Élève de son père
Arsène Houssaye, M. Yan El ven a représenté une séance de la Commune, qui n'a pu être exposée. Ses Hommages rendus à la statue de Strasbourg sentent beaucoup Irpp le théâtre. La couleur y est trop vive. Cela est exact sans être vrai. Cela a été vu sans avoir été senti. Je ne vois là que les drapeaux, la mise en scène trop bruyante du début du siège de Paris, mais point la résolution et l'idée de devoir, qui étaient réelles et qu'il fallait rendre.
M. Van Marcke*. — Voilà un tableau digne de Troyon, ces Landes du bassin d*Arcachon^ sous ce ciel admirablement peint, ces roches noires ou rousses, ces flaques d'eau; tout est vraiment superbe. On aimerait à demeurer plus longtemps devant cette scène.
M. Veyrassat. — Deux toiles excellentes : Le Relai de chevaux de halage sur la Seine, et la Maréchcderie dt village. Un sentiment profond et vrai de la réalité. De la lumière et de l'air, en un mot de la vie.
M. Washington*. — C'est un Marseillais et non pas un Américain, et un Marseillais qui a pris pour habitude de peindre les scènes algériennes, comme son compatriote H. Reynaud se plaît aux scènes italiennes, aux pêcheuses ou aux ^azzarom napolitains. II y a une couleur vaillante et une lumière d'Orient dans les ^aurn^ du sud de M. Washington, et on s'arrêterait volontiers dans cette oasis.
C'est d'ailleurs ce que nous ferons, après ces rapides arrêts jetés sur la plupart des peintres minores qui forment aujourd'hui l'état-major, plus nombreux qu'éminent, de notre école française. Nous serons à peo près complets dans notre étude, lorsque nous aurons dit quelques mots des dessinateurs, des peintres d'aquarelles, des graveurs et des architectes.