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CONSEILS PRATIQUES

Cours ELEMENTAIRE.— Les dictées seront très courtes et le sujet sera toujours à la portée des enfants. Si quelques termes ne sont pas connus des élèves, il faudra les expliquer, les écrire au tableau, les épeler et au besoin les faire copier.

Pour qu’une dictée au cours élémentaire constitue un exercice intelligent et profitable, il est nécessaire qu’elle soit expliquée et commentée en Commun par le maître et les élèves, de telle sorte que ceux-ci n’y rencontrent pas de difficultés insurmontables, tout en ayant un effort à faire pour éviter les fautes.

Les questions et les explications ont pour but de faire comprendre aux élèves les mots qu'ils vont écrire ou de s’assurer qu'ils les comprennent. Questionnez souvent sur les contraires, sur les mols de la même famille (noms, adjectifs, verbes Correspondants) sur les termes se rattachant à une même idée générale; faites souvent Cu vocabulaire qui complète le texte dicté. Indiquez quan’ ce sera possible une mazime qui résume l’idée principale de la dictée. Enfin, proposez de nombreux exercices d'application, de formes variées; les

maîtres choisiront ceux qui conviendront à la force de leurs élèves.

COURS MODELE ET ACADEMIQUE.-- Dès le eours modèle, et à plus forte raison au cours académique, le vocabulaire des enfants est suffsamment étendu pour que le maître ne se croie plus tenu de faire une étude rigoureusement méthodique des mots de la langue et de composer lui-même la matière de ses dictées, comme il l’a fait dans le cours élémentaire. Il a plus de latitude pour le choix des textes, et il lui est permis de faire aux bons auteurs des emprunts fréquents. Ces textes devront toujours être le développement d’une idée morale ou de quelque notion utile se rapportant, autant que possible, au programme de la semaine. Les élèves doivent y trouver l’application des règles de grammaire.

L'exercice d'orthographe, sans étre détourné de sa destination essentielle, prendra alors la forme d’une leçon des plus intéressantes et des plus profitables de langue française. Voici la marche qui nous paraît la plus rationnelle et que nous nous permettons de recommander:

Le titre du morceau à dicter n’a pas toujours besoin d'explication: il est bon pourtant parfois d’en faire l’objet de quelque observation ou d’un développement capable d’exciter l'intérêt des élèves et de leur faire désirer la lecture du texte qu’il anuonce. L’indication du nom de l’auteur, quelques mots sur sa vie, ses œuvres, le rôle qu’il a pu jouer, tendent au même but.

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Le maître lit alors lentement le texte avec l’intonation exacte qui donne à la phrase tout son relief.

L'étude du fond précède naturellerient celle de la forme. Les élèves doivent dégager euxmêmes, sous la direction de l’instituteur, l’idée ou les idées principales du morceau et en faire brièvement le commentaire. On ne doit pas consacrer trop de temps à cet exercice. On serait mal avisé d’en faire, pour ainsi dire, une seconde leçon greffée sur la première.

Viennent ensuite quelques remarques sur le style, puis l'explication des termes inconnus ou dont le sens a besoin d’être précisé. C’est là que se placent les remarques sur l'orthographe d'usage, les exercices sur les homonym.s, les synonymes et leçons d’étymologie usuelle.

Du vocabulaire on passe à la grammaire. Le texte peut contenir des difficultés que les leçons antérieurement données ne permettent pas de résoudre. Dans ce cas, le maître signale le point difficile, énonce la règle ou la fait rappeler par un élève sans plus insister. Il faut, en général, réserver pour le moment de la correction, tout ce qui relève du programme déjà parcouru.

Ce n’est qu'après avoir fait ce travail préliminaire que le maître dicte.

On a beaucoup vanté, dans ces derniers temps, la dictée dite moderne, qui consiste à faire écrire en un quart d'heure au plus les passages difficiles que l’on détache d’un texte de plusieurs pages.

Le procédé a du bon. Mais nous ne conseillons pas d’en faire régulièrement usage. (C’est déjà un inconvénient grave que de dicter des expressions sans suite au lieu d’un tout complet qui est pour les élèves un modèle de style. Ajoutez que la leçon ainsi faite est très fatigante pour le maître et sans grand intérêt pour les élèves. Enfin, l’accumulation des difficultés dans un temps relativement très court peut être un bon moyen pour connaître la force des élèves, mais elle est un médiocre procédé au point de vue de l'instruction et de la formation intellectuelle.

Il faut, après avoir dicté, laisser aux enfants un temps suffisamment long pour qu’ils relisent leur travail. Dans la correction de la dictée, qu’on

ne s’attarde pas à épeler les mots dont l'écriture ne présente aucune difficulté, et qu'on insiste surtout sur les explications grammaticales ayant trait à la leçon précédente.

L'enfant n’a plus qu'à faire, soit en classe, soit à la maison, le relevé intelligent des termes qu'il a mal orthographiés. On peut exiger, par exemple, une liste complète des mots présentant une faute contre l’usage. Pour des fautes contre la grammaire, comme l'orthographe est expliquée par le sens, c’est le membre de phrase tout entier qui doit être relevé.

Enfin, autant que possible, le maître fera bien de rattacher au texte de la dictée les exercices

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grammaticaux donnés comme devoirs à faire dans la famille en application à la leçon du juur(1).

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