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l'atmosphère fait défaut. Ce n'est pas moi seulement, c'est à peu près tous les spectateurs que ces choses ont frappés. Chaque année, ou peu s'en faut, avec un portrait le peintre exposait un tableau. On regardait le tableau avec curiosité, avec bienveillance, avec un sincère désir de l'admirer : on n'y réussissait pas. Je viens de revoir les tableaux de Bastien-Lepage et je ne suis pas venu à bout de me réconcilier tout à fait avec eux. Cependant le mystère commence à s'éclaircir.
Beaucoup avaient pensé et j'avais pensé moi-même que l'œil de Bastien-Lepage n'apercevait pas l'atmosphère; que les objets, quelle que fût la distance, lui apparaissaient plus grands ou plus petits, ainsi que les voient les Chinois et les Japonais, mais comme sur un même plan, à la façon d'une tapisserie. Nous nous trompions. Bastien-Lepage voyait fort bien l'atmosphère et je n'en veux pour preuve que ses paysages où il y a de l'air autant que de la couleur et de la lumière. C'est lorsqu'il introduit des figures dans ses paysages que l'équilibre est aussitôt rompu, (jue l'atmosphère semble disparaître, que le ciel ou le dernier plan s'avancent au premier plan. Comment expliquer ce fait singulier?
Ou je me trompe encore, ou voici l'explication. C'est que la peinture d'intérieur est autrement facile que la peinture en plein air; c'est aussi que les procédés à l'aide desquels l'artiste peut l'exécuter sont depuis longtemps découverts et pratiqués. C'est dans l'atelier que le peintre apprend son art. Le jour y tombe par une large baie projetant en certains endroits une
intense lumière, tandis qu'ailleurs les demi-tons et les ombres varient leurs effets. De son maître l'élève apprend à rendre tour à tour ou la pleine lumière ou les demi-teintes et la pénombre; il continue à l'apprendre quand il visite les musées et regarde les chefs-d'œuvre du passé. La route lui est aisée, elle est toute frayée. En revanche, combien d'artistes ont abordé la peinture en plein air? Les paysagistes sans doute, et je conviens qu'en notre siècle surtout ils ont fait des merveilles. Ici aussi on n'a plus qu'à les prendre pour guides. Mais les paysagistes. Millet excepté, n'ont guère peint que la terre et le ciel, la mer, les arbres, les prés et les champs, les nuages qui courent au firmament; la figure humaine tient chez eux bien peu de place, lors même qu'elle n'est pas tout à fait absente. Que devient cette figure dans la lumière qui l'enveloppe de toutes parts, sans ombres pour marquer le contour ou faire sentir le relief, avec le brillant soleil qui efface les détails? Ici, tout est à créer pour les procédés d'exécution, et combien la difficulté n'estelle pas plus grande ! Nous tous qui vivons dans les appartements, qui sommes habitués à regarder l'humanité dans nos chambres étroites et obscures, peutêtre ne l'avons-nous jamais bien regardée dans le plein air; peut-être, quand nous l'y rencontrons, ne l'avons-nous jamais bien vue là telle qu'elle y était réellement, et non telle que nous nous la figurions d'après les habitudes prises par nos yeux et que nous avons peine à rompre. L'entreprise de Bastien-Lepage était une entreprise hardie autant que malaisée. Ses
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efforts, je le crains, n'ont jamais été tout à fait lieureux ; et c'est ici surtout que je regrette que la mort l'ait pris sitôt. Eùt-il jamais pu être un plus excellent peintre d'intérieur qu'il ne l'a été dans sa Forge, dans son Petit ramoneur, dans nombre de ses portraits? j'en doute réellement; mais je suis convaincu que le peintre du plein air n'avait pas donné sa mesure. J'aime à penser que, s'il eut vécu, il eût su trouver les moyens qu'il cherchait toujours de rendre à la fois et la limpidité du plein air et la solidité de la figure humaine avec la délicatesse de son modelé; et si, avec sa prodigieuse habileté de main, il eût jusqu'au bout échoué dans sa tentative, c'est probablement qu'elle eût dépassé les ressources dont dispose l'art actuel de la peinture.
Après avoir parlé du peintre, il ûiut examiner rapidement ce qu'était l'artiste.
Si la première faculté de l'artiste est l'imagination, le don de créer, cette faculté me paraît n'avoir manqué à personne plus qu'à Bastien-Lepage. L'invention de ses tableaux, là oli il a fallu inventer, est des plus pauvres. On ne s'étonne pas qu'il n'ait que médiocrement réussi dans ses compositions d'école et que le grand prix de Rome lui ait par deux fois échappé. Je doute qu'il eût jamais pu, rfuclque peine qu'il y eût prise, réussir à composer des tableaux intéressants. Chez lui l'action est toujours à peu près nulle.
Ni l'histoire sacrée ni l'histoire profane ne l'ont tenté, hormis de hien rares exceptions. Sa Jeanne cl" Arc est plutôt étrange qu'autre chose; sa Calypso n'est qu'une gracieuse académie de femme nue pour laquelle il a cherché dans la mythologie un nom de haptême. Son Joh n'est, lui non plus, qu'une académie; son Ophélie est franchement exécrable. Une seule fois il s'est inspiré de l'Évangile, et c'a été pour faire, au sens religieux, une monstruosité, pour nous montrer au soleil levant les trois croix du Golgotha, alors que, d'après la légende chrétienne, le Christ avait été détaché de la croix et enseveli le soir même du jour de son supplice.
Mais la vie réelle est tout aussi pleine de sujets dramatiques ou passionnés que la légende, l'histoire et la poésie. Aucun d'eux n'a attiré Bastien-Lepage. Il n'y a certes d'action ni dans la Récolte des pommes de terre ni dans les Foins; il faut quelque bonne volonté pour en trouver une très vive dans le Mendiant, dans le Père Jacques ou dans V Amour an village. A défaut de l'action, on voudrait du moins un accord, une harmonie entre les personnages et la nature qui les entoure. Un tableau est un ensemble où tout se soutient et s'appuie, où tout concourt à une même impression : ici vous cherchez vainement ce rapport et cette harmonie. Dans les Foins, par exemple, vous pourriez Jjouleverser toute la scène, mettre à gauche les arbres qui sont à droite, ou à droite ceux qui sont à gauche, changer les lignes du fond : le tableau n'en vaudrait ni mieux ni pis. Les personnages ne sont pas chez
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eux dans le paysage; ils ne l'habitent pas ; ils s'y promènent par hasard.
Et encore, telle qu'elle est, voit-on que cette composition si banale a donné grand mal à l'auteur. Il n'a pas moins de trois ou quatre fois changé la position de son faneur endormi, relevé, puis étendu une jambe ou l'autre : ce paysan, malgré ces tâtonnements et ces essais, n'en reste pas moins détestable. Bastien projetait un tableau qui aurait eu pour sujet VEnterrcment d'une jeune fille au village : il a fait à ce propos deux esquisses et trois ou quatre dessins, il n'est arrivé à voir un peu nettement que le groupe des trois jeunes filles qui marchent en tète du convoi, l'aînée portant la bannière blanche.
Pas plus qu'il n'a d'action, de mouvement et dévie dans ses compositions, il n'en a dans les figures mêmes, lorsqu'il est forcé de les tirer de son imagination. Sa femme assise du tableau des Foins est certainement une robuste et saine créature; mais il est impossible de regarder devant soi d'un air plus vague, plus hébété, plus parfaitement stupide : il l'a calomniée, sa compatriote lorraine ! Ses personnages ne sont pas seulement, en général, dépourvus d'expression et de pensée : ils sont aussi comme dépourvus de souplesse et de mobilité. On dirait qu'un photographe les a fixés devant son objectif et leur a crié : (.( Et maintenant ne bougeons plus ! >^ Mieux encore, on dirait qu'un dieu méchant les a pétrifiés. On ne sent presque jamais en eux des êtres vivants qui une minute auparavant faisaient autre chose et
feront à la minute suivante autre chose encore. Ils sont figés dans une attitude. Regardez cette femme qui verse dans un sac les pommes de terre : ne semble-t-il pas que pendant l'éternité entière elle va verser ces pommes de terre dans ce sac ? Regardez dans le Père Jacques, h gauche, cette fillette qui cueille une fleur : ne scmble-t-il pas qu'elle n'aura jamais fini de la cueillir ?
Et si la faculté de donner la vie aux sujets et aux personnages qu'il tire de son imagination manque à Bastien-Lepage, est-ce par le sentiment du beau qu'il vaut comme artiste ? Pas davantage. Ce que je puis dire de plus flatteur de lui, c'est qu'il n'a pas recherché la laideur de parti pris et par système, comme bien d'autres de notre temps ; il n'a pas enlaidi l'humanité; il ne l'a pas embellie non plus. Parlons mieux, il n'a pas cherché la Beauté, qui est, elle aussi, sur la terre, quoi qu'on en dise, et que savent bien trouver ceux qui en sont épris. Même quand il a choisi ce charmant sujet de l'Amour au village, il ne s'est pas préoccupé d'associer la beauté à l'amour; et certes il en était le maître, et certes encore l'association eût été ici à sa place s'il voulait que l'impression de son œuvre fût complète. On aura beau accumuler toutes les théories, mettre même les esthéticiens au défi de jamais expliquer ce qu'est la Beauté, on n'empêchera pas les hommes de la sentir et de l'aimer : elle est le rayon lumineux (|ui console de tant de choses sur notre terre ! Elle restera la divinité immortelle, son culte, la religion de tous les temps et de tous les
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lieux. Les plus grands entre les artistes seront ceux qui l'ont aimée davantage et ont su le mieux faire voir sa splendeur à nos yeux ravis.
Ce qu'a été Bastien-Lepage, c'a été un puissant réaliste. Par là il est comparable aux plus grands. S'il a été peu capaljle d'inventer et de créer, il a su voir admirablement. Il ne réussit pas à communiquer le m(juvement et la vie aux figures qu'il tire de luimême; mais, quand il rencontre sur sa route des personnages vivants, il les saisit et les exprime dans toute leur vérité et toute leur énergie. Il ne sait pas composer un tableau, cboisir et grouper des accessoires; mais, quand la réalité lui offre le tableau et qu'il est besoin pour lui de savoir seulement le comprendre et l'interpréter, il ne le cède à aucun. Un forgeron qu'il a vu dans sa forge, un ramoneur qu'il a vu tout noir de suie, mangeant son gros morceau de pain blanc et sa tranche de jambon et jetant quelques fragments de son déjeuner aux chats qui le regardent attentifs, envieux et gourmands : il ne lui faut pas davantage pour faire une œuvre excellente.
C'est pour cela qu'il a été un si remarqual)le portraitiste. Il s'est posé devant ses modèles sans souci de les flatter, de rendre leurs traits plus corrects, de rapetisser leur bouche ou d'allonger leurs cils, d'ôter des rides de leur front ou des fils blancs de leur chevelure. Sa seule préoccupation a été de les jeter sur la toile tels qu'ils étaient devant lui. Et ce n'est i)as la ressemblance physicjue seulement ({u'il a rendue, la ressendilance matérielle e( l'apparence : il enli'c
plus avant dans la réalité. Il cherche à voir clair dans son modèle et il y parvient; il arrive jusqu'à ce caractère qui fait l'expression d'une physionomie comme elle en fait l'unité, qui domine tel ou tel trait particulier donné par le hasard, qui est, pour l'appeler de son vrai nom, la manifestation de la personnalité intime. Quels portraits parlants que ceux de M. Andrieux, de M. Wallon, de M. André Theuriet, de Mme Drouet, de M. Alhert Wolff! Que de choses ils disent aux psychologues, et quelle collection inappréciable serait pour un Michelet futur, par exemple, une galerie des personnages illustres de notre temps peinte de la main d'un Bastien-Lepage î
Ce sont comme autant de tableaux achevés que tous ces portraits. Le Parisien, la Parisienne mieux encore, n'ont pas besoin que l'artiste ait pour eux de l'imagination. Ils se sont fait leur cadre. Ils ont choisi leurs meubles comme leur costume. Selon leur rang social et leurs goûts, ils se sont entourés des couleurs, des œuvres d'art qui leur agréent; entre eux et ce qui les entoure on sent une affinité et une harmonie. Bastien-Lepage n'a point été de ces peintres de portraits qui tiennent à habiller eux-mêmes leurs modèles, qui leur imposent telle forme de robe et telle nuance suivant les effets de palette qu'ils veulent produire et le talent d'exécutant qu'ils se connaissent. Ces modèles, il les a vus chez eux, rendus dans l'intérieur qui était le leur, dans leur allure familière et aisée. Avec lui nous entrons chez eux, nous vivons de leur vie. Ce ne sont pas de simples
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ornements pour l'œil que ces accessoires groupés autour de la figure. On peut en goûter l'exécution délicate, qui réjouit et repose l'œil sans attirer l'attention plus qu'il ne sied ; mais leur grand mérite, c'est tout ce qu'ils nous apprennent sur les goûts de la personne, sur ses habitudes, ses mœurs, son caractère. Ce seront, je le disais, de précieux documents pour l'histoire de la vie française, aux environs de 1880, que les petits portraits de Bastien-Lepage. Que tirera-t-on, en revanche, de tant de portraits pompeux qui ont fait un beau tapage à nos Salons? Quelques renseignements sur la mode... et encore!
Le plus vit attrait de la critique d'art, comme de la critique littéraire, sa recherche la plus intéressante, c'est, au travers de l'œuvre, d'arriver à l'homme. Ou je me trompe fort, ou, après avoir pris la peine d'étudier cette exposition, on connaît bien Bastien-Lepage. Ni homme d'imagination ni poète, tel il m'apparaît. Ni ses portraits ni ses peintures de la nature, bien ((u'à coup sûr il ait aimé la campagne, les champs et les prés, ne nous font rêver, et certainement il a peu ivvé lui-même. Il n'a rien d'un Corot; rien non plus de ce que l'on trouvera dans les romans de son coml)atriote, M. Theuriet, dont il a pourtant fait un si beau l)ortrait. La poésie divine des choses lui échappe. Il est un certain au delà où son ànie n'a pas pénétré.
Il n'est pas davantage un passionné. Sa main, pas plus que son cerveau, ne connaît la fièvre. Point d'emportement; jamais de fougue ni de désordre; il reste toujours maître de lui, tout entier à ce qu'il peint, apportant partout la même conscience, la même sérénité, la même sûreté.
En revanche, un observateur et un méditatif, toujours attentif et recueilli. Dans le monde il était réservé, taciturne, et l'on prenait aisément cette taciturnité et cette réserve pour de la hauteur : il était au fond un timide et qui ne se livrait que dans l'intimité. Il vivait en lui-même surtout, examinant et réfléchissant, toujours préoccupé de son art et du but qu'il poursuivait. Le caractère dominant de sa peinture, c'est la franchise, c'est la netteté de l'exécution : qualités qui ne viennent pas seulement de l'habileté de la main ni de l'acuité pénétrante de la vision, mais de l'esprit d'abord. Il éprouve le besoin de voir clair, de comprendre et d'exprimer nettement; autant son dessin est serré et précis sans aller à la sécheresse, autant sa couleur, elle aussi, est limpide. Quand on regarde ce portrait qu'il a fait de lui-même et qui le montre si ressemblant, telle est bien l'impression que l'on ressent : tête dont le caractère est surtout dans le front large et bien développé, tête solide où l'intelligence commande et domine.
•Ce qui marque cette tête, avec l'intelligence, c'est la volonté. Nul ne s'est plus conduit lui-même que Bastien-Lepage. C'a été peut-être sa force la plus précieuse, en un temps où tant d'artistes subissent les
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tyrannies de la mode. Il lui a du dVMre lui-iiiénie. Il a certainement, surtout lorsqu'il visait le prix de Rome, cherché à être docile, à profiter des conseils de ses maîtres : il n'y a jamais réussi, pour son bonheur. La nature l'avait fait indocile, incapable de se plier, d'acquérir même l'apparence de ce qui n'était pas son génie. Il n'a pu arriver, pour la composition, à ce degré de souplesse où parviennent, en quelques années, tant d'élèves médiocres de l'École des beauxarts; il est demeuré jusqu'au bout, pour certaines choses, d'une incroyable gaucherie. Mais ce qu'il voyait, il le voyait bien, il le poursuivait avec une extrême ténacité. La critique, plus tard, et les jugements de l'opinion n'ont pas eu plus de prise sur lui. Il laissait dire, non sans souffrir peut-être de ce que l'on disait; il n'en suivait pas moins sa route, convaincu que c'était lui qui avait raison. On avait beau n'aimer pas ses tableaux de la campagne : chaque Salon en ramenait un nouveau où il avait mis son grand elTort, auquel il tenait bien plus, à coup sûr, qu'au petit portrait régulièrement admiré et devant lequel la foule s'étouffait. Il eût continué ainsi, n'en doutons pas, jusqu'à ce qu'il se fût imposé ou que lui-même fût venu à reconnaître son erreur. Comment ne pas éprouver tout au moins du respect en présence de cette ténacité, jointe à cette sincérité et à cette conviction? S'il n'eût cherché que le succès et les applaudissements, le chemin lui était iiidi(iué où il était sûr de ne rencontrer qu'eux.
Il a été inégal comme tous les vrais artisles. De ses
portraits mêmes, un tiers sont médiocres, un tiers sont seulement passables ; mais le troisième tiers est tout à fait supérieur, et cela seul importe.
Il eût pu sans peine, au prix où étaient cotés ses portraits, gagner une fortune en quelques années, avoir un hôtel et des chevaux, prendre place parmi les millionnaires : il est mort sans avoir eu le souci de s'enrichir. Il visait plus haut que l'argent; ce qu'il voulait, c'était la gloire durable, et il savait bien que la gloire ne se conquiert ni par le charlatanisme ni par la faveur momentanée, mais seulement par l'effort constant et le dédain de toutes les récompenses éphémères.
Élevé à la campagne, venu à Paris au moment de la vingtième année, il s'était proposé d'être tout à la fois le peintre de la rude vie de campagne et de la vie de Paris élégante et délicate. C'est le peintre de Paris qui durera. La mort a eu beau venir pour lui avant le temps, comme elle est venue pleine de tortures physiques : son nom restera parmi ceux des vrais peintres dont notre pays est justement fier.
Mai 11
MEISSOXIER