ils répondent de concert et invariablement par le numéro de la dernière récitation. Résultat : ignorance absolue et, qui pis est, dégoût profond de l'histoire nationale.
Et pourtant qu'y a-t-il de plus attachant en soi que l'histoire^ que Mme de Sévigaé appelait up « voyage en d'autres siècles.
dont la diversité nous donne des lumières et des connu sances », et Montaigne un « commerce avec les grandes àmi des meillecffs siècles? » Que sera-oe donc ai ces <c grandes âne sont celles qui ont fait la grandeur de la France, et ces « «abi siècles » ceux où ont vécu nos pères? Même pour les iem\ enfants, des récits historiques sont pleins d'attrait, car ils satii font un besoin de leur imagination, mais il faut prendre !l peine de leur faire ces récits et de les bien faire : ils y frfl dront autant de goût qu'aux contes de fées ^ Avant de lei mettre un livre entre les mains, racontez vous-mêmes, &3e revivre les personnages, évoquez le souvenir des temps i parus ; appliquez à renseignement de l*br9toire de Rw» le précepte de Fénelon relatif à Tbistoire sainte. « A^ ▼os récits de tons vifs et familiers , disait-il ; faites parii? vos personnages : les enfants , qui ont rimagination ii^> croiront les voir et les entendre. Par exemple, raconte*'^ toire de Joseph ; faites parler ses frères comme des bnrtaïi' Jacob comme un père tendre et affligé ; que Joseph ^ lui-même ; qu'il prenne plaisir, étant maître de l'Egypte, * * i cacher à ses frères, à leur faire peor, et puis à se déeoirtB'' Cette représentation naïve, jointe au merveilleux de cette p"! toire, charmera un enfant *.... » On en peut dire autaA* plus forte raison, des grands faits et des grands pewonna^* l'histoire nationale. Parler à l'imagination, c^est déjà pari**"^ yeux; on leur parlera sans intermédiaire par les iabl^' images lithographies ou coloriés, qui sont comme la représ* tation vivante des faits. La géographie viendra en aide à i»^ toire, dans le même but : pas un nom de pays, de y'^^^^ fleuve, de bataille, de traité qu'on ne fasse chercher 90^ carte. Lorsqu'on racontera la marche d une armée, on la '* suivre également sur la «arte.
Les récits qui plaisent aux enfants, dans le monde ofi fiction, sont ceux qui mettent en jeu les passions les plDS n^Jj* relies à l'âme humaine, la pitié, la crainte, la colère, la J^^^' I plaisir du succès, la douleur de la défaite ; ceux qui représ , tent une lutte entre les forts et les faibles, ou entre les hoti^