‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 53 sur 206 · Fénelon, Ouvrage cité, ch. V, p · texte numérisé non relu

Fénelon, Ouvrage cité, ch. V, p

LES saaamsaxTs 143

caresses de sa mèra,s'il e&t regarcbé par e\h sôvèremeat, sovffro, parce qvC'û yoit uq visage atlcisté aa lieu d'un Ytsagd riaot et qu'il préfère c^ui-ci k celui-là; il saaffre aussi, et là est rutlUté morale de aa souffrance, parce qu'il se^rette cas caresses qpii lui sont ref usées^ L'écolier qui tient à la bonne opinion 4e Mm maître et qui a mérité une réprknande est puni, parce qu'il sent qu'il a perdu un bien qui lui était cher. Et, si la répiÂmande a été publique, sa punition a'aggrave de ce fait que ses condisciples peuvent avoir de lui moins bonne opinion. AJlssi parents et maîtres doivent-ils apporter les plus délicats ménagêp ments dans remploi de ces moyens d'éducation.

La plus sûre manière de développer chez l'enfant las sentiments affectueux et bienveillants^ c'est de Taimer et de lui en fournir la preuve; « l'arnitié le mènera presque k toutes. les choses qu'on voudra de l^i ; on a un lien assuré pour l'amener au bien, pourvu qu'on sache s'en servir ^ » Il a besoin, pour Tivre, d'une atmosphère de gaieté, de tendresse^ de coofiaoca i

Toat en lai dit : Vivez I Âim«z-moi, je vous aime

Si Ton froisse chez lui les tendances sympathiques, s'il peut se croire, à tort ou à raison, peu aimé, injustement traité^ tout son être proteste, son cœur se ferme, et une fois fermé ne s'ouvre plus. Fénelon a un mot bien profond sur ce sujet : « Les enfants apprennent souvent de leurs parents mêmes à n'aimer rien ^ ; » ajoutons : ils rapprennent aussi de leurs maîtres.

Il y a toutefois un autre écueil à éviter. Il faut savoir aimer les enfants sans les rendre égoïstes, présomptueux, volontaires ; les enfants gâtés s'aperçoivent bien vite de leur caprice. Maître Paul (deux ans et huit mois), trop bruyant à table, est menacé par son père d'être emmené hors de la salle à manger : « Mais si tu me renvoies, dit- il, tu ne me verras plus... » Ce qu'il fallait voir, c'était le regard et le sourire. Passe encore à cet âge ; ihads combien de grands garçons spéculent avec succès sur un ' semblable raisonnement I

Les enfants n'ont pas Toccasion de mettre en pratique l'amour

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