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classification et à la oonnussaiice de leurs propriétés éMneiitaires. Le goût des herbiers, forme particailère de» eollectioiis qui plaisent généralement aax enfants, irouvera malîèro à se satisfaire. La zoologie est oae sdenee bien plus éte^diie et q^'\\ est malaiié d*aborder; tout ce qu'on poonait faire serait d'coseigner quelques notions sommures sur la fltnustnre du oorpi humain, ce qui lamèoerait le sijget à une question d'hy^gtène.
Dans les écoles primaires élémentaires, reaseignement àa sdences physiques et naturelles ne sera qu'oae contlûiistion des l^jons de choses et n'affectera qu'un caractère purement expérimental et pn^tique. Dans les écoles supérieures seules et dans les écoles normales, il pourra recevoir des déTelo^senaeots pias considérables. Partout, il sera facilité par des promenades et des excursions, et par la visite d'établissements indiistrieifi, sH y a possibilité.
L'enseignement de l'agriculture se rattache h celui des seieuces physiques et natui^lles.
L'école primaire n'a pas mission de former des cultivateurs, d l'on ne saurait songer à le lui demander; le résultat de ee qu'on appelle dans nos classes renseignement agricole doit étce de fortifier chez les enfants les habitudes et les goûts inhérents à cette profession, tout en ouvrant leur esprit à l'appréciatioD intelligente des améliorations qui peuvent la rendre plus prospère. A réoole, l'institutewr donnera à son enseignesMat une couleur agricole par le choix judicieux des dictées, des problèmes, des lectures. Il pourra :y fjoindre des leçons spéciales; mais c'est surtout l'hordeulture et l'arboriculture qui permettront à cet enseignement de prendre un caractère précis et pratique.
Un certain nombre d'écoles sont pourvues de jardins. Us sont en général petits, trop petits pour servir de champ d*^q»ériences proprement dit, mais on n*en tire pas tout le parti possible pour l'enseignement. Malgré leur peu de superficie, ils se prêteraient à l'établissement de petites pépinières, dans lesquelles les élèves apprendi^aient la taille, la greffe, ta boutures, etc., l'essai de plantes nouvelles, dont rkitroduetiou
l'enseignement scientifique 47 i
pourrait être utile à la localité. L'instituteur apprendrait ainsi à ses élèves comment un cultivateur intelligent peut utiliser un terrain pour la culture maraîchère, améliorer les espèces d'arbres et de fruits, et se créer une source de revenus en même temps qu'un objet de consommation pour autrui. Pour passer de la théorie, qui ne l'arrêtera que peu de temps, à des applications pratiques, il pourrait conduire ses élèves soit dans son propre jardin, soit dans la campagne environnante, et prendre texte de ses travaux ou de ceux des cultivateurs pour les initier à la quantité de connaissances utiles ; des promenades même accomplies dans ce but, tout en leur procurant un divertissement, contribueraient à leur instruction. Le maître y trouverait en outre roccàsîon de leur enseigner chemin faisant, sous forme de causerie, les premiers éléments d'histoire naturelle; il les engagerait à recueillir des plantes pour les classer et les réunir en herbier. Si enfin il leur donnait Thabitude de rédiger le compterendu de ces promenades agricoles, cet exercice aurait le double avantage de fixer leurs souvenirs et de leur apprendre à écrire d*UEie mamère claire et correcte.
A renseignement agricole se rattache par un lien naturel celui des idées protectrices à l'égard des animaux, dont les parents ne se préoccupent pas toujours suffisamment : « C'«st passe-temps aux mères, dit Montaigne, de voir un enfanf tordre le col à un poulet et s'ébattre à blesser un chien et un chat... Ce sont pourtant les vraies semences et racines de la cruauté. Elles se germent là et s'élèvent après gaillardement, et profitent à force entre les mains de Thabitude. » Les maîtres qui encouragont dans leurs écoles des sociétés entre écoliers pour la protection des nids d'oiseaux font une excellente chose «t domient un excellent exemple.