‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 26 sur 206 · Circulaire da 31 octobre · texte numérisé non relu

Circulaire da 31 octobre

cette ;)eiisée était étrangère au législateur de i854î Non^ sasos doute ; c'est que nous ne croyions pas avoir besoin, à cette date^ d*entretenir par l'admiration cette flamme généreuse dans 1» cœur de nos enfants.

D'autres instructions sont venues ultérieurement compléter celles que nous venons de citer, les unes concernant l'enseignement agricole et les idées protectrices, d'autres la gymnastique, les cours d'adultes, d'autres enfin plus spécialement relatives à l'instruction des filles, trop négligée. La loi de 1850 avait trèsimparfaitement comblé la lacune que présente à cet égard celle de 1833. « Si l'instruction primaire, écrivait le ministre en 1854^ peut être considérée comme un puissant instrument de civilisation, assurément c'est lorsqu'elle s'applique à cette portion de la société qui ne fait pas les lois, mais, ce qui est peut-étrfr plus, qui crée les mœurs. »

Ce principe, posé mais non suivi d'effets, ce sera le titre d'honneur de M. Duruy de l'avoir fait entrer dans Tordre de» réalisations pratiques, et, s'il reste encore à faire quelque chose^ son nom n'en sera pas moins méritoirement associé à laioi du 10 avril 1867. Je ne puis me dispenser de rappeler l'instruction adressée aux recteurs ^ et dans laquelle était émise pour la pre* inière fois l'idée des classes de persévérance, non pas unique^ ment, mais très-particulièrement, pour les jeunes fHles : « Il est malheureusement entré dans les mœurs du pays que l'école primaire soit abandonnée par ses élèves dès qu'ils ont fait leur première communion, c'est-à-dire vers leur douzième année,, tandis qu'ils ne la quittent, dans les pays protestants, qu'entre quinze et seize ans, époque de leur grand acte religieux, la conr firmation. Il est bien à souhaiter qu'on puisse reprendre au profit de l'école, sinon pour tous les enfants, au moins pour un certain nombre d'entre eux, moins pressés de gagner un mince pécule, ces trois ou quatre années où les forces physiques ont encore besoin d'être ménagées, et dans lesquelles l'esprit serait muni de connaissances qui ne courriûent plus de risque d'être oubliées, comme il arrive trop souvent pour celles de l'école primaire. L'enseignement religieux a le catéchisme de persévérance, qui ne laisse pas s'égarer et se perdre les fruits de» prt»

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