‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme] (volume 2)Chapitre 115 sur 133 · PRINCIPES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PRINCIPES GÉNÉRAUX

L'histoire doit instruire l'esprit et former le cœur. Elle instruira si le maître. raconte lui-même les faits remarquables en ayant soin d’en indiquer les causes et les conséquences, de les enchaîner les uns aux autres, de les localiser au moyen de la carte géographique, d'en préciser les dates et de les expliqner en décrivant les mœurs, les coutumes, le progrès des arts et des lettres, l’état politique et religieux de l’époque. Ce n'est qu'après ce travail du maître que l'élève devra apprendre sa leçon dans le manuel, Il est bon même d'exiger que les

enfants répètent À leur manière 1 enseignciner: du maître aussitôt après que celui. i à donné ralemént la leçon. On ne devra exi: «- 1. récitation littérale du Manuel que des enfants qui ne seraient Pas capables, sans /a lettre, de rendre compte convenablement de la leçon.

nations infidèles.

notions du juste l’

quence inévitable d’ ne ou trop légère. Que le mat ie pas que Jésus-Christ est le centre de histoire, Tous les peuples, de gré ou de force, délibérément où insciemment, par leur hostilité ou leur soumission, ont ConCcouru et concourent, diversement mais inévitablement, à l'établissement du règne de Jésus-Christ à qui toutes les nations ont été données en héritage.

On doit enseigner l'histoire pou Préparer les enfants à la vie, et dans un Paÿs comme le nôtre, régi Par une monarchie constitutionnelle dans laquelle le peuple joue un grand rôle, l'enseignement de l'histoire comporte une responsabilité considérable, Il faut que l'élève y discerne et y puise les principes rationnels et chrétiens qui le guideront comme céloyen, électeur où député. -

Que l’enseignement de l’histoire soit vivant, qu’il parle à l'imagination et au cœur, qu’il s'adresse aux sens, surtout à la vue, qu’on mette sous les yeux de l’enfant des tableaux, des images qui représentent aussi bien que possible les événements divers qu’on veut graver dans son esprit. Que les cartes géographiques sur lesquelles on fait suivre la marche d’une armée, indiquer l’emplacement d’une ville ou la situation d'un pays, etc., soient bien dessinées, distinctes et voyantes.

Dans la répétitian que le maître exige des élèves après la leçon orale, afin de s'assurer si elle a été comprise, le maître doit interroger avec ordre 1° sur les personnages en cause, leurs noms, leur caractère, leur dignité, etc.; 2° sur les faits dont il a parlé; 3° sur la date ou l’époque à laquelle appartiennent ces personnages ou ces événements ; 4° enfin sur les lieux qui ont été le théâtre de la vie des personnages et des faits qu’il vient de raconter. A la suite des interrogations on fait apprécier par les élèves (en les guidant), l’action ou le personnage en question, au point de vue social, moral et religieux.

Ce n’est qu'après tout ce travail que l'on fait apprendre la leçon dans le wmanuel.

En faisant réciter l’histoire, il faut s'appliquer à faire parler les élèves, pour qu’ils ne s’habituent pas à réciter machinalement le texte du livre. Mais on doit tenir à la récitation littérale tant que l'élève n’est pas capable de donner convenablement un résumé fidèle et complet de la leçon.

OR ÉD A ET Ce 7 2

mi

Page 1