‹ Pediculoides VentricosusChapitre 8 sur 24 · PROS · texte numérisé non relu

PROS

charançon et d’autres petits insectes morts.Quelques grains sont rongés et comme avariés. Au microscope l’examen le plus attentif ne découvre rien dans les débris de lépiderme. Mais dans la poussière du criblage on observe, seuls ou dégagés ou bien enchevêtrés dans des débris d’épiderme un certain nombre d'insectes morts ayant tous les caractères de l’insecte décrit en 1850 sous le nom d’Acarus tritiei. C’est la mite du blé, insecte microscopique analogue à l'Acarus Scabiéi qui, sur la peau de l’homme, détermine la gale. C’est là le corps du délit et l'analyse chimique ne ‘découvrit aucune autre substance malfaisante.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que de pareils aceidents se montrent. Il a parfois suffi à des paysans de se reposer contre des meules de blé ou de s’y abriter pendant des orages pour voir cette éruption apparaître. »

Je ne sache pas que pendant près de cinquante ans on ait signalé en France une épidémie sérieuse de dermatose due au Pediculoides. Mais en 1919 il fait sa réapparition en causant dans le port du Havre, les épidémies que nous avons déjà signalées.

En Allemagne de tels accidents semblent êtres rares. Cepeudant on en a signalé en 1882, à Cologne, chez des ouvriers occupés au déchargement d’un bateau de céréales en provenance de Russie. Dans le même pays, en 1919, Andres rapporte dans ie Journal d’entomologie appliquée de Berlin, l'apparition d’une .dermatose prurigineuse chez des meuniers ayant été en contact avec du grain importé de Roumanie. Comme le grain en question était infesté par le cha. rançon du blé, on lui attribua les accidents. Il est plus probable, comme le pense l’auteur, qu’ils ont été provoqués par

le Pediculoides, parasite lui-même du Charançon.

RAR. Ve

En Angleterre, Wills, de Bristol, a publié dans le British dermatologieal Journal (août 1909), toute une série de cas survenus chez des ouvriers qui avaient déchargé un bateau d’orge venant de Casablanca : ces hommes furent atteints d’une éruption papuleuse rosée, du type urticarien, extrêmement prurigineuse, localisée à la face, au cou, au tronc et aux membres supérieurs, mais respectant le dos et les jambes. L'auteur conclut que ces lésions urticariennes sont dues à des poils végétaux existant dans la poussière d'orge, mais comme on trouvait également dans ces poussières des cadavres d’Acariens non identifiables vu leur état de macération on peut penser qu'il s’agit du Pediculoides.

En janvier 1914, une épidémie de dermatose prurigineuse éclate dans les docks de Londres chez des journaliers occu- . pés à décharger des graines de coton venant d'Egypte. Les Pediculoides, responsables de cette affection devaient avoir pullulé dans les'cales à la faveur de la chaleur qui y régnait (environ 22 à 27°).

Ils parasitaient des larves de Gelechia glossypiella (Wilcoks).

En Italie, on publie de temps à autre la relation de quelques épidémies causées par notre Acarien. Déjà en 1875, Targioni-Tozetti rapporte l’observation d’une maladie éruptive chez un laboureur qui transportait des sacs de blé, et trouve le parasite. Plus récemment, en 1909, Ducrey observe une épidémie de dermatose due au contact des grains. Il trouve dans ces grains des Tyroglyphus farinæ et surtout des Pediculoides. Dans 19 familles il trouve chez 96 individus une éruption de taches érythémato-papuleuses ou papulo-vésiculeuses, rosées ou rouges, quelquefois hémorragi-

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