‹ Peintres et sculpteurs contemporainsChapitre 87 sur 151 · Élève de M. L. Fleury. Médailles en 1867| 1868 et · texte numérisé non relu

Élève de M. L. Fleury. Médailles en 1867| 1868 et

deux pages remarquables et d'une poésie très-vigon* reuse. M. Bernier, qui est Alsacien, connaît la Bretagne comme un Armoricain. Il nous la montre en janvier j avec le dur travail du labour, la charrue sillonnant la terre, la paysanne aidant son homme à cette CEUvre d'où naît le blé ; puis en aoûty en pleine vie, avec du soleil dans les feuilles, de la lumière dans rétroit sentier, une coloration saine et puissante. Toilà vraiment de la solide peinture agreste, sans procédé et sans affectation, quelque chose comme du Pierre Dupont au pinceau.

M. Boudin demeure fidèle à ses marines; M. Michel Bouquet^ est toujours maître dans son art particulier : sa Marée basse et son Soleil levant sur faïence valent ses meilleurs ouvrages. H. Ferdinand Gbaigneau' au* rait pu envoyer au Salon des œuvres d'une dimension plus grande que ses Moutons et son étude de la forêt de Fontainebleau, mais on retrouve son talent sympathique et sa touche sans prétention dans cette étude du BaS'BrèaUy où nous avons tant de fois passé, au pied de ces mêmes arbres, et dans ce troupeau qui court là-bas, dans le bois roussi par l'hiver.

Les deux tableaux de M. Corot, au Salon de 1872, ne constituent point un progrès, et sont bien inférieurs à une lumineuse petite Vue de Douai^ que l'artiste avait exposée peu auparavant place Vendôme. L'une de ses deux dernières toiles, Près d'Arras esi cependant un paysage frais, lumineux, argenté, avec ses herbes où le printemps pique ses fleurettes. Quant au Souvenir de • Ville^-d'Avray , imaginez un de ces paysages charmants comme en rêve Corot, et laissez tomber sur lui une pluie de petits morceaux de pa-r pier, vous obtiendrez Teffer papillottant que produit

1. Médaille de 3" classe en 1839, de 2' classe en 1847 et 1848.

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