‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme] (volume 2)Chapitre 129 sur 133 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

L'AGRICULTURE t agricole, ce Pays que d'insestime et Je faire sentir

ET Surtout à faire con pporte à l’industrie e

Nous avons dans les lignes

tation de l’ensei

ps.

mêm n des centres industriels c’est favoriser une agglomération villes et dépeupler les campagnes. Le pays a déjà trop souf. fert de cette erreur de jugement.

Le programme Primaire laisse assez d'initiative à l’instituteur Pour qu’il varie la matière des exerces suivant les besoins des localités où il enseigne,

On n’inspirera l'amour et l'estime de l’agriculture qu’en en faisant une matière importante et Constante des leçons de lecture, d’arithmétique, de

() Règlements du Comité Catholique.

géographie, des sciences usuelles et des leçons de choses. Que le maître mette en relief sa supériorité sous le rapport de la dignité humaine, de la paix, de l’honorabilité , les ressources diverses que peuvent y trouver les hommes laborieux et intelligents qui, rompant avec la routine et les mecnodes surannées, se tiennent au courant des progrès de la chimie agricole, de la mécanique industrielle, du commerce local et international ; les avantages qu’elle présente au point de vue religieux et social, ainsi que les qualités «+ les veftus requises pour qu'on y trouve le bonhe :r et l’indépendance.

Le maître ne doit pas laisser ignorer aux enfants que, dans cette profession comme dans tous les états de vie, on rencontre des difficultés, on se heurte à des obstacles, mais en même temps qu'il enseignera les moyens de résoudre ces difficultés, de surmonter ces obstacles, il tâchera de faire toucher du doigt les avantages qu’elle procure en échange et qui sont de beaucoup supérieurs à ceux que peut offrir la vie dans les grands centres.

Ce n'est pas par des abstractions que le maître attachera l'enfant aux travaux des champs. Ce sont les opérations journalières, le soin que le bon fermier prend des animaux domestiques, des produits agricoles, du sol même qui le nourrit, la construction des bâtiments, le rendement des diverses semences, la culture des arbres fruitiers, l’horticulture avec ses mille et une attractions et industries, l’apiculture etc., etc., qui doivent être le thème des diverses lens. L'enfant goûtera un vrai plaisir en entenda.1. parler des choses qui l’entourent. Il en verra l'exactitude de retour au foyei domestique ; les services qu’il sera appelé à rendre aux parents lui fourniront l’occasion d'appliquer les

leçons de l’école, de faire quelques problèmes, certains calculs, de donner quelques renseignements, de demander des explications, etc. Z/ s'intéressera à ce qui se passe autour de lui, il jouera même un certain rôle dans l'exploitation de la ferme dont on lui aura appris À saisir l'importance. Il obtiendra peut-être de ses parents un petit lopin de terre qu’il cultivera dans ses momeuts de loisirs et dont les revenus lui appartiendront, ou il prendra soin de quelques animaux domestiques avec assurance d'en tirer profit pour lui-même ou pour les pauvres. Formé ainsi, l'enfant, devenu homme, se gardera bien de quitter sans de très graves raisons, ce sol natal où il aura goûté tant de douces et salutaires jouissances.

Les résuliats seraient bien supérieurs et beaucoup plus facilement obtenus, si l’instituteur avait près de son école un lopin de terre, ve Detite ferme expérimentale ; les leçons d'agriculture seraient ainsi facilement illustrées par de petits parterres de fleurs odorantes aux diverses nuances : roses, lys, œillets, etc ; de fruits délicieux : fraises, framboises, groseilles, melons, etc ; de plantes potagères : patates, céleri, poireaux, oignons, etc.

Il est peut être bon d’2jouter que l’instituteur n’inspirera l'amour de l'agriculture que s’il connaît suffisamment la matière, Toute communauté, chargée de former des maîtres ou maîtresses d'école, devrait avoir au moins quelques pieds de terrain destinés à la démonstration de la leçon d’agriculture. En cette matière, comme en toute autre, la compétence d1 maître est un facteur absolument irdispensable.

— 2 38 —— QUESTIONS

Que disent les Règlements du Comité catholique au sujet de l’enseignement de l'agriculture ?—Doit-on former les enfants des centres agricoles de la même manière que ceux des centres industriels ?—Comment peut-on inspirer l'amour de l’agriculture aux enfants ?—En enseignant l’agriculture, qu'est-ce que le maître ne doit pas, particulièrement, laisser ignorer aux élèves ?—Quel doit être je thème des diverses leçons d'agriculture ?—Quel sera, pour l'enfant, le résultat immédiat d’un enseignement intelligent de l'agriculture ?— Comment l’instituteur pourait-il tirer parti d’un lopin de terre situé près de l'école, et dont on lui accorderait la jouissance ?

Page 1