PREMIÈRE PARTIE
OHAHTRfi PREMIER
DM»41é«WDf« Mm tovt» docinoe ^da^ogriqat : ll&14ai6nt Tariable^ empranié à la forme aociale contemporailie ; ^élément invariable, oa connahssance de la' ttatnre homaine. Nècestité pour tMrt é^cHt«Hr de eonMfMre la ftattire fatmaine non sealement dans l'homme, mtàê éam l'eftlRBi^ Ékide da corps d^abord,
. ensuite <6t«de de l'âme.
I. Idée sommaire du corps )iûmahi; ses or^nes et ses ftMetiotfs. Rapports Mlstait «ntue I^dMiatieB fiiysiqfue et l'hygièiie. A (|ml {>oiQt 4e vae l'éducatioa da eorps intéresse rédocation en général.
n. ïlègime hygiénique. Le local. Le vêtement. Les aMmeuts. Pfévistob des ms> itauliM, rtgnas «énérmK aaxqveh eti r«sMivait féial fébciie; préesoliens à pven* dre par l'instituteur et rinstitotrice en cas de maladies coatagieuses. Prinoi' paies maladies de ee genre poavant stlaqner les enfants.
m. ^ins pré^bUis ^aépauic. La pr<ipreté| le» lotioaa et «MntlooB; iet bslns fiAts physi^es ei taotwa. de la prqpr^té.
ly. Le moavement. Les récréations, les f&nx, lenr importance. Les exercices liygiéniques.
V. La gydiiawtiq«a« Ses aivaatagss^ ses règles» son 'bot^ Sen utilité morale. La ^mnastique dans 4ee éeoles de filles ; elle n*eàt pas moins nécessaire aux filles qn^anx garço&s. Résume sor Tèdocation phytriqtA «t les mva&t«ieefe Aé l'hygièns.
Tootsjstème ratioimel d'éducation reflète la forme sociale da temi» où il s'est élaboré. C'est là un élément nécessaire imposé par la logique des chose», mais variable et mobile : s'il était la seul, il n'y aurait pas de science de rôducation, car il n'y a pas de science « de ce qui passe »| selon la parole profonde d'Arislote ; la science a'e«t possible qii*k la condition d'une base assurée. Gatte Iwse est ici la nature humaine, qui dans son fond et Bon essence ne participe pas k la mobilité des choses extérieures.
80 l^ÉBAGOGIE
C'est par Fétude et la connaissance de la nature humaine, de la nature de l'enfant en particulier, que la pédagogie est une science, une branche de la philosophie morale, ayant son domaine, son objet, sa légitimité ; quand elle passe de la théorie à l'application, elle devient un art. L'art d'enseigner ne s'improvise pas, ne se devine pas, il s'apprend. Il y faut sans doute la vocation; mais la vocation veut être éclairée, fortifiée, fécondée. L'artd'enseigner n'est pas non plus tout l'art de l'éducation; on n'a pas tout fait quand on a appris à un enfant, je ne dis pas la lecture, l'écriture et le calcul, mais les sciences et les lettres ; il reste une chose à lui apprendre : à agir, à se conduire, à vivre.
La tâche n*est pas légère, et l'erreur y est de conséquence. Si Ton se trompe, ce sont des âmes humaines qui porteront la peine de la méprise. Gomment développer à propos tel ou tel sentiment, si Ton n'en a pas étudié l'origine, la tendance, la force? Gomment faire pénétrer la vérité dans l'intelligence, si l'on n*a découvert les naturelles avenues qui en facilitent Taccès? Gomment s'emparer des volontés, les diriger, les tourner au bien, si l'on ne sait ce que c'est que la volonté, la personnalité, l'exercice spontané de la liberté morale ?
Que l'on connaisse les facultés de l'âme chez l'adulte, cela n'est pas assez : rien n'est fait, tant qu'on ne les a pas surprises en quelque sorte au berceau. Existent-elles déjà chez Tenfant ? A quel degré? Peut-on les cultiver? Dans quelle mesure et par quels moyens?
Est-ce là tout? L'être humain n'est pas uniquement une âme; il est une âme unie à un corps; la vie morale et la vie intellecr tuelle supposent la vie physique, à tout âge; dans l'enfance, l'éducation du corps ne peut à aucun prix se séparer de l'éducation de l'esprit et de celle du caractère. Est-il permis d'ignorer ce que c'est que la machine humaine ? Est-ce au hasard qu'on peut la faire mouvoir, exiger un travail des muscles ou un effort du cerveau? La grande école spiritualiste du xvii^ siècle l'entendait bien ainsi : Descartes, physiologiste et médecin, avait composé un Traité de l'homme; Malebranche, Fénelon tiennent grand compte de l'état du cerveau et des organes; quant à Bossuot, le premier mot de sa philosophie est que, « pour bien connaître l'homme, il faut savoir qu'il est composé de deux parties, qui sont l'âme et le corps n, et il consacre tout un chapitre à la description de l'homme physique.