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en sont empêchés par la distance, le manque de moyens, et d'antres, il fant le dire avec regret, par négligence, par pue thie, 11 y a duns certaines paroisses voi sines de Québec des instituteurs qui n'us sistent jamais, et qui cependant pour.
raient le faire avec la plus grande facilité,
À ceux-là, je ne crains pas de dire: Vous!
êtes des routiniers, et vous privez volontairement vos élèves et vous-mêmes, d'une foule de connaissances que vous iriez puiser sans trouble, au milieu de vos
confrères. Car rien n’est plus propre à faire aimer son état, à ranimer le courage,
à stimuler le zèle que ces réunions de famille où chacun y met du sien, en faisaut part aux autres du fruit de son travuil et de son expérience,
Voilà en quelques mots, MM. une exquisse rapide des principaux obstacles que rencontre l'enseignement uniforme, et j'ajouterai encore lexiguité des maisons d'école, le manque de matériel et, duns certains endroits, l'ingérance prétenutieuse de commissaires 1llettrès,
Voyons maintenant qu'est ce que lon entend par uniformité dans l'enseigne.
ment ot quels sont les moyens de lobte.
niv.
Beaucoup de personnes ont qu'elle consistait dans le choix des livres classiques, etont cru que le seul moyen de régler la question était de n’autoriser qu'uu seul livre pour l'enseignement de chaque branche d'instruction, C'est ce qui a inspiré l'article neuf de lamendement à nos lois d'éducation, passé à Ja
pensé
dernière session de la léwislature locale,
Quant à moi, je trouve ce moyen bien secondaire, bien peu efficace; car le livre, malgré son après tout, qu'un instriment, qu'un outil dout toute l'importance dépend de l'habileté de celui qui lemploie, et les bons maitres, quels que soient les livres dontils se servent, réussiront toujours,
utilité jucontestable, n'est |
tandis que les médiocretés, avec les meilieurs livres du monde, ne parviendront Jjumais à sortir de la routine,
Il ue faut pas s'exagérer son rôle et croire avec un trop grand nombre encore que c'est le livre qui enseigne, et que des élèves ne sauraient être présentés con.
venublement à un examen, on devant l'inspecteur, sans pouvoir réciter de mé noire une paitie du texte qu'ils ont entre les mains, Au contraire, on doit bien se pénétrer de cet axtôme pédagogique très en vogue aujourd'hui, savoir; qu'il faut que le professeur professe, c'est à dire que ‘e maître doil communiquer directement les choses à ses élèves, les leur app'endre de vive voix. Mais comme le vocubulaire de ceuxe ci est fort restreint, que les mots, les tournures de phrases leur manquent pour
dire convenablement ce qu'ils ont appris de Ja bouche du professeur, le livre de texte vient comme auxiliaire, comme aide-mémoire, Voilà le véritable role du hvre ; en user autrement, c'est une
alors
erreur et une erreur fort regrettable
Jun pédagogiste distingué à dii,il n'y a pas longtemps: Pour oblenir des sucrès el enseigner d'une manière ralionnelle, il ne | faut metllre entre le maître et l'élève, n° livre, jui ardoise, ni cahier. Ne prenons pas toute fois ces paroles à la lettre, car elles ne veulent pas dire qu'il fautexclure le livre lde la classe, mais qu'on doit s'en servir avec intelligence et discernement,
Puisque, comme nous venons de le voir, | l'uniformité de l'enseisnement ne consiste pas dans Le choix plus où moins heureux | de tel ou tel livre, il faut donc la chercher ailleurs, remouter plus haut, Oui, mes.
sienrs, l'expérience de lous les temps est à pour attester qu'on ne saurait la trouver que dans l'application rigoureuse des principes fondamentaux de la véritable pédagogie, telle que Pont comprise les grands maîtres, Coménins, Pestalozzi, le père Girard et autres. De cette manière,
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nous serons certains, de marcher dans la bonne route et de ne pas confondre je but avec les moyens, comme on le fait encore dans un grand nombre de nos écoles, Mais quels sont donc ces grands principes qui doivent nons guider dans la marche progressive que nous désirons suivre ?
Des recherches scrupuleuses et une étude attentive des bons auteurs peuvent seules nous éclairer sur ce point, nous convaincre qu'il n'y a rien de nouvenn sous le soleil, et que les écrivains d'aujourd'hui ne prêchent pas une doctrine nouvelle, mais qu'ils ne font que formuler en d’autres termes des préceptes posés par leurs devanciers; que tout l'édifice pédagogique repose sur un grand prin-
cire philosophique émis par St, Thomas: | lt le d'£mile. imite gieuse et morale d’'Æ£mile, (#) au contraire,
Nihil est in intellectu quod pris non fuerit ên SEnsu,
C’est là Ja base, le fondement de toute culture intellectuelle.
En effet, prenons par ordre de date les hommes les plus illustres, les plus distingués qui ont écrit sur la pédagogie.
On trouve d’abord Coménius qui vipuit au dix-septième siècle, Voici la marche qu'il conseille pour lenseignement primaire :
“ Dans l'école maternelle, dit-il, on exercera surtout le sens, la perception, afin « que l'enfant aguière des notions claires des objets; on cultivera le sens intérieur, l'imagination et la mémoire. L'enfant doit aussi apprendre à reproduire ses pensées et ses sentiments à l’aide de la main, de la langue, de l'écriture, du dessin, et du chant. Dans la gymnastique, on pénètrera plus avant dans la connaissance des choses au moyen du jugement et de l'intelligence.”
Prenons ensuite l'immortel Pestolozzi, (*) dont toute la vie a été employée à la
(*) Pourquoi ne me serait-il pas permis de dire
recherche d’une méthode rationnelle appuyée sur lu psychologie,
Après plusieurs années de recherches opiniâtres, d'un travail assidu, il parvint à poser, sous forme d'aphorismes pédagogiques, des préceptes absolument conformes à Ja grande maxime de St, Thomas que je viens de citer: Rien n'arrive à l'intellect qui n'ait passé par les sens. Cependant, si, au heu de s'inspirer de l’Zmile de Jean-Jacques, \e grand rélormateur füt parti de ce joint, il aurait atteint son bat de réforme beaucoup plus tôt et se serait épargné bien des peines et des dé.
ceptions,
Il ne faut pas croire, néanmoins que Pestalozzi partageñt les idées extravae gantes du philosophe de Genève sur la manière de procéder à linstruction reli-
il était trop bon pédagogue et trop ami de l'humanité pour ne pas comprendre tout le danger qu'il y aurait de laisser les enfants dans une complète iudiffrence religieuse ; mais son esprit investigateur avait saisi toute la portée de la thèse philosophique que Rousseau applique à l'éducation, et l'avait prise comme base de
| son système,
Cette thèse consiste à laisser l'enfant se développer lui-même d’après les lois conformes à la nature, tout en l’aidant dans l’occasion,
Toute la méthode pestalozzienne repose sur l'intuition, c’est à dire sur le développement de l'intelligence par le moyen d'objets sensibles que la nature lui fournit. Le grand éducateur d'Iverdon ne
l'immortel Pestalozzi, quand l'Education, un des Journaux les plus catholiques, et le plus chaud défenseur des ChersFrères reproduit nn article où il est qua: lifié de: Grand instituteur. d'illustre maître, et où ilest dit : que ‘ l’idée de conserver pour la postérité les souvenirs de Pestalozzi est due à la Commission de l'Exposition scoluire Suisse, et qu'on doit lui en être reconnaissant,
(*) Comme on le voit, je suis loin de proposer Jean-Jucques comme modèle aux instituteurs canadiens, F
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s'ocsupait guère, lui, du choix des livres ; s’il en a écrit plusieurs, c'était pour faire connaître sa méthode et engager ses confrère à la suivre, Quant à lui, il ensvignait oralement, le premier objet qui lui tombait sous la main fesait le sujet d'une excellente leçon,
Mais comme tous les hommes qui ont à cœur de fare prévoloir une idée, Pestalozzi tombait souvent dans l’exagération, Par exemple, il voyait dans les!
mathématiques le fond de tonte instruction, et prétendait se servir de cette | science comme la forme la plus heureuse | et la plus sure pour développer et diri.
ger l'esprit de l'enfance,
Le père Girard, dit Villemain, qui estimait les inovations et le zèle créeteur de Pestalozzi, lui faisait cependant un jour quelques observations sur le principe dominant de sa méthode. “ Je veux, répondit Pestalozzi dans son ardeur d’exactitude, que mes enfants ne croient rien que ce qui pourra leur être démontré
comine deux et deux font quatre.”
“ En ce cas, répondit doucement le vrai philosophe, si j'avais trente fils, je ne vous en confierais pas un; car il vous serait impossible de Ini démontrer, comme deux et deux font quitre, que je suis son père, et qu'il doit m'aimer.”
Pestalozzi, qui avait emprunté à Rousseau, et appliquait heureusement quelques vues utiles sur l'éducation physique de l'enfance, mais qui comprenait anssi toute la force du principe moral, ne discuta pas longtemps, et convint qu'il fallait admettre à l’egal des réalités mathématiques, les vérités prouvées par la conscience et sensibles au cœur.
Examinons maintenant la doctrine du père Girard, comtemporain de Pestalozzi,
Appelé tour à tour à occuper l’humble charge d’instituteur primaire et celle de professeur de philosophie, l'illustre moine sut toujours, dans un poste comme dans
l'autre, se distinguer et attirer sur lui les regards des personnages de l'Europe les plus hant placés. On venait de très loin pour le voir à l’œuvre et toujours, l’on s'en retournait émerveillé de l'efficacité de son système, qui consistait à rattacher toutes les branches à l’enseignement de la langue maternelle et à la culture du cœur,
Laissons parler l'historien pédagogique Paroz : “ Dans les écoles du père Girard, ditil, l'enseignement ne fat pas seulement soumis au principe de la progression for.
mulé par Pestalozzi; il y reçut encore une direction pratique et morale, Les problèmes d’Arithmétique familiarisaient les élèves avec les transactions de la vie, avec les questions d'économie domesti-
iques; l’histoire donnait des leçons de |morale ;
la géographie étendait le senti-
|ment de la charité à la grande famille
numaine, et faisait comprendre les bien.
faits du christianisme; l'histoire naturelle était, avant tout une démonstration vivante de la sagesse et de la toute puissance du Créateur; la langue comme expression universelle de nos pensées et de nos sentiments, devait être l'instrument d'une culture générale et harmonique de toutes les facultés, et le moyen le plus eflicace pour faire pénétrer dans l'âme de l'enfant des pensées bonnes et utiles, des sentiments et des principes de moralité et de religion.
Pestalozzi, dit le même auteur, déve.
loppait les facultés d’après les lois de la nature, sans donner une grande importance aux objets au moyen desquels il les exerçait. Les mille accidents de couleur et de forme de la tapisserie de sa chambre d'école, les combinaisons infinies des nombres abstraits et Les propriétés des figures géométriques, étaient pour lui des moyens excellents de culture intellectuelle. Le père Girard lui; voulut, tout en exerçant l'intelligence, la meu-
bler de connaissances utiles et capables d'imprimer aux pensées, aux sentiments et à la volonté de l'enfant une bonne direction, De là ces paroles qui servent d'épigraphe à son cours édneatif et qui résument toute sa pensée pédagogique :
Les mots pour les pensées, les pensées pour
de cœur et la vie, * Chaque mot dans l'en. |
seignement, doit être compris et chaque pos doit être appropriée aux divers >esoin de Ja vie, ”
Dans l'introduction à son cours éducatif dont je viens de parler, ouvrage qui are. |
rité le prix AMonthyon et qui a attiré à son auteur les plus grands éloges devant l'A.
cadémie française par M, Villemain, le cé.
lèbre cordelier développe sa doctrine d'une maniere claire et lucide, Chaque pa.
‘ [l ragraphe,chaque phrase y exprime une ma.
xime pédagogique de la plus haute portée,
Je détacherai quelques fragments de cet ouvrage pour montrer que les pré.
tendues idées nouvelles hautement proclanées aujourd'hui en Europe, dans les congrès scolaires, les conférences pédagogiques et les journanx d'éducation, ont été formulées par le père Girard il y a quatre-vingts ans, |
Après avoir expliqué comment l'enfant se développe naturellement auprès de sa mère et comment celle-ci Jui a appris à parler, il xjoute :
“J£n tout cela la gramma're et ses rè.
gles n'ont été pour rien, La parole et la peusée se sont réciproquement reproduites, et ce sont Fimitation et l'usage qu ont fait la grande merveille, tant il est Vrai, que nous apprenons pas plus à parler par les règles de la grammaire
que nous apprenons à marcher par les!
lois de Péquilibre,” “ La grammaire est l'art de parler et d'é
crire correctement; Cest ainsi qu'on la.
définit, Pour remplir cette tâche elle devrait être avant tout l'art de penser, puisque la parole est l'expression de la
pensée et que si @'Ée.ci est incorrecte, Il suit de!
Fi que la grammaire devrait être aussi Ja
l'expression le sera de même,
logique de lenfance; et pourtant elle ne l'est pas du tout, soccupe guère de parler puisqu'elle ne fait pas parler les élèves”
“Faites servir l’enseignement de Ja langue maternelle à la cuiture des jeunes esprits et celle-ci à l’ennoblissement de son cœur.”
ILest vrai qu'elle ne!
ês
Il serait trop long, Messieurs, de conti.
nuer les citations, qu'il me suffise de dire que l'admirable livre dont je viens de parler est un véritable chef-d'œuvre de science pédagogique ! l'éntuilion, l'invention, la gymnastique intellectuelle, V'impor. tance d'une grammaire d'idées et celle de former le cœur de l'enfant en développant cheZ lui le sentiment moral et religieux, eten la rendant sensible à toutes les aspirations nobles et générenses ; enfin tout ce qui constitue un enseignes ment basé sur la psychologie s'y trouve consigné ; de sorte que comine je le disais tout à l'heure,il n'y a rien de nouveau sous le soleil, Les écrivains d'anjoure | d'hui qui préchent la nécessité d'opérer des réformes, l'inportance d'améliorer les méthodes, de s'adresser à l'intelligence plutôt qu'à la mémoire, ne font que res.
susciter la doctrine du père Girard, avec cette différence, que le savant éducateur de Fiibourg avait pénetré plus avant qu'ils ne l'ont fait dans le domaine de l'intelligence,
Si le temps me le permettait, Je poure [rais encore parler de Fénelon, Rollin, | Montaigue, Fræbel, Jacotot et autres, | pour montrer que tous ces hommes de génie se sont accordés quant au fond, sur a question de lenseignement, c'est à dire qu'ils adimettent'tons, du moins par l’ensemble de leurs écrits, que léduca.
tion consiste à développer avec équiibre les facultés physiques et intellectuelles de l'être humain ; et stquelques uns diftè.
[rent sur ies moyens,sur ie Biode d'action, [tous sont d'accord sur le but à atteindre, | parce qu'ils pattent du même principe :
la nécessité de développer les facultés de |l'âmne, | Je viens d'indiquer quels sont les prine
|cipaux ob:tacles que rencontre lPuntforinité de lenselgnement et de faire voir ce que lén doit entendre par ée mot; il jme reste à parler des moyens à preudre pour arriver & Un resuilal pratique,
Le premnivr serait selon moi, une boune organisation pédagogique, chose qui manque encore en Ce Pays ; et cette organisation devrait etre l'œuvre de per.
|sonnes compétentes, de personnes qui | connaitraient non-seulement la théorie de l'enseignement, muis la pratique jusque dans ses plns petits détails, Cependant un tel projet serait difficiie à réuhser dans l'état actuel des choses. Tout le fardeau
MT Se
en retomberait sur les épaules de M, le Surintendant, attendu qu'il n'a duns son département que bien peu d'hommes initiés à la science de l'enseignement, Loin de moi, MM, la pensée de vouloir critiquer en quoi que ce soit les employés du département de l'instrnetion publique qui sont tous des hommes de la plus
rande respectabilité, des fonctionnaires irréprochables; mais j'aimerais à voir dans ce département un peu plus d'instituteurs, Ce n’est pas ainsi que les choses se passent en Europe, En France, par exemple, tous les fonctionnaires du minis.
tère de l'instruction publique sont choisis parmi les membres du corps enseignant, et le ministre va nous dire pourquoi ?
À la réunion annuelle des sociétés savantes, tenue à Paris,le 2 avril dernier, il y a eu des conférences pédagogiques où Jules Ferry a prononcé un long dis cours sur l'enseignement, Voici ce qu'il dit de ses collaborateurs :
“ Messieurs, ditil, qu'est-ce que vant un ministre de l'instruction publique: ?
—Ce que valent ceux qui l'entourent,”
Apres avoir, un peu plus loin, félicité les instituteurs de leur zèle, de leur bonne volonté, et exprimé l'espoir de les voir continuer à appliquer les bonnes métho-!
des, il ajoute
“Je n'en veux pour preuve que la direction actuelle de la pédagogie, que les méthodes nouvelles qui ont pris tant!
de développement, qui tendent à se ré:
pandre et à triompher. Ces méthodes qui consistent, non plus à dicter comme un arrêt la règle à l'enfant, mais à la lui! faire trouver ; quise proposent avant tout d'exciter et d'éveiller la spontanéité de l'enfant, pour en surveiller, en diriger Le développement normal, au lien de l'em-!
prisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n'entend rien, au lieu de!
l'entermer dans des formules dont il ne retire que de l'ennui, et qui n'aboutissent | qu'à jeter dans ces petites têtes des idées!
agu s et pesantes, et comme une sorte de crépuscule intellectuel ; ces méthodes qui sont celles de Froebel et de Pesta.
Jozzi, elles que vous appliquez tous les jours, Mesdames et Messieurs, ne sont praticabies qu'à une condition: à savoir que le professeur, entrera en communication intime et constante avec l'élève.
Les leçons de choses, est-ce que l’on peut
eee me
pas une sympathie profonde et l'amour vrai de l'enfant ? On pouvait se passer de ces sentiments, de ce perpétuel don de soiméêéme avec les manuels et les vieilles méthodes! Mais pour appliquer ces méthodes nouvelles, ces méthodes excitatrices de la pensée, pour donner de vraies leçons de choses, intelligentes, lructueuses ; 11 faut y dépenser son intelligoncs, y mettre tout son cœur, mon:
trer l'homaine enfin, au lieu de la férule; et quand l'homme apparait, voilà l'éducateur,”
“ Aussi, Messieurs, ce que nous vons demandons à tous, c'est de nous faire des hommes, avant de nous faire des grammairiens ! Développez donc de préférence chez vos élèves la culture générale ; assurément, c'est là, dès aujourd’hui, la tendance dominante; oui, vous avez compris qu'il faut dans les programmes réduire ln part des matières qui y tiennent une part excessive; vous avez Con:
pris qu'aux anciens procédés, qui consoimment tant de temps en vain, à la vieille méthode g'amimaticale, à la dictée, à l'abus de la dictée, il faut sub:tituer un enseignement plus large, plus vivaut et plus substantiel.”
Cette citations prouve trois choses :
1 Que ceux qui entourent le ministre soit des pédagogistes distingnés, puisqu'ils savent Ini faire dire des choses si pratiques et si vraies : car après quelques mois d'office; il aurait été impossible à un homme qui ne s’est occupé toute sa vie que de politique, et qui s'est pultôt appliqué à préparer le trop fameux article 7, et à chercher des prétextes pour persécuter les corporations religieuses, qu'à
étudier les méthodes, de parier aussi per:
tineminent qu'il Pa fait de l'enseignement
| pratique (#): 29 Que j'avais raison de dire
tout à l'heure que les prétendues méthodes nouvelles ne sont que la réhabilitation de celles qu'ont préconisée les anciens,
3° Que la présence dans le département de linstraction publique de per-
| sonnes qui connaissent tous Les plus petits
détails de la vie de l'école pourrait être éminemment utile, et servir dela manière la plus efficace, la cause de l'éducation, Voilà donc une nouvelle preuve que
(*) Cette réserve est peu propre à faire admirer
les donner convenablement, si l’on n’a Jules Ferry par les instituteurs canadiens.
se ‘…