LES SENTIMENTS
h Différence entre la «ensation et le sentiment. Degrés dens le lentiment. Sensi' bilité morale; sensibilité intelle'otaelle.
n. Sentiments norauz, se résument dans la sympathie : en qaoi elle eontiste. Afleetions de la lamiUe. L'amitié. Le patriotisme. L'humanité. Les mauTais sentiments.
ItL La sensibilité morale ohes les enfants. Sympathie ' animale ; sympathiec hnmaibe. Amitiés entre enfants. Influence dn sentiment de sociabilité sur l'édacaiion en commun. L'éloge, le blâme. Aimer les enfants pour en être aimé. Lareconnaissance, la bonté, la pitié.
lY. MauTais sentiments à combattre chez les enfants : le défaut de sensibilité, la colère, la méchanceté, la jalousie, l'envie. La honte. La crainte. La timidité. La haine. La moquerie.
^. Sensibilité intellect^lle. L'amour du Trai ; la curiosité ; faoilités pour Tins» traction. L'amour du beau. Le beau dans les arts, dans la nature. Le beau moral. L'amour du bien moral ou du juste. «- Le sentiment religieux ; en qoei il consiste.
VI. Influence dn plaisir et de la douleur dans l'éducation. Utilité morale du jeu, da délassement : dans quelle mesure, et de quelle nature. — Résumé.
Le nourrisson crie quand il a faim : il souifre; il crie quand on le laisse seul, il a peur : autre souffrance de nature différente. U est heureux quand il est rassasié; U Test quand unvisage ami loi fait fête : deux espèces de jouissances qui ne se ressemblent pas. Bajart mourant, et reprochant au connétable de Bourbon sa trahison, ne souffrait pas plus de sa blessure c[ue celui-ci de la conscience de son crime. Il y a sans doute des joies aussi vives que celle d'Archimède après la découverte de son fameux théorème, ou que celle de saint Vincent de • Paul après la fondation de Thospice des Enfants-Trouvés ; il n'y
en a pas de plus profondes.
Ces peines et ces plaisirs, et tous ceux de même nature (les exemples en seraient infinis) ne sont pas des sensations, ils n'affectent pas le corps, ils n*ont leur siège dans aucun organe unatériel : ce sont les peines et les plaisirs de Tesprit et du cœur >; 31s se rapportent à la vie intellectuelle et morale et embrassent Tâme tout entière. On leur donne le nom de sentiments; lorsque les sentiments sont portés à la pla& haute puissance, ils devien- • fient des passions : Livingston^ allant au prix de fatigues inouïes, au prix même de sa vie, explorer des régions inconnues, n'a pas seulement le désir de coanai4ire naturel àThomme, il a la passion de la science; saint Louis, baisant la main d'un pauvre lépreux devant lequel tout le monde se détourne, n'obéit pas seulement k ce sentiment de pit% qu^excite Ta vue des misères ha" OMioes, il a la passiao d« la eharité. Scipioa l'Afrkain, attani motirir loin de Rome et dicttot Thistriptimi qvâ doit lêtre Ipr^v^B sur son tombeau *, exprime l'amertume de sou ressentiment contre d'ingrats concitoyens ; Ckmolan, passant chei les Volsques pour se venger de sa patrie, porte le ressenliiuent jusqu'à la pasisioB,
Les sentiments, avec leurs degrés, leurs nuances, leurs ramifications infidûa^ désirs, tendances, inctinatioiis, aff>ectk)ns, passions, sont presque innombrables; néanmoins tous agissent de l'une ou l'autre de ces deux manières : ou ils nods entraînent vers un objet, ou ils nous en détournent. D'antre part, toiit sentiment suppose un objet; en d'autres termes, pour aimer ou détester quelqu'un ou quelque chose, il faut penser à quelque chose ou à quelqu'un. Selon la nature de leur objet, les sentiments se classent encore en deux groupes. Ceux qui résultent àe la vie de relation, des rapports qaotîdiéns des ht)nrmes «ntre eux et môme avec les êtres inrérieurs, sont spécialement
!. DIB même qoe rasage de "Hmltê les Imignes «tsodè V\4U 4» lar fénêe é IHdèe de tète, 81 assecie Vidée d«f éiaotiviis teasiblef à eoUi fk ^emm. Le siège des smlimats et dta passions est r^eUement daos le cerveau.; mais, le cerveau réagissant par les nerfs sur le mouvement du sang, le cœur reçoit une sorte de commotion, en vertu de laquelle te sang circule plus ou moins vite ; de ]k la reugeur M la plleuf da viMite. Ainsi te i^mt jnslifiè' par la phyii«logie, dans une eertAmt mesura* k jnfenflit porlé par le. sens comtnua et consacre par le lang<i^. Cette ftTJ^ifjUnp, «Bt due à Claude Bernard (La science expérimentale),