À Î ARTE
Fénelon, Mme de Maintenon, et Locke en Angleterre. Port-Royal ouvre ses petites écoles, Jean- Baptiste de la Salle fonde les Ecoles chrétiennes, et établit, en 1684, deux écoles normales pour les maîtres laïques (les premières de ce genre en Europe): l’une à Reims, l’autre au marquisat de Montcornet.
Saint Jean-Baptiste de la Salle fut le véritable créateur de la pédagogie moderne: organisation des classes, programmes d’études, méthodes, modes, procédés, cet illustre éducateur songea à tout. Au 18ième siècle, Rollin nous donne son Traité des études. Puis viennent Rousseau, Pestalozzi, le P. Girard, Jacotot, l’abbé Gaultier, Frœbel, Bell et Lancaster, etc. Plusieurs de ces éducateurs, surtout Rousseau, étaient imbus de faux principes.
DE Nos Jours
Dpuis le commencement du 19e siècle, des progrès immenses ont été faits dans le domaine de l’enseignement primaire, en ce qui concerne la méthodologie surtout. Tous les peuples recherchent avec avidité les meilleurs moyens à prendre pour instruire la jeunesse. :
Malheureusement, la plupart des peuples, oubliant les droits de l'Eglise et ceux du père de famille, ont organisé les écoles sur des bases fausses. Dans tous les pays du monde civilisé, l’enseignement se donne d’une façon méthodique aux trois degrés: primaire, secondaire et supérieur.
La cause de l'éducation chrétienne, au XIXe siècle, n’a certes pas manqué de défenseurs.
Citons, parmi les plus iliustres, Mgr Dupanloup, Montalembert, Louis Veuillot, l’un des plus grands écrivains de son siècle. Mgr Dupanloup, qui consacra sa vie entière au service de l’enfance et de la jeunesse, a laissé des traités précieux sur l'éducation des enfants. Les Pontifes qui se sont succédé depuis bientôt cent ans sur le trône de Pierre n’ont cessé de proclamer avec force les vrais principes sur lesquels l'éducation doit reposer.
Les Etats n’ont plus qu’à aider l'Eglise à pousser la jeunesse dans la voie du beau, du vrai et du bien.