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Pediculoides intectus. . . Karpelles (1886) Tarsonemus monunguiculosus. R. Blauchard (1889.)
Les noms génériques d’Heteropus et de Physogaster étant préoccupés, la priorité, on le voit, appartient au nom de Pediculoides Targioni-Tozetti et le nom définitif doit être Pediculoides ventricosus (Newp.).
Quelle place occupe le Pediculoides ventricosus dans l’ordre des Acariens ?
On sait que veux-ci peuvent se diviser en deux sousordres basés sur la présence ou l’absence d’un appareil respiratoire différencié. Les Acariens dépourvus d'appareil respiratuire, à respiration purement cutanée, constituent le sous-ordre des Atracheates, réduit au seul groupe des Sarcoptiformes avec les Demodex, les Sarcoptes et les Tyroolyphes comme types principaux.
Les Acariens munis d’un appareil respiratoire, en l’espèce
des trachées, d’où le nom de Tracheates peuvent à leur tour
se classer en deux groupes :
1° Les GAMASIFORMES, à orifices trachéens situés à la partie postérieure du corps. Les familles les plus connues sont
les Gamasidés et les Ixodidés (Ixodes et Argas).
2° Les TROMBIDIFORMES, à orifices trachéens situés à la partie antérieure du Corps, sur les bords du cephalothorax ou à la base du rostre. Ce groupe comprend, avec les Trombididés, et quelques autres familles (Tétranychidés, Halacaridés, Hydracharinidés, ete.), la petite famille des Tarsonemidés réunissant un petit nombre de formes, de taille toujours microscopique caractérisées par leur corps allongé, à
abdomen nettement séparé du céphalothorax par un sillon
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plus ou moins accentué. On peut, à l’exemple de M. Blanc, subdiviser cette famille en deux sous-familles :
a) les Tarsoneminés,genres dont l'abdomen reste toujours normal et dont le dernier article de la quatrième paire de pattes ne porte pas de crochet terminal.
b) les Pediculoidinés : genres dont l’abdomen peut présenter un grand développement et dont le dernier article de la quatrième paire de pattes est terminé par un erochet.
Cette dernière sous-famille seule présente pour nous quelque intérêt. Elle ne comprend jusqu’à présent que deux genres : Genre Pediculopsis Reut, et genre Pediculoides, Targioni-Tozetti. Le Pediculoides ventricosus, notre Acarien, est l'espèce type, la plus anciennement et la mieux connue du genre. Elle possède quelques particularités tout à fait remarquables :
La forme que prend l’abdomen des femelles à certain stade de leur évolution ;
La viviparité;
Le dimorphisme sexuel très accentué ;
De plus, si la morphologie du mâle ne varie guère, la femelle se présente sous des aspects bien différents, selon son âge ou mieux selon qu’elle est encore vierge ou gravide. D'où la nécessité de décrire séparément les trois formes sous lesquelles peut se rencontrer le Pediculoides ventrico-
sus : femelles jeunes encore vierges — femelles gravides —
mâle.
Jeune femelle. — Sa taille varie. En général elle mesure de 210 à 280 microns de longueur et 80 à 100 microns de largeur. Remarquons que ces chiffres n’ont rien d’absolu et qu’on a trouvé (Loir) des individus ne mesurant que de
HU
60 à 80 microns de longueur, ce qui ferait supposer qu’il existe des races locales.
Le corps est élancé, allongé, cylindroïde. Un sillon transversal, situé entre les deuxième et troisième paires de pattes le divise en deux parties : une partie antérieure, le céphalothorax, et une partie postérieure, l’abdomen. Le céphalothorax, renforcé par un épaississement chitineux des téguments qui lui forme un véritable bouclier, porte sur sa face dorsale, environ à la hauteur de l’intervalle qui sépare les deux premières paires de pattes, une paire de tubereules excavés en forme de cupule à l’intérieur desquels s’insère un gros poil en massue.
Sur les bords du céphalothorax, en avant de la première paire de pattes, s'ouvre de chaque côté un orifice. Ce sont les stigmates par où l’appareil trachéal bien développé chez les femelles communique à l’extérieur.
En avant, à l’extrémité antérieure du corps se trouvent les pièces buccales (rostre) organisées pour la succion. Elles sont du reste de taille très réduite et difficiles à voir. M. Brücker en a fait une étude minutieuse. La bouche s’ouvre sur la ligne médiane au fond d’une cavité relativement développée, formée par un repli du tégument. A l’intérieur de cette cavité se trouvent deux longs stylets aigus, les mandibules ou chelicères, et deux palpes, rudimentaires, terminés par un crochet. L’animal se fixe sur sa proie à l’aide de cette cavité qui forme ventouse adhésive, et du crochet des palpes. Il enfonce alors ses deux chelicères en forme d’aiguille, dans les téguments et aspire le sang qui s'écoule de la blessure ainsi provoquée.
L’abdomen légèrement rétréci à son extrémité postérieure
PE
porte également sur sa face dorsale une plaque chitineuse
elle-même divisée en Geux segments par un sillon trans-
versal.
Tout le corps est recouvert de poils. Sur la face inférieure ils sont petits et ténus. Sur la face dorsale par contre ils prennent un plus grand développement. Il existe en particulier sur le céphalo thorax, près des tubercules, deux longs poils rigides, dirigés en arrière ; sur l’abdomen on trouve quatre paires de poils : une paire antérieure, située en avant de la troisième paire de pattes ; trois paires postérieures insérées en arrière d’une ligne qui réunirait la base des dernières pattes.
Les pattes, comme chez tous les Acariens, sont au nombre de quatre paires, inégalement espacées : les deux paires antérieures sont séparées des deux paires postérieures par un intervalle assez grand. Les deux dernières paires, vues dorsalement, paraissent s’insérer sur l’abdomen. ‘Il n’en est rien, car le céphalo thorax est plus développé en longueur sur la face ventrale que sur la face dorsale. Chaque paire s’insère donc sur la place inférieure du céphalo thorax non directement, mais par l'intermédiaire d’une plaque dite plaque coxale. Les quatre plaques d’insertion du groupe de pattes antérieures sont soudées,ensembleet, se touchant sur la ligne médiane, recouvrent tout le tégument à ce niveau. Au contraire chacune des plaques d'insertion des pattes postérieures, soudées latéralement à celle située du même côté ne sont pas contiguës en dedans, laissant ainsi entre elles une partie du tégument libre.
Chaque patte, bien développée, comprend cinq segments
articulés. Les pattes de la paire antérieure portent à l’ex-
trémité du dernier article fortement poilu une griffe robuste et recourbée en crochet. Cette première paire n’est guère, en raison de la constitution de son dernier segment, qu'un organe de tact et de défense. Les trois autres paires sont terminées par un appareil lamelleux formant ventouse et par deux ongles erochus. Elles servent toutes trois à l’animal à se fixer sur la proie qu’il à choisie. Les deux paires médianes seules, servent à la marche, Toutes ces pattes sontcouvertes de petits poils surtout bien développés, nous l'avons déjà indiqué, sur le dernier article de la première paire.
L’extrémité de la paire postérieure porte, en outre, une très longue soie, contournée en tire-bouchon en son milieu. C’est un organe de tact que l’Acarien laisse trainer derrière lui quand il marche.
Mâle. — Il diffère notablement de la jéune femelle qui vient de naître. Son corps est beaucoup plus ramassé, de forme ovale, bien rétréci à l’extrémité postérieure. Il est beaucoup moins long, mesurant environ de 120 à 200 microns mais est souvent sensiblement plus large : 80 à 100 microns. [ci encore on peut constater des différences de taille assez accentuées et sa longueur peut s’abaisser à 70 microns.
Son corps est comme celui de la femelle séparé en céphalothorax et en abdomen par un sillon transversal. Sur le céphalo thorax il porte une paire de poils rigides mais ne présente sur l’abdomen que trois paires de poils dont les deux dernières seulement paraissenttoujours bien développées. Des quatre paires de pattes, la troisième est un peu plus longue que les autres. Elles sont constituées comme celles de la