La lithographie n'y fui admise qu'en
2. Le peintre et conventionnel David avait fait instituer le jury. Plus tard, le pouvoir exécutif s'était réservé de nommer ces jurés. Kn 1848, le scrutin des artistes élut fort intelligemment quinze peintres^ onze sculpteurs, cinq graveurs, cinq architectes et quatre lithographes. La proportion était fort bonne.
XU PRÉFACE.
Les Expositions avaient eu lieu jusqu'en 1848 au Louvre. En 1849, le Salon fut installé aux Tuileries; en 18^0, 1851 et 1852, dans les galeries du Palais- Royal; en 1863, faubourg Poissonnière^ dans Tancien hdtel des Menus-Plaisirs. L*exposition universelle de 1855 se tint dans les bâtiments provisoires de l'avenue Montaigne; depuis, le Salon a été logé, tant bien que mal, au palais de l'Industrie des Champs- Elysées.
On avait, en 1863, fait une innovation dans le système des expositions, en ouvrant, à côté du Salon officiel, ce qu'on appela le Salon des Refusés^ et où s'étalaient, dans leur originalité ou leur sottise, les œuvres déclarées indignes. Nous n'avons gardé de cette exhibition bizarre mais curieuse que le souvenir de certaines peintures fort remarquables de M. Manet, et celui d'un tableau de M. Colin Gustave représentant des Basques jouant à la paume sous une lumière crue et dans un paysage incandescent.
Ce court exposé de l'histoire du développement progressif des Salons aura montré comment, à travers même nos révolutions et nos épreuves nationales, le sentiment, le culte de l'art n'ont point disparu en France. Il y avait au Salon de 1814, à la veille de Waterloo, 1359 œuvres d'art.; quatre ans après, au lendemain de nos désastres, au Salon de 1817, les artistes français envoyaient 1064 ouvrages. Ce Salon de 1817 a eu, on peut le dire, son pendant en 1872 dans le Salon qui succédait aux épreuves des dernières guerres, guerre étrangère et guerre civile. Ce sont là comme des Salons climatériqueSy si je puis dire,