‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 62 sur 206 · Ouvrage cUé, ch. u · texte numérisé non relu

Ouvrage cUé, ch. u

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en payeront la faiîgae plus chèrement, quelquefois au prix de leur santé ^

U est donc extrêmement important de ne pas excéder la mesure en tenant l'attention des élèves trop longtemps stir un même objet. Au delà de cinq à six minutes pour les plus jeunes, de trente à quarante-cinq pour les plus grands, Telfort intellectuel est épuisé. La capacité d'attention Tarie arec la durée de la classe, la saison, Theure du jour, la distance qui sépare le travail du repas K Ainsi il est admis dans les règlements scolaires que la durée de chaque classe ne dépassera pas trois heures; encore ces trois heures seront-elles coupées par un temps de repos qui doit être plus ou moins long, suivant Yêige» Il est reconnu que Thiver est une saison plus favorable à Tétude que Tété; la classe du matin, que la classe du soir; la première heure de chaque classe , que la dernière. Il ne dépend pas de rinstituteur de réserver pour Fhiver les questions les plus laborieuses de son programme d'enseignement, mais il peut régler de telle sorte l'emploi du temps quotidien qu'il donne à la classe du matin les leçons les plus difficiles, et place au début de chaque classe les exercices qui exigent le plus de fraîcheur d'attention; que deux exercices de même nature soient séparés par un exercice diffèrent, par exemple qu'entre la récitation des leçons et le calcul oral intervienne la rédaction d'un devoir; qu'en résumé et d'une manière générale, la même faculté ne soit pas tenue en haleine trop longtemps de suite; et qu'il y ait alternance dans les différents modes d'activité. Lorsqu'il y a alternance, il y a par cela même rémission; en d'autres termes, le repos consiste à faire autre chose que ce que l'on faisait précédemment, plutôt qu'à ne rien faire du tout. M. Bain a traité ce sujet avec beaucoup de soin, et nous lui emprunterons une partie des observations qui vont suivre.

1. Dans son instructif Rapport sur VinstrucHon primaire à VExposUUm univergelU de Philadelphie (Imprimerie nationale, 1878, p. 133 et suiv.), M. BniBBon signale la détérioration de la santé des femmes aux États-Unis et par snite l'appauvrissement dont semble menacée la race américaine, fait qui ii^^ parait pas sans relation avec un système excessif d'instruction pour les ieunes filles. — Les femmes ne sont pas des hommes, il faut toijjours en revenir k cette vérité peu nouvelle.-

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