‹ Pédagogie pratique et théorique [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 133 · EXPLICATIONS GRAMMATICALES · texte numérisé non relu

EXPLICATIONS GRAMMATICALES

Q—Comment faut-il faire cet exercice ?

R.—Cet exercice peut être faiteimultar ‘nent en adressant aux élèves de chaque division des questions en rapport avec leur degré d'avancement et leur capacité.

Q.—Donnez-en des exemnies.

On commencera par demander aux élèves les moins avancés combien il y x de noms dans la première phrase. Ils répondront : trois—souris, souricière, lard.

M.—Pourquoi le mot souris est-il un nom ?

E.—Parce qu’il désigne un animal.

M.--1e quel genre est-il ?

E.—II est du genre féminin,parce qu’on peut mettre devant

vu une.

M.—A quel nombre est-il ?

E.—II est au singulier parce qu’il ne désigne qu’un étre,

M.—Comment ce mot s'écrit-il au pluriel ?

E.—II ne change pas, parce que les noms qui finissent au singulier par s, , 2, ne changent pas au pluriel ; on dit une souris, des souris.

On fera des questions anaïogues pour tous les noms contenus dans le morceau.

D.—Quelles questions fera-t-on aux élèves du second groupe ?

R.—Ces élèves sont censés connaître les adjectifs et les pronoms. On pourra donc leur faire les questions suivantes .

M.—Combien d’adjectifs dans le morceau ?

E.—Trois : un dans le titre, prudente, et deux dans le texte, imprudente et moindre.

M.—Pourquoi prudent est-il adjectif ?

E.—Parce qu'il marque une qualité de la souris.

M.—A quel genre et à quel nombre est ce mot ?

E.—Au féminin singulier, parce que l'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le not auquel il se rapporte.

(1)—Cet exercice doit se faire :im. ltanément aux élèves des difé rents degrés, en ne demands:4 à chacin rue les choses qu’il a déjà vues,

M.—Ecrivez cet adjectif sous ses quatre formes grammaticales ?

E.—Prudent, m.s.

Prudent:-s, m. p.

Prudent-e, f. 8.

Prudent-es, f. pl.

On fait donner la règle de chacun de ces cas en y joignant des exemples.

M.—De quei mot est formé l'adjectif émprudente ?

E.— Du mot prudent auquel on a ajouté le préfixe im, ce qui lui donne une signification contra re.

M.—Quel est le féminin de l'adjectif moindre ?

E.—I1 s'écrit au féminin comme au masculin parce que les adjectifs qui finissent par un e muet au masculin ne changent pas au féminin.

M.—Donnez les pronoms de la première phrase et dites à quelle classe ils apprutiennent ?

E.— Laquelle et on. Le premier est un pronom relatif, et le second un pronom indéfini.

On fera des questions semblables pour tous les pronoms du morceau, en faisant toujours donner la règle.

. D.—-Quelles questions adresserez-vous aux élèves du troisième groupe ?

R.—S'ils savent les verbes et s'ils connaissent leurs rapports grammaticaux avec le sujet et les divers compléments, on pourra procéder de la manière suivante :

M.—Combien de verbes dans la première phrase ?

E.—Deux : passait et avait placé.

M.--Analysez le premier et dites avec quels mots il est en en rapport ?

. E—Ce verbe est tantôt neutre et tantôt actif: lorsqu'il signifie aller d’un lieu à un autre ; actif, lorsqu'il signifie traverser, transporter, transmettre. Dans je passe tous les jours, il est neutre ; dans je passe la rivière, je passe des marchandises, je passe un objet à quelqu'un, il est actif. Dans une souris passait, il est neutre, de la 1ère conjugaison, régulier, au mode indicatif, au présent et à la troisième personne du singulier. Son sujet est souris et son complémeut indirect souricière dont le rapport est marqué par la locution prépositive : auprès d’.

Avait plasé est un verbe actif de la première conjugaison, régulier, à l'indicatif, au plus-que-parfait et à la 3ième per-

sonne du singulier. Son sujet est on, son complément direct lard, son complément indirect laquelle pour souricière. On avait plucé quoi ?--du lard,—dans q'roi ?—dans laquelle, c’està-dire la souricière. On pourra faire de semblables questions sur tous les verbes du morceau et faire récapituler aux élèves des différentes divisione toutes les règles de grammaire qu'ils ont étudiées.

Un maître de la pédagogie moderne a résumé comme suit les exercices qui composent la lecture expliquée :

Le maître lit d’abord à haute voix le morceau entier, ou un fragment, et il en partage ensuite la lecture entre plusieurs élèves, en insistant surtout sur ce qui doit être expliqué. Mais il est d'abord utile avant d’entrer dans le détail d’une lecture, de la dominer dans son ensemble, d'en saisir le sujet ainsi que l'idée générale qui s’y trouve développée ; car beaucoup d'explications risquent de "être pas comprises par l'élève si celui-ci ignore ce qui suit ou ne saisit pas l’enchatnement des idées. Il s’agit moins, en effet, dans une leçon de ce genre, de donner des définitions particulières et éparses que de faire une vraie leçon de langue française. C’est pour cela qne le maître chargé de cet exercice doit s'appliquer à montrer comment une phrase est amenée par la précédente, le lien qui les unit, comment elle prépare celle qui suit ; comment encore tel mot est si bien à sa place qu’il ne saurait être déplacé ou remplacé par tel autre : il mettra en lumière le mot de valeur, l’idée essentielle, et fera ensuite résumer en quelqnes phrases claires et brèves ce qui aura été dit, Il pourra, par exemple, adresser les questions suivantes : ‘ Qu'a voulu dire l’auteur ? Qu’a-t-il voulu nous démontrer, nous prouver où nous apprendre ? ” Enfin, ia leçon de lecture expliquée peut fournir un sujet de rédaction.

—Tous les mots indistinctem nt ne doivent pas être expliqués. Les uns sont tellement familiers aux enfants quil serait puéril de les expliquer, à moins que ce ne soit pour les habituer à donner une définition claire et correcte : les autres, au contraire, sont des termes scientifiques dent la définition même, pour être comprise, nécessite un certain degré de culture. Mais ce dernier cas ne se rencontrera guère si le livre à été bien choisi.

—1l y a diverse: manières de déni: un mot :

Par la vue et ia dessripti n d; l’ubjes dont on parle; (mal-

LE

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