PLANCHES XXXII. ET XXXIII
Ces deux planches offrent dix sept vases de différentes formes selon les divers usages de la vie auxquels ils étoient destinés . On y trouve une grande variété dans les ornemens, mais les sujets représentés n’offrent d’ailleurs rien d’intéressant.
PLANCHE XXXIV. A." i.
Sur le coftre de Cypselus ” Mercure étoit représenté conduisant les trois déesses sur le mont Ida , pour y soumettre leurs prétentions au jugement de Paris, et afin que la plus belle y reçût de la main du jeune Phrygien le prix de la beauté .
Cette peinture d un style fort ancien , pourroit être une imitation de cet ouvrage célèbre . Mercure qui précède les déesses est représenté barbu ; sa tète couverte d’ im pétase , et chaussé de cothurnes . La première des déesses est sans doute Junon . Elle porte un long sceptre terminé par nu objet rond peut-être une grenade h Minerve qui la suit , n’ a aucun de ses attributs ordinaires à l’ ex-
(i) Suprà pug. 2a.
(aj Pausanias . îih. v. cap, ig.
Ce .sujet esl représenté dans une peinture antique du tombeau des Na.sons . Santi Bartoli . Pitture Anlirbe Tav. xxxiv.
(3) La grenade étoit consacrée à J.unon . La siattie de celte déesse ouvrage de Pobdète placée dans son temple près de Mycènes teuoit une grenade . II étoit défendu d’ en révéler le motif mystérieux . Paüsan. lib. ii. cap. 1^.
ceptiou d’ une lance. Venus termine la marche, portant un sceptre surmonté d’ une ileur .
Dans le champ de la peinture ou apperçoit diverses inscriptions ' , mais malheureusement il est impossible de les déchiffrer .
Parmi tous les exploits d’ Hercule la destruction du lion de
Nemée a été le plus célèbre dans l' antiquité ; aussi nous avons un
très-grand nombre de monumens qui en rappellent le souvenir '' .
Cet événement est trop connu pour exiger qu’ on en fasse ici
le récit . Quoiqu’ il soit si souvent représenté , le vase dont il
est ici question , est néanmoins intéressant , en ce qii’ il offre des circostances qui ne se retrouvent pas ailleurs .
Au lieu d’ enlever le lion , et de l’ étouffer dans ses bras , comme il est ordinairement hguré, le héros fait plier le terrible animal , et veut l’ écraser contre la terre en s’ appuyant sur lui avec toutes ses forces . Des plantes figurées dans le fond du tableau indiquent que la scène se passe en campagne et peut-être les haies ^ qui séparoient les champs . Le manteau d’ Hercule , et ses armes consistant dans sa massue, un arc, et un carquois, sont suspendues à une branche de l’ arbre .
Le vase n. i. présente un groupe pris probablement dans une composition plus étendue représentant le combat des Centaures , et des Lapithes , un des sujets favoris des artistes Grecs .
Le Centaure est armé d’une branche d’arbre; une en orme peau
PLANCHE XXXIV. iV.“ 2.