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AU CANADA

Domination française

Dès 1615, les Récollets se font instituteurs. Ils établissent des écoles à Québec, Trois-Rivières et Tadoussac. En 1625, les Jésuites se joignent aux disciples de saint François. Ils portent les lumières de l’Evangile à tous les sauvages de l’Amérique du Nord.

En 1635 le collège des Jésuites est fondé, et quatre ans après (1639) les Ursulines viennent prendre charge de l’éducation des filles. Un peu plus tard, 1653, Marguerite Bourgeois fonde l’'admirable communauté des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Dès lors, l'instruction populaire des filles est assurée.

Grâce à la générosité de Louis XIV, le Frère

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Charon établit une petite école normale à Montréal, d’où sont sortis un certain nombre d’instituteurs qui se répandirent dans les campagnes. Dès avant 1740, les Sulpiciens entretenaient aussi des écoles de garçons à Montréal.

Puis, en 1663, Mgr de Laval établit à Québec un grand séminaire, auquel il adjoignit, cinq ans plus tard, le Petit Séminaire. Ces séminaires existent encore aujourd’hui. Leurs directeurs ont fondé l’Université Laval en 1852.

Bref, en 1760, la Nouvelle-France possède le collège des Jésuites ‘à Québec, celui de Saint- Sulpice à Montréal, le Petit Séminaire de Québec, uelques écoles dirigées par des Récollets et des écoles de garçons tenues par des maîtres laïques dans plusieurs paroisses.

Les filles sont encore mieux partagées. : Notons les pensionnats et les externats des Ursulines à Québec et aux Trois-Rivières, le pensionnat de l’Hôpital-Général, et les écoles des Sœurs de la Congrégation établies dans les villes et les principaux villages.

Domination anglaise

De 1760 à 1800, l'obscurité semble envelopper notre patrie. Les nouveaux maîtres ne songent qu'à une chose, angliciser et protestantiser les Canadiens. Ces derniers, plutôt que de trahir leur religion et leur patriotisme, se renferment dans la double forteresse de la famille et de la Paroisse catholique. Ils refusent les faveurs mi-

nistérielles, car les écoles, qu’on leur offre sont, sous le couvert de la neutralité, anglaises et protestantes. C’est ainsi que le projet de Lord Dorchester (1787) est repoussé par Mgr Hébert.

Celui de Miles, 1801, connu sous le nom de l’Institution Royale, eut le même sort.

En 1824, une loi un peu plus douce, la loi des écoles de fabriques, est établie grâce aux efforts de la Législature, où dominait l'élément populaire. Un nouvel effort est tenté en 1829: c’est l’Acie pour l’'encourigement de l'éducation élémentaire. Cette loi, modifiée en 1831, 1832, 1833, produit peu de résultats. Puis les troubles de 1837-38 retardent le développement de l'instruction publique jusqu’en 1841. A cette date, le gouvernement comprend qu’il importe de doter le Bas-Canada d’un système d'instruction publique acceptable aux catholiques, qui composent, alors, la quasi totalité de la population. Mais ce n’est qu’en 1846 que le système d’écoles séparées et confessionnelles fut définitivement établi. Depuis cette époque, les catholiques et les protestaut le la Province de Québec ont des écoles distinctes, placées sous la conduite de commissaires élus par le peuple.

Ce régime est considéré comme le plus parfait qui existe dans les pays peuplés par une population mixte.

En 1842, le premier Surintendant de l’instruction publique du Bäs-Canada, le Dr Meilleur, est nommé.

1852: Nomination des premiers inspecteurs d'écoles.

1854: Inauguration de l'Université Laval.

1857: Fondation des Ecoles normales de Québec et de Montréal.

1859: Première organisation du Conseil de l'Instruction publique. Ce n’est qu’en 1875 que ce Conseil est formé tel qu’il est aujourd’hui.

Depuis 1867, l’Instruction publique est laissée aux soins des provinces qui jouissent, sur ce point d’une parfaite autonomie. Dans chacune de ces provinces, l’enseignément est parfaitement organisé aux trois degrés: primaire, secondaire et supérieur.

La Province de Québec, avec son organisation scolaire si équitable envers la minorité protestante, occupe une place d'honneur dans la Confédération.

QUESTIONS

I—Le caractère de l’enseignement For en Chine, a dans l'antiquité, b aujourd’hui ?—Quelle influence subit le Japon jusqu’au siècle dernier? Sur quelles organisations scolaires l’enseignement actuel, au Japon, est-il calqué ?

Le caractère de l’enseignement a chez les Hindous, b chez les Perses, c chez les Egyptiens ?

Indiquez les caractères de l'éducation chez les Juifs? chez les Grecs et chez les Romains ? chez les Gaulois ?

IL.—Parlez de Jésus-Christ, Educateur? L'éducation chrétienne aux temps apostoliques? Parlez de l’organisation de l’école chrétienne au deuxième siècle de notre ère ? Qu’arrivet-il à la chute de l’Empire Romain ? Quel fut le rôle éducateur de l’Eglise au moyen âge ? :

Un mot de la Renaissance? La pédagogie au siècle de Louis XIV? L'enseignement primaire au 19e siècle? Les peuples et les droits de l'Eglise? Nommez les principaux défenseurs de l'éducation chrétienne au 19e siècle ?

Résumez l’histoire de l’Instruction publique au Canada: 1° sous la domination française; 2° sous la dpminatior. anglaise,

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