‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 31 sur 206 · LE CORPS · texte numérisé non relu

LE CORPS

tant qu'il est possible la lumière et le soleil, d'y renouveler Tair, de le maintenir dans un état constant de propreté.

n en est de même pour les conditions hygiéniques relatives à la personne de Tenfant. L'instituteur n'est pas chargé de nourrir ni de vêtir les élèves qu'on lui confie, mais il peut donner à cet égard des avertissements et des conseils. H faut, en tous cas, qu'il connaisse bien l'hygiène relative à ces deux points.

Le vêtement devrait toujours être assez ample pour ne pas gêner les mouvements, assez chaud pour préserver du froid ou du refroidissement, assez solide pour n'avoir rien à redouter du jeu et de l'exercice, ce qui n'est pas au pouvoir de l'instituteur ou de l'institutrice ; ce qu'ils peuvent et ce qu'ils doivent obtenir, c'est que le vêtement soit sans déchirures et sans taches de boue.

Fénelon ^ n'a pas dédaigné d'entrer au sujet du régime alimentaire dans des détails circonstanciés : « Ce qui est plus utile dans les premières années dé l'enfance, c'est de ménager la santé de l'enfant, de tâcher de lui faire un sang doux, parle choix des aliments et par un régime de vie simple ; c'est de régler ses repas en sorte qu'il mange toujours à peu près aux mêmes heures ; qu'il mange assez souvent à proportion de son besoin; qu'U ne mange point hors de son repas, parce que c'est surcharger l'estomac pendant que la digestion n'est pas finie; qu'il ne mange rien de haut goût, qui l'excite à manger au delà de son besoin et qui le dégoûte des aliments plus convenables à sa santé ; qu'enfin on ne lui serve pas trop de choses différaites, car la variété des viandes qui viennent l'une après l'autre soutient l'appétit après que le vrai besoin de manger est fini. » Locke^ défendait la viande, les épices, le vin, avant l'âge de trois on quatre ans.

Les parents ont souvent le tort inconscient, mais très grave, d'habituer leurs enfants, les garçons, aux excès de table dans certaines circonstances. Il y a des régions où les petits garçon» assistent aux interminables repas des jours de réjouissance, suivent leurs pères au café ou au cabaret, boivent avec eux : le

i. De VéducaUon de$ fUle»^ ch. 111, p. 8.

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