Ouvrage cité, ch. v, p
les PÉ0AOOGIB
les éducations diffieiles sont traversées, ou négligées, ou mal réglées dans leurs commencements » ^
Mais quelque diverses que puissent être les prédispositions originelles et les circonstances qui plus tard influent sur Tattention, le caractère général de cette faculté chez les enfants est d*étre courte et mobile. Il ne saurait en être autrement. Est-elle spontanée, l'attraction exercée par un objet est distraite par celle qu'exerce un objet nouveau; est-elle volontaire, elle devient presque aussitôt pénible. Le cerveau de Tenfant a une sensibilité d'autant plus vive qu'elle est plus neuve ; d'autre part la substance cérébrale non encore formée, est en perpétuel travail de développement organique K L'enfant ne peut donc oiMr qu'une force de réaction presque nulle à l'effort qu'exige l'attention, effort si considérable, que la lassitude du cerveau, dit Bossuet ', « épuise le reste du corps. » Nous en savons tous quelque chose. A qui n'est-il pas arrivé de constater, en soi-même la paresse de l'attention, la difficulté, parfois l'impossibilité de poursuivre ou de reprendre, à un moment donné, un travail intellectuel? 11 y a telle heure de la journée où l'énergie cérébrale est à son minimum, où, par suite, la puissance d'application de l'esprit est en pleine décroissance. Que sera-ce des enfants, chez qui la force de résistance n'est alimentée ni par le complet, développement du système musculaire, ni par l'habitude acquise d'un travail reconnu nécessaire, ni par l'exercice régulier d'une volonté disciplinée? Que sera-ce particulièrement des jeunes filles, dont la constitution est plus délicate, le système nerveux plus impressionnable, la sensibilité plus excitable, et chez qui le progrès de Tàge lui-même exige des ménagements spéciaux ? Suppléant à l'énergie musculaire par l'excitation nerveuse, par l'ardeur de i'amour-propre, par le désir de réussir, elles pourront s'imposer les mêmes efforts que les garçons, mais elles