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cours de Rome, il avait eu déjà des disciples; une foule de camarades Tavaient dès lors choisi pour leur maître; il n'était pas seulement un émule admiré, il était comme un chef d'école. Partout où il allait, il devenait aussitôt un centre d'attraction; il avait des imitateurs, j'allais dire des fanatiques. Il retrouva à Rome la situation qu'il avait eue à Paris. D'oi^i venait cette autorité, à l'âge de vingt-deux ans? C'est qu'il n'avait pas seulement le talent, la supériorité, c'est qu'il avait aussi la décision, la hardiesse, l'audace à se lancer en avant, cette chaleur communicative qui entraîne les hommes sur le terrain de l'art comme sur les champs de hataille. Il portait au front le signe mystérieux dés hommes faits pour commander.

Chef d'école il était né en etïet, et c'était un chef d'école que la peinture française attendait en ce moment. Le douhle mouvement en sens si divers imprimé à l'art aussi bien par Ingres que par Delacroix, après quarante années, s'était épuisé. On était tombé, d'une part, dans le réalisme brutal et vulgaire; de l'autre, dans le genre étroit et mesquin. L'inspiration, le souffle, l'idéal manquaient également partout. La France est trop bien née pour supporter longtemps ou ce qui est laid ou ce qui est médiocre. La jeunesse sentait dans tous les ateliers le besoin de sortir de l'impasse oi^i elle était acculée; elle appelait de tous ses vœux l'artiste favorisé du ciel (jui l'aiderait à en sortir, qui briserait les murs de la prison où tous s'étiolaient, qui ouvrirait à l'inspiration des voies nouvelles et de nouveaux horizons.

Qui de nous, qui de nous va devenir un dieu?

Regnault ne se connaissait pas bien encore, mais beaucoup le pressentaient. Élève d'abord d'un disciple de M. Ingres, M. Lamothe, il avait appris dans son atelier à dessiner avec autant de correction que de force. Ses portraits à la mine de plomb à l'Exposition de ses œuvres, en 1872, ont étonné ceux qui le croyaient trop occupé de la couleur pour savoir dessiner ou pour en prendre la peine. Mais, dès la jeunesse, c'est de la couleur surtout que Regnault était épris, et par là il était vraiment peintre : son admiration, dès l'adolescence, était allée droit aux Noces de Cana de Véronèse. Lorsqu'il était entré à l'École des Beaux- Arts, il avait choisi l'atelier de Pils, qui passait alors pour le plus coloriste des trois professeurs officiels entre lesquels la jeunesse avait le choix. Après avoir remporté le prix de Rome en 1866, il partait pour l'Italie tout plein d'ardeur et de joyeuses espérances. Ce qu'il serait un jour, il l'ignorait, mais il était résolu à ne pas être un artiste médiocre. Son ambition n'aspirait au succès par aucun petit moyen ; il ne connaissait et ne connut aucune basse jalousie; il ne comptait que sur ses forces pour prendre son rang; mais ce rang, il ne le voulait que le premier. Le talent d'un autre, en quelque genre que ce fût, ne l'irritait pas, mais lui inspirait une nouvelle ardeur au travail, une flamme nouvelle, aiguillonnait en lui un nouvel effort ; il ne voulait pas même lui demeurer égal ; il voulait arriver à le dépasser, à le battre sur son propre

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terrain. Quand il ne lui resterait plus à vaincre que lui-même, cette victoire encore, il la voulait remporter, incapable de se reposer sur les lauriers conquis, prétendant toujours aller plus loin, se surpasser sans cesse lui-même. Il s'élançait, semblable à un jeune héros antique, à la conquête du monde.

Je ne sais si jamais homme a débuté dans la vie avec autant de dons heureux de la nature, avec autant de complicités favorables du sort. Il avait reçu de son père un nom illustre qu'il devait illustrer encore, et qui d'abord lui ouvrait toutes les portes; il n'avait point eu, comme d'autres, en des débuts pénibles, à lutter pour la vie, traînant souvent encore des cliarges comme autant de boulets aux pieds; il pouvait, pour son travail d'artiste, ne se refuser ni un voyage, ni une étoffe précieuse. A. une constitution physique infatigable, résistant à toutes les fatigues, à tous les accidents, à toutes les imprudences même, à des membres souples, agiles, il joignait un visage distingué, une physionomie iieureuse, les yeux les plus vifs du monde; à la meilleure éducation d'iiomme du monde il réunissait les dons les plus aimables, la sociabilité la plus gracieuse. Toutes les femmes disaient de lui : « Il a le charme », et les hommes le disaient aussi. On aurait plus vite fait le compte des talents qui lui manquaient que de ceux qu'il possédait. Il n'était ni inhabile à manier les hommes, ni inintelligent de ses propres intérêts, sans qu'on pût lui reprocher d'être ni un intrigant, ni un esprit trop habile. Il était dans les choses de la vie plein de sens

et de tact. Il avait pour la musique des dons extraordinaires. Sa voix de ténor était l'une des plus pures, des plus fraîches, des plus délicieusement timbrées que l'on pût imaginer; il eût été un grand chanteur s'il lui eût plu de chanter ailleurs que dans les salons, où il était si recherché. Avec quelle intelligence il se servait de cette voix, comme il comprenait la musique et la sentait — ceux qui à la villa Médicis, au salon de M. Hébert ou à celui des pensionnaires, l'ont entendu chanter le grand récitatif du Tannhauser, la prière du Prophète, le Faust de M. Gounod, le Don Juan de Mozart ou les mélodies de ses camarades, les compositeurs de musique, Charles Lenepveu et Emile Pessard, ceux-là le savent : ils conservent dans Toreille et ne perdront jamais le son de cette voix, tout à la fois douce et chaude, et qui savait si bien ressentir et communiquer l'émotion. Il avait reçu, chose trop rare parmi les artistes, une excellente éducation httéraire; il aimait les poètes, il n'eût tenu qu'à lui d'être un remarquable écrivain. Ses lettres intimes publiées par les soins d'un ami ont montré comment, avant vingt-cinq ans, il savait manier sa langue ^ Que d'étonnantes descriptions dans cette correspondance! Que de récits pittoresques! Gomme il trouva toujours le mot juste et vif! Quel mélange d'éloquence, de poésie, de gaieté, d'élévation et de familiarité! Quehe sincérité toujours!

1. Correspondance de Henri Rer/nault, un vol. Charpentier, édi teiir.

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C'était un bien grand péril pour un jeune homme que tant d'aptitudes diverses. Il lui eût été facile de s'engourdir parmi les succès rapides que tant d'avantages lui donnaient; il lui eût été plus facile encore de se disperser, de se borner à être en toutes choses le premier des amateurs. Heureusement, entre tant de talents, un talent était plus grand que tous les autres; entre tant de goûts divers, un goût était plus vif. Il aimait chanter, il aimait écrire, il aimait monter à cheval, se distinguer à tous les exercices du corps, briller dans les salons, mais il est une chose qu'il aimait avec passion, la peinture. Tout le reste était distraction, dépense d'une exubérance de vie; mais une seule chose possédait sans cesse sa pensée, une seule chose était l'objet de son ambition : la peinture. C'est elle qu'il avait aimée dès l'enfance, c'est par elle qu'il aspirait à se faire un nom. Rien, môme un jour, n'était capable de la lui faire oublier. Il portait Kl son incessant effort, son énergie, sa volonté.

Il vit Florence, il vit Rome, il reçut de toutes leurs merveilles comme un coup. La chapelle Sixtine surtout le terrassa. Michel-Ange lui apparut comme un géant. Le mot revient sans cesse dans ses lettres. Mais, tout en admirant et Michel-Ange et Raphaël, il sentit qu'il avait en ce moment peu à profiter d'eux. Il se trouvait plus eflVayé qu'excité par leur génie. L'imitation des maîtres est surtout féconde pour ceux (jui sont nés disciples; les personnalités vigoureuses ont plus à perdre qu'à gagner à l'étude trop patiente

et trop prolongée des chefs-d'œuvre. Elles risquent de perdre leurs propres qualités en essayant d'acquérir celles des autres. Pour s'être trop appliqué à entrer dans le génie d'un maître, on oublie le sien propre; on devient incapable de voir autrement que par les yeux d'autrui : de là vient que toutes les écoles, si propres à développer les hommes de talent, produisent si rarement des artistes originaux. Regnault se sentait peu de disposition à être, comme il le disait, (( un Vasari ». Rome n'est pas non plus un pays de coloristes, et Regnault le sentit d'abord. Les chauchards et les hourrains^ avec leurs grands chapeaux pointus et leurs amples manteaux, le laissèrent froid. Tout le monde, depuis Léopold Robert et M. Schnetz, n'avait-il pas assez fait de Romaines à la jupe rayée, à la pièce d'étoffe blanche sur la tête? Ce n'était pas de ce côté qu'une voie nouvelle pouvait s'ouvrir.

Il vit Sorrente et l'admirable golfe de Naples. Là, la lumière l'émerveilla; il voulut s'arrêter, faire des études : la fièvre le chassa. Il revint à Rome. Ce fut alors qu'il rencontra le jeune peintre espagnol Fortuny, qui venait de se fixer dans la ville éternelle, dont le nom, destiné à faire tant de bruit, n'était encore connu que des artistes et de quelques amateurs. Regnault visita son atelier ; il en sortit un autre homme. L'éclair attendu avait traversé le ciel; de cette heure-là Regnault se connut lui-même.

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On a remarqué qu'une révolution artistique ou littéraire ne va guère sans une rénovation dans les procédés d'exécution. Il n'y a, pour ainsi dire, de sensibles à la masse que les innovations qui atteignent la forme. On peut aller plus loin et dire que c'est toujours par la forme que la révolution doit commencer, alors même que plus tard elle atteindra le fond. Il faut aux hommes un signe qui frappe les yeux, qui devienne comme un drapeau jeté au milieu de l'arène; les uns s'y précipitent pour l'attaquer, les autres pour le défendre, et c'est de cette lutte qui surexcite toutes les énergies que sort définitivement le progrès. A part l'école du paysage, qui suivait sa route, laborieuse et assez dédaignée, il n'y avait pas de coloristes en France. Regnault se sentait né pour être un coloriste, mais il sentait en même temps qu'il n'était fait pour l'être ni à la façon des Vénitiens, ni à celle des Hollandais, ni même à celle de Delacroix. Ce qu'il éprouvait le besoin de rendre plus encore que la diversité de la couleur, c'était la lumière dans son intensité, dans son éblouissant éclat, cette lumière qui, à Naples, avait tant réjoui ses yeux. Or le principe du coloris français, emprunté à l'école bolonaise, était d'atteindre à la vigueur du ton et au relief par la puissance et l'épaisseur des ombres, par le contraste des parties sombres et des parties éclairées,

Tabus du clair-obscur. Ce n'était pas ainsi que l'œil de Regnault voyait la nature depuis qu'il s'était ouvert à la splendeur du midi. Il entra chez Fortuny : il vit là une peinture toute nouvelle. Des couleurs éclatantes s'enlevant sur des couleurs éclatantes, une palette éblouissante, le peintre ou l'aquarelliste osant lutter avec le soleil lui-même, les ombres fines et transparentes, l'œil inondé de splendeurs, réjoui par l'or, la pourpre et l'azur jusqu'à en être troublé. Oui, c'était bien ainsi qu'à lui aussi, depuis qu'il avait quitté la France, apparaissait la peinture.

Il n'eut pas une heure d'hésitation. Certains tâtonnent, réfléchissent, se défient et regardent sans cesse en arrière. Chez Regnault, né pour faction, la première des qualités était la décision prompte et définitive. Lui aussi eût pu dire, comme Napoléon, qu'il n'y avait jamais eu une minute d'intervalle chez lui entre une pensée et le commencement de f exécution. C'était un changement absolu à introduire dans sa manière de peindre ; parlons plus juste, c'était un métier tout entier à apprendre; mais, dans ce nouvel apprentissage, il n'y avait rien qui pût l'effrayer. Ce que Fortuny avait fait, pourquoi ne le ferait-il pas lui-même? Pourquoi n'irait-il pas par delà Fortuny lui aussi? Il saurait bien arracher les secrets de cet art nouveau, les découvrir sans les emprunter, y ajouter encore. Ce nom de Fortuny fut pour lui, pendant les années qui suivirent, le grand et puissant stimulant. Il revenait sans cesse à ses tableaux, à ses aquarelles, non pour lui porter envie, mais pour se

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surexciter lui-même. Il le vante à tous ses amis dans sa correspondance. « Ah ! Fortuny, s'écrie-t-iL tu m'empêches de dormir! »

Il se mit à la tâche avec une indomptable ardeur, une volonté sans relâche; il y apporta l'énergie qu'il apportait à toutes choses, à sauter, à chanter, à monter à cheval, qu'il apportait à peindre surtout. Il était de ceux qu'aucune difficulté ne rebute quand une fois le parti est pris. Il avait au front le pli droit entre les deux sourcils où les physiologistes ont toujours vu le signe de la forte volonté. Ou plutôt est-il juste de parler ici de volonté au sens oii les moralistes entendent d'ordinaire ce mot : l'effort fait à froid, la domination exercée sur ses actes et ses décisions, la victoire remportée sur soi-même? Regnault n'avait pas besoin de se vaincre. Ce qui le menait, c'était son instinct, c'était son tempérament. Une voix parlait en lui qui l'entraînait comme il entraînait les autres. Dès que cette voix avait parlé, il marchait, il s'élançait, il volait. La nature l'avait fait tout fougue, tout ardeur, il était incapable de rien faire à demi. Il se précipitait avec l'élan d'un cavalier emporté en pleine mêlée, au cœur de la bataille. En avant, toujours en avant! Quel effort eût pu coûter à cette passion ardente? De quelle victoire sur lui-même avait-il besoin pour obéir à ce démon intérieur? Où eùt-il pu mettre sa joie, sinon à le suivre? Cette passion tout à la fois généreuse et égoïste qui ne voit rien en dehors d'elle, que rien ne peut arrêter, qui triomphe de tous les obstacles, qui soulève les montagnes, qui

fait les grands artistes comme elle fait les grands saints, cette passion était le fond de son âme.

L'Espagne avait fait Fortuny; Regnault n'eut qu'une pensée, voir l'Espagne. Au milieu de l'année 1868, il part pour l'Espagne. Il n'a pas plus tôt franchi les Pyrénées, qu'il sent que cette fois il est bien chez lui. De Bilbao à Burgos, Avila, Madrid, Tolède, son voyage est un enchantement qui croît de jour en jour, d'heure en heure. Les cathédrales, les rues, les marchés, le ciel, l'art et la nature, tout le ravit, tout l'enchante. Son œil boit avidement la belle lumière, éblouissante et limpide. Il faut lire toute la série des lettres de sa correspondance, où s'expriment chaque jour, toutes vives, toutes chaudes, ses impressions. Aucune analyse n'en pourrait donner l'idée. Il se fixe à Madrid; il y a là les musées, la peinture espagnole, il y a là surtout Vélasquez, « le peintre le plus peintre qui ait été ». Vélasquez devient son maître, son dieu. Ces peintres espagnols ne ressemblent pas aux maîtres italiens, si puissants, si majestueux, si profonds, qu'ils l'effrayent; les peintres espagnols sont abordables, ils invitent à venir à eux; ils n'ont rien dédaigné, « ni les petits, ni les mendiants, ni les pouilleux ». Regnault doit une copie, comme pensionnaire de Rome, l'année suivante ; il l'entreprend aussitôt pour s'exercer, par la lutte, avec les maîtres

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espagnols, pour leur ravir les secrets de leur coloris. C'est à Vélasquez qu'il s'attaque, au plus étonnant tableau de Vélasquez, au tableau des Lances, a Ce n'est plus de la peinture, écrit-il dans son enthousiasme, c'est une fenêtre ouverte sur la nature. »

Il faut, pour en rendre les tons, inventer sans cesse de nouveaux moyens de peindre. Henri Regnault est attelé à ce gigantesque travail lorsqu'un grand événement, la révolution de 1868, survient : Isabelle est détrônée. Nous trouvons dans ses lettres le récit plein de couleur et de vie de cette révolution : la population de Madrid tout en armes et tout en fêtes, les drapeaux promenés, les cris de : « Vive la nation! à bas les Bourbons I » les haillons superbes, les postes partout organisés, Madrid transformé en un camp, et, au milieu de tout cela, le peuple calme dans la victoire; point de violences contre les personnes ni les biens. Regnault est émerveillé, ravi. 11 voit Prim faire son entrée triomphale au milieu des acclamations frénétiques. Il résout aussit(jt de faire le portrait de Prim à cheval; il se met à la ])esogne, plein d'entrain. L'ordre se rétablit, le gouvernement provisoire s'organise. Regnault loue un vaste atelier avec Glairin et son camarade Laguillerniie. Ils travaillent là tous trois une partie de la journée, puis ils courent visiter les coins et les recoins de Madrid, cherchant partout dans la vie des sujets de peinture, dans la lumière -la joie des yeux. Sa prodigieuse activité se dépense en tous sens. Une heure, il est dans les salons des grands personnages du jour qui le

reçoivent dans leur familiarité; l'heure suivante, il est dans quelque cabaret perdu, quelque « Lapin- Blanc y> de Madrid, c'est son mot, écoutant les chanteurs, regardant les danseuses, au miheu des toreros; il fréquente les gitanes, il lie amitié avec eux, les fait poser dans son atelier, devient le parrain de leurs enfants, se fait appeler par eux le senor don Enrique; il les étonne par son agilité et sa force, les épate^ comme il le dit, en marchant sur les mains et sautant deux chaises à pieds joints et cinq avec élan. « Enfin, s'écrie-t-il plein de gaieté, j'ai trouvé des gens qui me comprennent! » Puis vient le carnaval, il en partage toutes les folies, il en décrit la verve emportée; il manque s'empoisonner en coupant un morceau de pain avec son couteau à palette. Le travail pourtant avance sans cesse; le portrait de Prim est achevé, sans parler d'innombrables études, dessins, aquarelles. Sa vie ressemble à un tourbillon au miheu duquel il trouve du temps pour tout, au milieu duquel pas un jour n'a été perdu pour son art. Il faut écouter au moins le récit d'une de ses journées : « Je me suis promis d'écrire demain à X***, mais demain sera comme aujourd'hui : demain, je n'aurai pas une minute à moi. A huit heures moins un quart, un mendiant, pour terminer une étude commencée aujourd'hui ; à onze heures et demie, visite au Fomente pour voir un beau Goya; à une heure, séance pour un petit portrait que je fais de Mme de Barck ', en

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