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D Conséquences des principes de la lecture phonique
1. La distinction de la voyelle où son de consonne ou articulation est très apparente.
2. L'omission de tout c2 qui n’est pas d’une lecture facile et de tout ce su constitue une exception est de ri eur.
8. On doit faire usage de la nouvelle appellation et de la nouvelle épellation.
V. La lecture courante —Rendre les élèves capables de lire d’une manière juste, nette, claire et assez rapide, une suite de phrases liées par le sens, en articulant bien et en prononçant les mots correctement, observant les repos et faisant les liaisons nécessaires, tel est le but de la lecture courante.
La lecture courante, si elle est enseignée par une personne compétente, mettra les enfanis en mesure d'éviter les défauts les plus saillants de notre lecture canadienne. Ces défauts, l’abbé Lagacé, ancien Principal de l'Ecole normale Laval, les a résumés dans les lignes qui suivent:
lisant ou en parlant.
nous laissons tomber mot de la phrase, qui scours.
Nous ns de la langue; par exemple, les voyelles nasales, in, an, un, on, la diphtongue ot et l’è ouvert grave.
Nous faisons grave la plupart des a aigus, et trop graves ceux qui doivent l’être.
ous traînons sur les mots. Nous ne parlons pas notre lecture; nous la chantons. Ajoutez à cela le grasseyement, qui est assez commun dans certaines localités, et vous aurez une idée de nos principaux vices de prononciation.”
Le même auteur indique les moyens de faire disparaître ces défauts:
“1. Eviter de chanter en lisant, c’est-à-dire de traîner sur les mots. 2, Ne laissez passer jeune articulation sens la Porter avec énergie. 3. eillez à ce que les sons soient donnés dans toute leur pureté; faites attention surtout aux voyelles nasales in, an, un, on, à l’è ouvert grave, à l’a aigu et à la diphtongue oi. 4. Arrêtez, respirez souvent, très souvent, Il n’y a de bonne lecture qu’à cette condition. Consultez en
voix. L'écriture s'adresse aux yeux, la parole aux oreilles. Ce sont deux moyens différents de communiquer sa pensée deux voix distinctes ui peuvent se toucher en quelques points, mais qui ne se confon ent pas. 6. Donnez aux lèvres la position ui leur convient; avancez-les ou retirez-les, suivant le cas.
vibration des mots, du dernier mot; c’est là qu'est l’âme de la phrase. 7, Ne assez pas au chapitre suivant avant que vous | ne sachiez bien D le précédent, quand vous devriez le répéter | vingt fois. 8, Enfin gardez votre voix naturelle, ne la forcez Î Pas et tâchez de parler.”
: Il y a déjà plus de trente ans que ces judicieuses remarques ont été publiées. A chacun de nous de dire si notre lecture canadienne à fait beaucoup de progrès durant ce quart de siècle.
ï Enfin, la lecture courante habituera les enfants ! à ne lire ni trop haut ni trop te; elle leur appren- | dra à grouper les mots selon le sens au moyen des repos et de l’accent tonique.
VI. La lecture expliquée. La lecture expliquée rend Compte du sens des mots en Y joignant des explications grammaticales, étymologiques et autres. }Par elle, dit Chasteau, le maître s’assure que l’on/comprend ce que l’on lit; et, comme il se
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trouve presque toujours, dans la lecture, des termes que l’enfant rencontre pour la première fois, il est nécessaire de s'assurer qu'il a tout compris. De plus, quand l’éléve comprend très bien tous les mots qu’il lit, c’est un exercice très utile que de l’accoutumer à exprimer correctement 89 pensée. Cet exercice permet de donner aux enfants une foule de notions intéressantes sur des sujets divers qui ne sont pas mentionnés dans le programme des écoles. Les enfants acquièrent ainsi des notions intéressantes et utiles sur l’industrie, le commerce, les sciences naturelles, et la lecture expliquée devient de la sorte un auxiliaire précieux de la leçon de choses.
Le maître doit préparer sérieusement chaque leçon de lecture expliquée. Ici, il importe de ne rien laisser à l’imprévu, au hazard, car la leçon de lecture expliquée constitue une des parties les plus importantes de l’enseignement de la langue maternelle, ‘“Le maître, s’il sait faire lire, dit Rendu, exerce sous toute: ses formes la faculté de
“II met en relief, en expliquant les mots, toutes les ressources de la grammaire.’
é Ta lecture expliquée aide énormément à atteindre le but que tout éducateur doit Poursuivre, à savoir: développer l'intelligence, Jormer le cœur et l'esprit de l'enfant, augmenter son vocabulaire, Lui inspirer le goût de la lecture sérieuse et profitab.e.