APPENDICES
Organisation pédagogiques des écoles
L Instruction morale et religieuse.— L'enseignement
de la religion doit tenir le premier rang parmi les matières du
rogramme des études, et se donner ponctuellement dans toutes es écoles.
Les élèves qui se préparent à faire leur première communion seront l’objet d’une attention spéciale, en ce qui concerne l’enseignement du catéchisme. Au besoin on les dispensera d’une partie des exercices de la classe.
Il est du devoir des maîtres de suivre les avis du curé, en ce qui regarde la conduite morale et religieuse de tous les élèves.
2. Classement des élèves.—Les écoles à un seul maître. ne doivent pas comprendre trop de catégories d’élèves. Un: instituteur qui fractionne trop ses classes divise outre mesure: son temps et ses forces et rend le maintien de l’ordre difficile, sinon impossible.
Quatre classes ou divisions pour les éco second degré, et trois pour celles dr fait suffisantes. Et dans ces class pas établir de sous-divisions; excepté année—où un enseignement spéci , CN Cas être donné provisoirement à un certain nombre d’ avancés. Dans le cours modèle, divisions. Et ainsi, dans le cours
Dans les écoles élémentai maître doit s
et de la quatrième argé des deux premières années. dans le cours
gnera en même temps année, c’est-à-dire à ceux du cours
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Une année pourrait suffire à la rig'eur pour l'étude des matières de chaque division ou année, avec des élèves d’un talent et d’une application ordinaires. Dans bien des cas cependant, surtout dans les écoles élémentaires de la eam où la fréquentation laisse à désirer et où l’instituteur doit diriger plusieurs classes à la fois, il faut faire doubler la même année aux élèves trop faibles pour passer avec profit dans une classe supérieure.
Afin de multiplier son temps, il est du devoir de l’instituteur de faire profiter le plus grand nombre possible d'élèves de ses explications. Ch: jue fois que la chose sera praticahle, il fera donc participer deux et même, pour certaines spécialités, trois classes à son enseignement.
8. Tableau de l'emploi du temps.—Vu les conditions parfois considérablement différentes où se trouvent les écoles, il n’est pas imposé de tableau unique &e l’emploi du temps.
Mais chaque titulaire est tenu d’en Pa mes un pour son école, et de la soumettre à l’appréciation de l'inspecteur. Après approbation, cet horaire sera affiché, bien en vue, dans les salles ‘de classe. . ;
Il devra satisfaire aux conditions générales suivantes:
Toutes les matières du programme des études y auront leur place, exactement déterminée par jour et par heure. vir
À chacune des spécialités sera attribué le temps qui lui revient en raison de son importance, soit absolue, soit relative. Les leçons d'écriture et de lecture, par exemple, ee pd réve de durée dans le cours élémentaire que dans le cours modèle; et l’on y suppléera peu à peu par les devoirs écrits. L'étude de la langue maternelle est indispensable ut et au même degré; mais il n’en est pas de même de l'étude de la seconde langue. Le temps consacré à la langue étrangère peut donc varier selon les besoins des élèves. L'enseignement du calcul est aussi nécessaire partout; mais le développement du cours de mathématiques, en étendue et en intensité, peut varier sans. inconvénients, selon qu’il se donne dans une école rurale, ou dans une école commerciale. Et ainsi du cours d’agriculture; il sera plus complet et par suite prendra plus de temps dans les régions agricoles que dans les centres industriels. Le dessin, tout en restant substantiellement le même, s'oriente d’après les exigences des milieux, la nature et la constitution des écoles, et occupe dans le règlement journalier une place plus ou moins considérable. Enfin, d’une façon générale, plus d’une leçon se mesure différemment, suivant qu’elle s’adresse à des filles ou à des garçons; besoins de ces deux catégories d'élèves ne
as tout à fait les mêmes. | N cn faut tenir compte de toutes ces considérations dans la
confection du tableau de l'emploi du temps. Les adaptations doivent néanmoins se faire sans que le programme subisse ni altérations graves, ni modifications trop considérables, car le niveau général de l'instruction doit être le même dans toutes les écoles. Il s’agit simplement d'interpréter le programme des études et de l'appliquer avec discernement. On n’est pas autorisé à le changer et à le bouleverser.
Un bon emploi du temps proportionne aussi les leçons et les devoirs aux différents cours et à l’âge des enfants. Ces exercices seront plus brefs dans le cours élémentaire que dans le cours modèle, et dans le cours modèle que dans le cours académique. Toutefois, sous prétexte d'éviter un effort trop long et trop continu de la part des élèves, il ne faudrait pas donner dans ces coupures multipliées et ces fractionnements exagérés, qui tiennent la classe dans un mouvement perpétuel et empêchent toute application sérieuse. Avec les jeunes élèves du cours élémentaire, les exercices ne doivent pas durer plus de vingt minutes, et pas plus d’une demi-heure avec les autres, sauf quelques rares exceptions. Avec les élèves du cours modèle, la durée moyenne et ordinaire des exercices est d’une demiheure. Avec ceux du cours académique, les exercices ne doivent généralement pas dépasser une heure.
L'ordre rationel demande que les spécialités les plus importantes, ou qui exigent le plus grand effort d'attention, soient placés de préférence au début des classes, tels sont les exercices de grammaire, d’arithmétique, de rédaction Il importe, en outre, de disposer les exercices dans un ordre varié et hygiènique: un exercice facile après un exercice fatiguant, un devoir écrit après une leçon orale, un exercice debout après un exercice assis.
Dans le but également de détendre l'esprit et 4’empoêcher la lassitude, l'horaire partage les classes du Mal 1 aprèsmidi en deux séances, coupées par une courte “écréation, ou par des nouvements et des chants. Chaque séant c est divisée elle-même en plusieurs 1 ons, et chaque leçon où devoir en deux parties: la première Îçon orale proprement dite et l’interrogation de contrôle ou l'exercice d'application; —.e devoir écrit et la correction.
On ne se croira pas obligé à faire revenir chaque jour toutes les matières du programme. Ce serait une impossiblité, à moins de morceler le temps outre mesure et de n’assigner à chacune des spécialités qu’un quotient insuffisant. Certaines leçons ne seront données que deux ou trois fois par semaine: l'écriture et la lecture dans les classes supérieures, les histoires étrangères, le dessin, etc. :
Enfin, dans l’établissement de l’horaire, on n’oubliera pas de
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prévoir les récapitulations et surtout les compositions hebdomadaires et mensuelles. On assignera à ces exercices le temps ui leur revient de droit dans toute école bien organisée.
4 Régiatres a l'usage du maître.—Les écoles doivent être pourvues de certains registres, où se font différentes écritures concernant leur tenue.
Il n’est question ici que des registres relatifs à la fréquentation de l’école et à son organisation pédagogique.
Le registre matricule et le registre d’appel conposeront le premier groupe.—
Dans le reg stre matricule, le maître inscrit les élèves admis à l’école; dans le registre d'appel, se ‘ait la constatation des présences et des ahsences journalières.
Le second groupe est en ve du journal de classe et du registre des notes méritées par les élèves. —
Au journal de classe, sont cousignées toutes les leçons données dans le courant de; la journée. Des renvois au cahier de préparation seraient très utiles, pour préciser d'avantage la nature et l’étendue de chacune de ces leçons.
Dans le registre des notes, sont marqués journellement les points obtenus par les élèves. Ces bons points pourraient avoir une valeur fictive qui correspondrait aux valeurs monétaires. On établirait, par exemple, des points de 5, 10, 20, 25 et 30 centins et d’une piastre. Les jeunes enfants s’accoutume raient ainsi à compter de l'argent
. Mise à execution du | eg programmedes études, bien que très détaillé, n’en laisse pas moins une large part à l'initiative de :anstituteur, surtout quant à la manière dont chaque spécialité peut être enseignée, 6 quant à l'adaptation des leçons aux circonstances locales et au soins spéciaux des élèves.
Aucune modification de fond ne doit cependa y être apportée, sans le consentement de l’autorité compétente.
6. Mode d'enseignement.—Les élèves les plus avancés uvent être appelés à rendre quelques services, surtout dans ue écoles tenues par un seul maître. Mais la tâche des moniteurs doit se borner à faire lire les enfants, à entendre la récitation des leçons, à donner la dictée. C’est toujours le maître qui enseigne successivement ux différents groupes. Les élèves moniteurs ne peuvent jamais être chargés de montrer du nouveau. Pendant) : heures de classe, il est d’une importance capitale
ue les élèves : restent jamais oisifs; et toute leçon doit donner lieu de la part de l'élève, à un travail personnel qui le tient occupé pendant que le maître passe à un autre groupe. S'il s’agit, par exemple, de leçon de catéchisme, l’instituteur enseigne
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de vive voix le texte aux commençants: ceux-ci le répètent distinctement après lui, pendant que les élèves plus avancés repassent en silence la leçon du jour. Le moniteur fait ensuite répéter individuellement le texte appris et le maître passe à une autre division.
Le mode spécifié ci-dessus doit être aussi employé pour la lecture. Le maître s'occupe d’abord des plus jeunes. Peñdant ce temps, les autres préparent leurs leçons. Puis, pendant que les commençants, avec l’assistance d'un moniteur, répètent la lecture, font la copie ou la dictée de la leçon apprise, l’instituteur enseigne à la classe suivante. Cette classe fait ensuite À son tour un devoir écrit en rapport avee la leçon qui vient d'être lue et expliquée. On procède d'une manière semblable pour la plupart des spécialités.
Par mesure d'ordre, le maître établira toujours à l'avance la liste des moniteurs, et il les désignera À chaque classe dans un ordre variable connu de lui seul. De cette façon, les moniteurs seront obligés d'étudier leurs leçons et de préparer leurs devoirs.
7. Procécés d'enseignement.—Les procédés sont des industries, des expédients, des moyens pratiques, mis au service des modes et des méthodes générales d'enseigner. Cependant il convient de remarquer que, malgré la différence établie entre le mode, la méthode et le procédé, ces trois choses ne sont séparées quelquefois que par une nuance. Il arrive même à la langue
dagogique de les confondre.
Ainsi entendu, les procédés d'enseignement peuvent être très variés. Il ne sera parlé ici que des principaux.
8. Procédé intuitif. —Employer le procédé intuitif, c'est recourir à un objet concret pour inculquer une notion abstraite. Ainsi se servir de billes, de bâtonnets, de buchettes, pour donner aux enfants l’idée du nombre, des unités, des dizaines; faire usage de gravures, pour leur expliquer un événement historique ou une leçon de catéchisme; montrer à la classe un carré de papier, un dé à jouer, avant d’aborder le tracé ou l'étude de ces figures géométriques; placer devant les yeux des élèves un globe terrestre, des croquis esquissés au tableau noir, pour leur faire mieux saisir la forme générale de la terre, les contours d’un lac, la direction d’une rivière; —tout cela c’est employer le procédé intuitif.
Et si le maître veut être compris, surtout des plus jeunes enfants, il lui faut absolument user de ce moyen d'instruction.
Utiles et même nécessaires dans toutes les classes du cours élémentaire, les procédés intuitifs seront aussi très précieux dans les cours supérieurs;—quand on y abordera, par exemple, des notions nouvelles; et, d’une manière générale, dans les leçons de siences naturelles.
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