CHEZ LES GRECS ET CHEZ LES ROMAINS
Chez les Grecs, on regardait la gymnastique comme la partie la plus essentielle de l’éducation, parce qu'elle rend un jeune homme agile et capable de supporter les travaux de la guerre, L'Etat s’'emparait de l'enfant dès son bas âge et le façonnait à son image. Æducateurs: Socrate, Platon, Aristote, etc.
Chez les Romains.— Dans la première période, Rome laisse aux parents le soin absolu de leurs enfants; les pères et les mères sont les seuls éducateurs. L'éducation physique et l'éducation intellectuelle sont placées sur un pied d'égalité. Quand les Romains soumirent la Grèce, les Grecs vaincus imposèrent leur pédagogie à Rome:
dès lors, l'éducation romaine se transforma.— Caton, Tacite, Quintillien.
CHEZ LES GaAULoIs
Comme dans la Rome antique, l'éducation première était exclusivement l'œuvre des parents. Quand l'enfant atteignait sa 14ième année, le père le formait pour la guerre et l’éloquence, “Les Gaulois, dit Caton, aimaient à bien parler et à bien se battre.” Lorsque les Romains se rendirent maîtres de la Gaule, ils y implantèrent leur civilisation et plusieurs grandes écoles furent fondées. «( ‘ependant, avant la domination romaine, il existait des écoles chez les Gaulois; l’ensei-
gnement proprement dit était donné par les Druides.
II APRÈS JÉSUS-CHRIST LE MoYEN AGE
Jésus-Christ, en fondant une nouvelle religion, a posé les bases d’une éducation nouvelle. Il fut le modèle parfait de perfection morale vers lequel tous doivent tendre. La we nouvelle apportée dans le monde par J ésus-Chrsit doit tout purifier: familles, écoles, états, sociétés, sciences et arts.
Dans sa prédication et dans la manière de diriger ses disciples, le Sauveur nous donne de précieuses leçons de pédagogie. Ses instructions sont graduées; son enseignement est simple, intuitif, vivant, imagé, à la portée de tous.
Aux temps apostoliques, l'éducation chrétienne demeura longtemps, à cause des persécutions, enfermée dans le clercle de la famille. Par ces belles et admirables instructions sur la famille, saint Paul a puissamment contribué à relever le sanctuaire que Dieu a établi pour l’enfance, et il a donné à l'éducation, sur le terrain de
‘la foi, son plus ferme appui.
Au deuxième siècle de notre ère, l’école chrétienne s’organise en dehors de la famille. C’est ainsi que l'Orient, grâce à saint Pacôme, se couvrit d'écoles monastiques ou abbatiales pour les garçons. Plus tard on admit aussi les filles dans ces écoles.
À la chute de l’Empire romain, la Gaule fut bouleversée, le progrès de l'éducation se ralentit.
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Durant cette obscure période, les lumières de l'instruction sont répandues grâce à Charlemagne qui créa des écoles publiques, aux évêques, aux prêtres, aux moines qui se firent courageusement les instituteurs de la jeunesse—saint Paul, saint Jean-Chrysostôme, saint Jérôme, saint Augustin, Alcuin, Gerbert, Vincent de Beauvais, Gerson, le Dante, Pétrarque.
Il restera éternellement à l’honneur de l'Eglise d’avoir, au moyen âge, fondé des petites écoles pour les enfants pauvres, à côté des séminaires et des’ universités qui faisaient alors la gloire de l’Europe. Diverses causes entrainèrent la ruine ou la décadence de ces petites écoles. L'œuvre en fut reprise au dix-huitième siècle par des charitables ecclésiastiques. Entre tous, saint Jean-Baptiste de la Salle s’illustra en fondant l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.