‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 133 · VIL.—CLASSEMENT DES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

VIL.—CLASSEMENT DES ÉLÈVES

Le programme que nous venons de citer fixe le nombre d'années des études primaires à huit.

Un élève qui complèterait ses études dans ce laps de temps, en suivant le programme d’études, aurait passé quatre ans dans le cours é/émentaire ; deux dans le cours #odèle et deux dans le cours académique. En supposant qu’il eût sept ans au commencement de la première année, il aurait quinze ans à la fin de ses études.

Le cours élémentaire et le cours modèle peuvent être assurément parcourus en six ans par des enfants bien doués et surtout FORT ASSIDUS : mais il faut avouer qu’ils sont assez rares, particulièrement les enfants FORT ASSIDUS. La grande majorité des enfants y mettra sept, huit et même neuf ans. Il ne faut pas oublier que la grande majorité des enfants ASSIDUS doit monter d’un degré tous les ans rt que l’instituteur est jugé d’après le nombre d’enfants en état d'avancer d’une classe, à la fin de l'année. L'idéal, c’est de faire progresser tous les élèves assez pour qu’ils soient en état d'entrer dans la classe suivante à la fin de l’année. Plus un maître se rapprochera de cet idéal, plus il sera estimé. Pour réaliser cet idéal, il faut : r. en orgauisant l’école, se limiter au nombre de divisions indiqué par le programme ; 2. faire un tableau de l'emploi du temps ; 3. classer les élèves.

Ce que l'élève doit apprendre chaque année, les procédés que le maître doit suivre dans l’enseignement des différents sujets, tou: céla est indiqué dans le programme et dans les notes pédagogiques qui l’accompagnent.

Il est donc absolument nécessaire que le personnel enseignant ait une connaissance exacte des prescriptions du programme. Voilà pourquoi, dans les chapitres qui vont suivre, nous placerons, en tête de chaque branche, traitée au point de vue méthodologique, la direction pédagogique, donnée par le comité catholique du Conseil de PInstruction publique.

COMMENT IL FAUT PROCÉDER POUR ORGANISER UNE ÉCOLE ET CLASSIFIER LES ÉLÈVES SELON LE PROGRAMME

Supposons qu'un jeune maître obtienne la direction d’une école dans une paroisse, et que c’est la première fois qu’il fait la classe dans cette paroisse, En décidant*du nombre de divisions ou de classes,

sur quoi doit-il se baser ?

1. Sur le genre d'école ; 2. sur le nombre d’élèves inscrits.

D'après le genre d'école et le nombre d'élèves inscrits, se guidant sur le programme d’études du Comité catholique, le maître déterminera le nombre de divisions, ainsi que la somme de connaissances que les élèves de chaque division seront censés acquérir dans une année.

Cela fait, il fixe le temps à allouer par jour à chaque division pour l'étude de chaque sujet, non seulement le temps, mais l'heure précise à laquelle chaque matière sera étudiée, ainsi que les occupations des autres divisions pendant qu’une division récitera, c’est-à-dire qu'il indique d’avance les occupation de toutes les divisions À chaque heure du jour pendant les cinq jours de lasemaine. Cest ce qu'on appelle dresser un trbleau de ! emploi du demps.

En rédigeant le tableau de l'emploi du temps, l’instituteur ne doit être guidé que par une considération : faire acquérir aux élèves, dans un an, la Somme des connaissances spécifiées dans le programme.

Dans une école #/£m. ntaire qui ne comprend que le premier degré, le nombre de divisions ne doit pas dépasser trois ; si elle comprend le premier et le deuxième degré, il ne doit pas y avoir plus de quatre divisions.

Cela ne requiert pas nécessairement trois divi- Sions dans le premier cas et quatre dans le second, mais 27 ne doit pas y en avoir Plus.

En ce qui concerne l’école modèle et l’école académique, le Programme limite le nombre de divi. sions dans le premier cas À six, dans le second à huit. Mais lorsque, dans une école modèle, il y a six divisions, il doit y en avoir quatre dont les élèves suivent le cours élémentaire. Qu'il soit dit €n passant que si l'assistance, en pareil cas, est tant soit peu nombreuse, il est très difficile, sinon impossible, pour le titulaire de faire progresser l’école, dans son ensemble, sans le secours d’un aide. Cette dernière remarque s'applique avec encore plus de justesse à l'école académique avec ses huit divisions, dont quatre composées des élèves du cours élémentaire, deux, du cours modèle et deux, du Cours académique,

On objectera peut-être que le titulaire d'une école modèle ou académique peut employer des moniteurs. Cette objection ne tient pas, car l’emploi du moniteur n’est qu'un pis aller; c’est le maître qui enseigne, jamais’ le moniteur ; celui-ci ne

doit que répéter Les leçons déjà données Par le maître.

Page 1