‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 170 sur 206 · l'e pai-lie, chap. 1, p. 94, et ck. ili, p. 154-15Si · texte numérisé non relu

l'e pai-lie, chap. 1, p. 94, et ck. ili, p. 154-15Si

rjaturellemeiit aui^i du dessin d'ornement,, et d'ailleurs des maîtres autonsés. le considèrent comme le point de départ nécessaire de tout enseignement artistique. Il y aurait bien quelque chose à dire : a'esi>ce pas déroger à la méthode intuitive que de commencer par la représentation de l'abstrait, tandis que les figures des choses et des êtres sont la représentation animée et réelle du concret ? y a t-il, dans la nature, des . circooférencea parfaites? y a-t-il même des triangles, des rectangles, des cônes, si ce n'est dans les combinaisons de forme des métaux, c'est-àrdire dans ce que la nature produit de plus inerte- et de moins vivant ? Ce que l'enfant dessine le plus volontiers ,. dans les essais d'un crayon qui ne doute de rien, ce ne sont pas des figures géométriques, mais ce qui vit ou tient de plus près à la vie, des bonshommes^ des animaux, des maisons, des arbres. Il semblerait donc qu'il fallût commencer par là et finir par le dessin linéaire ; en d'autres termes, ramener à des proportions savantes et justifier par une loi géométrique les formes et les figures tracées par le crayon ou le pinceau. C'est un des côtés par où la science pénètre dans l'art. « Chacun, disait Michel- Ange, s'occupe, sans le savoir, à dessiner ce bas monde, celui-ci en inventant de nouvelles figures pour les habillements et les costumes, celui-là en cherchant la forme des motniiments et des halHtatioQS. Le laboureur dessine, larsqu'il traee suc ta terre ses aiUims; le jardidiier dessine, loisqu'il dlispose ses platesbandes ; le marui, lorsqu'il conduit scn nawe sor les mers; l'homme d'Eglise, lorsqu'il ocdoone les céfémonies da culte, la pompe des fumécailles. Quoi de j)lus utile que le dessin dans les combats ? Il sert à fabriquer les machines et les instniments de guevre^ à donnée une forme eonrenable aux armes; à tracer le plan et à déterminer les proportions des ckâteaux-forts, des bastions, des remparts, des fossés, des mines et des contremines, des retran<À«ni«its, des easemates, des redoutes, des terrasses^ des demi-lnnes, des embrasures et des eréneaux. Le dessin est encore nécessaire pour jeter des ponte, eenfectionner des éthelles, asseoir on camp, fotmer des baitaillefe et des escadrons; il Test emiQce pmir 1» rariété àe» armes, la distinction* des bannières^ » Cela revient à dire que soas-les apparences les plus variées et les plus libres, sous la grâce et l'élégance comme sous les conceptions les plus violentes et les plus hardies,, se

cache une géométrie secrète qui impose ses règles et ses mcsarc . L'enseignement du dessin commence donc à l'école par oi il vaudrait peut-être mieux qu'il finit, s'il y était donné d'une manière complète ; mais le dessin d'imitation, qu'il serait inpossible d'enseigner aujourd'hui partout, sera toujours moiff nécessaire, au point de vue pratique^ que le dessin linéaire ri d'ornement. L'élève est familiarisé avec celui-ci par les pn^ miers exercices de la salle d'asile et de la classe enfantine; î acquiert insensiblement la sûreté du coup d'œil et YhMé manuelle. Les premières leçons porteront sur le tracé de droites et des courbes, puis sur la mesure des angles et le différents polygones. On passera à une série d*études sur les surfaces planes, différemment teintées, ce qui conduira an premiers essais d'ornementation. Viendront ensuite les solide géométriques, et par suite les notions élémentaires delapffspective et des ombres. Enfin, comme applications pratiques, m fera dessiner des instruments aratoires et de jardinage, ^ machines, des modèles de menuiserie et d'architecture déorative i.

L'instruction civique a pour objet de faire connaître et v0 leur pays aux enfants de nos écoles. L'enseignement de l'histoix les y prépare, et même à un certain point celui de la g^p" phie administrative. Cependant il y a une différence eolit l'instruction civique et l'instruction purement historique. L'io^ truction civique s'attache surtout aux institutions et aux iù<s^ nationales ; il est en effet indispensable d'avoir des notions en^ sur l'impôt, sur le service militaire, sur le fonctionnement de )< justice, etc. Autrement, on serait comme étranger dans ^ propre patrie. Mais l'instituteur irait contre le but même de 1< loi si, par un sentiment exagéré du progrès présent, il se Iv^ sait entraîner à un esprit de dénigrement à l'égard du pa^ Nous ne pouvons mieux faire que de laisser parler celui <]>> ' fintre tous autorité pour dire aux maîtres ce que doit être et enseignement nouveau, c'est-à-dire le ministre de Tinstractio' publique lui-même. Or voici quel a été son langage * :

1. Le programme de renseignement du dessin dans les écoles primii^ a été fixé par arrêté ministériel (janvier 1881).

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