‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 196 sur 206 · CHAPITRE XII. — La devoir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. — La devoir

I. La consdenoe morale nous fournit l'idée du bien et nous permet de taire Is distinction dn bien et du mal, du juste et de l'injuste. Le bien mora diffère de l'utile et de l'agréable; il n'est autre chose que l'honnête et le juste. Oe ildée du bien procèdent celles de l'obligation ou du devoir, de la responsabiliU, d mérite et dn démérite. La récompense et la punition. Véritable caractère de U punition : c'est une expiation, nécessaire pour purifier l'âme et la guérir. Ls satisfaction intérieure et le remords. Liaison logique de tous ces faits. La eoa* acience morale est la raison elle-même, nous donnant la loi morale on loi M devoir • . , , , , . . , , • S7f

II. Premières Ineara du fientiment moral ches l'enfanl. Mobiles auxquels obéit le petit enfant dans l'«cereice de sa volonté naissante. Quelle idée il se fait da. l»en et du mal : o'est ce qui est permis ou défendu par ses parenU. Valeur relative des différents mobiles. Nécessité de faire intervenir la sensibilité, de l'intéresser à l'œuvre de l'éducation morale. La meilleure manière de faire pratiquer le bien, o'est de le faire aimer. La vertu s'inspire encore plus qu'elle ne s'enseigne. L'idée du devoir, d'abord enveloppée dans celle de l'iutérèt et du plaisir personnel, s'en dégage peu à peu dans l'esprit de l'enfant. CoDclusions à tirer de ce qui précède : Nécessité d'étudier de près le caractère des enfants, pour savoir quel mobile aura le plus de prise sur eux; nécessité de respecter l'enfance, c'est-à-dire de ne pas fausser la conscience enfantine par le mauvais exemple. Responsabilité des parents et des maîtres : les défauts des enfants sont souvent le reflet des défauts des uns et des autres 2S6-

IIL Application des principes généraux de la loi morale aux circonstances particulières de la vie. Division des devoirs. Devoirs de Thomme envers lui-même, oa morale individuelle. Que nous avons des devoirs envers nous-mêmes. Ils concernent le corps (conservation de la santé et de la vie) et l'Ame (développement des facultés, éducation). C'est une erreur de croire qu'en se nuisant à soi-même on ne nuit qu'à soi seul; on nuit également à autrui, en raison de la solidarité qui unit tous les membres de la famille humaine. 295

IV. Devoirs de l'homme envers ses semblables, ou morale sociale. Devoirs généraux : devoirs de justice, devoirs de fraternité. La justice consiste à respecter le droit. La liberté dépenser, la liberté de conscience. La fraternité, autrement dit la charité, la bienfaisance, consiste à faire du bien à nos semblables, à les aider. Ces deux ordres de devoûrs se supposent et se complètent mutuellement La vie scolaire est de nature à donner aux enfants, par la pratique et l'expérience quotidienne, un premier enseignement à cet égard 3Q0

V. Devoirs particuliers relatifs à la vie de famille. La famille est la plus ancienne et la plus naturelle des sociétés. Rôle du père et de la mère dans la famille et dans l'œuvre de l'éducation des enfants. Pourquoi les femmes conviennenmieux que les hommes à la première éducation de l'enfance. Devoirs réciproques des parents et des enfants , 304

VI. La société civile et politique, ou l'Etat. La loi, le gouvernement. L'idée de nationalité et de patrie. Il n'y a qu'une' patrie; celle des consciences est la même que celle du sang. Devoirs et droits réciproques de l'Etat et des citoyens. Le véritable souverain est la loi. Du droit de punir. Principes du droit international on droit des gens. Sans entrer dans un enseignement doctrinal, l'école peut et doit entretenir ches les jeunes générations l'esprit pational. 310

VIL Morale religieuse ou devoirs de l'homme envers Dieu. Obéir à la loi morale, c'est obéir à Dieu. La notion de la Providence complète la série des no* tioBS morales; elle est inséparable de l'idée de l'immortalité de l'àme 313

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