DEVOIRS
Cours MOYEN.—Vous voyez une salière posée sur la table à
l'heure du repas. Que contient-elle ? Parlez de la provenance du sel, de ses divers usages, Réflexion morale à ce propos.
CouRS ELEMENTAIRE.—Comment est le sel? Où en voyez-vous? Où en met-on? D'où vient-il? Aimez-vous le sel? Pourriez-vous vous en passer? Est-il plus utile ou moins utile que le sucre ?
— Rédiger un petit devoir de style après avoir répondu correctement à ces questions.
SECTION ENFANTINE.—Même exercice de langage.
Copie et lecture courante —Le sel est blanc. Il pique la langue. On en met dans la soupe et dans beaucoup de choses que nous mangeons. Il est meilleur que le sucre pour la santé.
DEssiN.—Une salière de table, —une salière de cuisine, — un sac de sel.
QUESTIONS
1. Indiquez les avantages des leçons de choses À l’école rimaire.—Quel plan convient-il de suivre en donnant une eçon de choses ?—II, Pourquoi doit-on enseigner, sous forme de leçons de choses, les éléments des sciences physiques et naturelles à l’école primaire ?—III. Comment donneriez-vous une leçon de choses sur un sujet usuel, le sel, un crayon, une ardoise, une éponge, un sou, etc., etc. ?
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NOTES PÉDAGOGIQUES
Leçons de choses et connaissances scientifiques usuelles:—Comment comprendre cette pa:tie du progremme. et comment en faire l'application dans les écoles, telles sont ici les deux questions principales à se poser.
Ce qu'il faut entendre, c’est un enseignement réduit aux notions d’usage ordinaire—et réellement mesuré sur les besoins des élèves.
On n’enseignera donc que le nécessaire, juste ce qu'il faut pour se rendre compte des phénomènes vulgaires, pour comprendre un langage scientifique devenu usuel, pour connaître ce que tout le monde connaît ou est tenu de connaître aujour-
hui. On laissera de côté ce qui est savant, les nomenclatures, les classifications, les formules abstraites. Et puis, on visera à ce qui est utile: ce qui est applicable à l’industrie, et au commerce, dans les villes; à l’agriculture et à l’horticulture, dans les campagnes.
Le programme pourtant reste le même pour les écoles urbaines et pour les é:cies rurales. Car il est un fond commun que tous les élèves doivent posséder. Mais si les matières étudiées sont les mêmes, les développements peuvent varier.
L'enfant des villes, par exemple, doit connaître dans une mesure suffisante les plantes, les animaux, les minéraux, et n'être pas exposé à commettre de trop grosses erreurs sur ces
ints, dans ses lectures, dans ses conversations. Mais pour ui, cela est évident, l’industrie et tout ce qui s’y rapporte ont plus d'intérêt immédiat et plus d'importance pratique.
Il en est autrement pour l'enfant de la campagne. Les plantes, les arbres, les animaux domestiques, la terre, seront les grandes préoccupations de sa vie. C’est pour lui plus particulièrement que le programme s'étend sur les végétaux, les animaux, les minéraux. Mais il ne saurait être privé de toute connaissance sur les diverses industries.
Voilà comment il faut interpréter l’enseignement des connaissances scientifiques usuelles.
Le programme propose un maximum; le maître mesure ses leçons—en étendue et en profondeur—d’après les besoins de ses élèves, appuyant plutôt sur une partie ou plutôt sur une autre, selon les circonstances.
La méthode à suivre est celle des leçons de choses: c’est, en
effet, au moyen d'observations et d'expériences, de causeries familières et de questions bien ordonnées, que se doit donner cet enseignement. Au fonds, les leçons de connaissances usuelles ne seront que des leçons de choses appropriées.
Dans les classes inférieures, une conversation est engagée sur un sujet déterminé, et les enfants seront amenés à exprimer par de petites phrases complètes ce qu’ils savent, Le maître se borne à coordonner et à compléter les réponses. Toute son habilité est dans sa manière d'interroger. Il doit diriger l’entretien, sans se laisser entraîner trop loin ou égarer par des disgressions inutiles. La sobriété et une préparation consciencieuse sont ici d’une importance capitale. A mesure qu’il parle, il écrit au tableau les mots principaux qui forment comme le plan de la leçon. Autant ue possible, les objets eux-mêmes sont mis entre les mains En enfants, qui les observent ainsi directement et s’en font une idée plus exacte. Des gravures, des desseins au tableau noir remplacent ces objets au besoin: Un résumé de la leçon peut servir de dictée, afin de ramener l'attention de l'enfant sur les termes nouveaux employés au cours de la causerie.
Dans les autres classes, après des interrogations sur la dernière leçon—car il convient de mettre à ce degré beaucoup plus de suite et d'ordre dans l’enseignement —le maître expose le nouveau sujet en se servant d’un plan écrit au tableau. Il part de ce que les élèves savent déjà pour leur donner de nouvelles Connaissances, et surtout pour les habituer à observer attentivement les choses qui les environnent. Les faits peuvent être expliqués par quelques nutions théoriques très simples; mais on revient vite aux applications. Le maître s’aide encore des objets eux-mêmes ou de gravures, de croquis, de tableaux d'histoire naturelle.
Plus que tout des élèves de force le dira.
et qu’ils puisse le sujet est-il bien connu des 7" passant quelques explications d’un rechercher les
lus jeunes ne