‹ Pédagogie à l'usage de l'enseignement primaireChapitre 63 sur 206 · Fonssa^ives, De rédwation physique, p. 17C · texte numérisé non relu

Fonssa^ives, De rédwation physique, p. 17C

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L'exemiee pbysînpie ea nmcuiiitre, ^aad il altemfr ai^ee la

travail intellectuel sédentaire, est un mode de rémissioa icoomr pagné d'une dépense de fdree in^pénsable peiur vétablir Iféqnilibre des fonctions physiques. H y a eu afflux d'un exoès dasan^ an cerveau; Texercice dés> mnsde» détouirn& ecé «ABcèa. L'oxjdatîon des tissus a été ral^tie; TnEercioe! éts B»iUMiettest.la>rao}seB le plus direct de Faecrottre. Ce résalai est obtaau pas la j^ii ou par quelque travail gjranastiqvs'. « La substituiîotii dm jea k Tétude offre (e* double av>airta^e ée Texerciee» dea miwclas et <f une réaction agréa^l-e. Ramplaeer 1100 occopatioa siiaple* ment lïiborîefise par uoe autre qinaron aime, c'est jouir réellement de la vie. Passer de la contrainte à. la liliertéy de Tobscalité à la lumière, dto )a monoluiiie à la. 'muriété, de la privation à Tabondanee, c'est passer de ta souffiranee aift pktiair. Ce ckaor gement, quf est la récompense effective da travail,, est aussi la condition du renovreffement des fâcoiAés poni les reack» profsee à supporter èe mravelt^ fatigues; Biais des. obaecvalians exacte» nous ont appris qaer ces deun: effets> salutaises cessent de se produire lorsque vient la fatigue^ et foe Fexerciae trap^ prolongé^ au lieu de reposer l'brganisine^^iiB feit fue Tépuisar davantage. »

S'agit-il de deux exercices d'ordre inteUeetnal, ii est clair que, par une raison analogue> il ne faut jamais; que lia premier ait été prolongé au point de produire un épuisemeat général : au premier symptdme sérieux de fatigue ckes les enfants Les phia intelligents et les plus attentifs:, c^'est-â-direv en général, daasiaa limites de durée que nous indiquions plus- haut, Mb le fera, cesser, mais pour le faire suivre d'un* autre, choisi de telle sorte que la différence entre les deux suffiso pour reposer l'esprit. Or, bien des genres de cbangeoKnt ne sont aa fond, qu'une simple rémission de l'effort intelleetiiel. Qaand on passe d'ua travail sérieux et difflcile à un travail facile, le plaisir qae cause le changement est dû non à la nature du nouveau travaU, mais bien au sotdagement que cause la cessation du premier. Quand en veut diminuer l'intensité de l'attention, il vaut quelquefois mieux lui donner pendant quelque temps im travail facile que de la laisser absolument oisive.

Donnons un exemple qui fasse comprendre le genre de changement qui peut avoir lieu sans que l'on cesse d'étudier, de sorte qu'en soulageant l'attention on ne la laisse cependant pas

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îuAciive. L'étude fg^éeente en g^oArêl deux ylmsesidigUpctea» cette d'oliseiTmtioii «t eelke d'eis6ciitkm. S'il ë'ai^ d'exeveiees de YTve ▼oiz, BOUS écootoBS d'abcHnd ei ao«$ lépétous «naiiiie; pour les ez«rcices maBoels, nous jagandoiiB le oiodèie, pois aous le repioduisoB». Of le yr«i Mcrob, réoânoimie des farces iuteilectueUeSy est de savoûr |Mne|KUiieiuiQr eao^xeiiiidileneBt le durée de ces deux |iheaes. Si Ton prolonge tnqp la tensiou à'espni qu'exige rebderraiioa, aeus perdons i'édMrgie néeessaire foulai A Botre tour, et en outre notre «spnt reçeÂt pins^'il ne peut «Jksorber. iD^pa autns e^té, rebservatien doit ducer assez pour ipie BOUS sqjrons selur^ de l'impression qu'elle est destinée à donner, et il fanl que la quantité reçue mérite réeUement la peine d!étre ceprodiûte. Le maître «ourt le risque d'exagérer Tun ou rentre de ees actes : il peut en donner trop à la fois, ce qui est la faute la plus ordinaire, ou encore il peut ne donner que de petites portions inâgnifiantes, qui ne suffisent pas pour réveiller Ténergie intellectuelle des élèves. Qoead une fois une eombinaôson difOdie a éiô effectoée, le pins fort est fajd, mais tout n'est pas fait^ il reste 4 répéter et à pratiquer ce 4;pii vient d'ôtre trouvé» pour le rendre facile et le retenir. La iAehe est relativement aisée et n'exige |Ms ia même dé^pense de forces que les premières luUes. Une lois qu'on en est là, l'instruction peut progresser assez vite, car évidemment il j a soulagement poutr l'élève qui passe d'un sujet lentièrement nouveau, et «uqpiel sen inteUigenee n'est pas hahituéeiy à des exercices 4é^ jkratiqués, qu'il lui suffit de continuer pour les graver plus prefioadémeat dans son esprit; il y a soulagement aussi, quand il passe, dans lé même exercice, de la fiéciode où. il éeoute .à eelle où il agit| e'est-^à-dire de la tlkéorie à la pratique.

Teile est la aatuie de l'attentien, tel est son r6)e. Son importance n'ast pas leîreooscrite «ax intérMs de l'instruction, mais ette embrasas «eeux de l'éducation tout entière. Nos aetes aont toiÔau» le xeùei de nos idées, et notre ooaduite le résultat de notra ûaraetène. U est tmp évideirt que nous nous sesseatims iaote Mire w des halMtudesd'espik ettde conduite coaAraetées «dès A'enffiaaoe. Ce petit garçon fait des fautes dans tous aes calculs : il est trop étourdi. Ne se trompera-t-il pas ailleurs que sur son cahier et maniera-t>il les francs et les x^ntimes avec plus

dd soin que les chiffires? Bossuet S grondant le Dauphin, son élève, des fanies qn'il commettait dans ses devoirs d'écolier, lui disait : « Nous regardons plus haut quand nous sommes si fâché, car nous ne blâmons pas tant la faute elle-même que le défaut d'attention qui en est la cause. Ce défaut d'attention vous fait maintenant confondre Tordre des paroles; mais, si nous laissons vieillir et fortifier cette mauvaise habitude, quand vous viendrez à manier non plus les paroles, mais les choses ipèmes, vous en troublerez tout Tordre. Vous parlez maintenant contre les lois de la grammaire, alors vous mépriserez les préceptes de la raison. Maintenant vous placez mal les paroles, alors vous placerezmal les choses. Enfin vous ferez tout sans ordre, si vous ne vous accoutumez dès votre enfance à tenir votre esprit attentif, à régler ses mouvements vagues et incertains, et à penser sérieasèment en vous-même à ce que vous avez à faire. »

Rien de plus vrai. L*écolier inattentif, dissipé, paresseux, outre qu'il restera ignorant, sera neuf fois sur dix un ouvrier inexact, peu laborieux ; Técolière inappliquée a toutes les chances de devenir une apprentie malhabile, une ménagère inexpérimentée, une mère incapable, une femme frivole; heureuse encore si la légèreté du caractère, passant dans la conduite, ne Tentralne pas à des erreurs qui sont parfois d'irréparables fautes I Le moindre mal est de la rendre incapable d'occupations sérieuses et de goûts sérieux. « Quand une fille est venue jusqu'à un certain âge sans s'appliquer aux choses solides, dit Fénelon, elle n'en peut avoir ni le goût njL l'estime; tout ce qui est sérieux lui parait triste, tout ce qui demande une attention suivie la fatigue ; la pente aux plaisirs qui est forte pendant la jeunesse, l'exemple des personnes du même âge qui sont plongées dans l'amusement, tout sert à lui faire craindre une vie réglée et laborieuse... Elle ne s'accoutumera point à un travail saivi... A quoi donc s'occupera-i-elle ? A rien d'utile. Cette inapplication se tourne même en habitude incurable. Cependant voilà un grand vide, qu'on ne peut espérer de remplir de choses solides; il faut donc que les frivoles prennent la place... Les filles mal instruites et inappliquées ont une imagination toujours etrante... Celles qui ont de Tesprit se passionnent

1. Lettre au DaupMn, en tète des CEuvres philosophiques de Bossaet.

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pour des romans, pour des comédies, pour des récits d'ayentares chimériques, où Famour profane est mêlé. Elles se rendent Fesprit visionnaire... Une pauvre fille, pleine du tendre et du merveilleux qui Font charmée dans ses lectures, est étonnée de ne trouver point dans le monde de vrais personnages qui ressemblent à ces héros... Quel dégoût pour elle de descendre jusqu'au plus bas détail du ménage! Celles qui n'ont point assez d'ouverture d'espiit pour ces curiosités en ont d'autres qui leur sont proportionnées : elles veulent ardemment savoir ce qui se dît, ce qui se fait, une chanson, une nouvelle, une intrigue; elles veulent qu'on leur dise tout, et elles veulent aussi tout dire; elles sont vaines, et la vanité fait parier beaucoup; elles sont légères, et la légèreté empêche les réflexions qui feraient souvent garder le silence. »

Aussi l'attention est peut-être, de toutes les opérations de Tintelligence, celle qui fait le mieux ressoriir les rapports qui existent entre les trois formes de l'éducation, physique, intellectnelle et morale, et, par suite, l'unité de la nature humaine.

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