‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 191 sur 206 · CHAPITRE VIL — L'ABSTBACTIOlf et la OBNiRAUSATIOa · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL — L'ABSTBACTIOlf et la OBNiRAUSATIOa

I. L'esprit forme lui-même les idées abstraites. Elles ^Bffêreot des idées ooneritai en ce qu'elles n'ont pas d'objet réellement existant. L'abstraction consiste i détacher nne qualité d'un objet poor la considérer isolément. Elle fooetioioB d'abord spontanéoient : les sens sont des instruments d'abstraction. Elle devient ensuite un instrument scientîfiqoe et nne condition de la science '''

IL L'idée générale est une idée abstraite, appliquée à on nombre plus oa moi* grand d'objets ; mais tonte idée abstraite n'est pas nne idée générale. B ï * des degrés dans la généndité, d'où les deox caractères de foute idée géo^sl*' l'extension et la compréhension. Exemples. Gomment se forme ITdée géndro^ Sans la généralisation, il n'y aurait pas de science possible '**

m. Rapports du langage avec l'abstraction et la généralisation : il est néees* saire pour aider à former les idées abstraites et générales et ensuite poor M fixer ; mais il ne les crée pas. L'homme ne pense pas parce qn'il pe^^* i parle parce qu'il pense. Dangers de l'abstraction et de la généralisation, iorsie* ces facnltés ne sont pas bien dirigées ^

IV. L'intelligence enfantine est capable d'abstraire, mais dans nne mesure trèi restreinte : dilflcnlté pour les enfants de saisir les idées abstraites. CeRo qu'ils comprennent n'entrent dans lenr esprit que par leur rapport aveo °^ idées concrètes rappelées par la mémoire et l'imagination. Les données de » psychologie expérimentale à ce point de vue sont confirmées par Thistoire de> I Unguee. La généralisation paraît offrir aax enfants mmns de âitBeoJt^ ^ l'abetraetioB ; en réaHté, les idées générales qu'ils saisissent ne sont q"**' idées colleelives, par conséquent ayant nn rapport aisé à établir avea des n^ lités ooneiêles. •' ^

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