‹ Peintures de vases antiques recueilliesChapitre 3 sur 18 · SALOMON REINACH · texte numérisé non relu

SALOMON REINACH

Musée de Saint-Germain-en-L:i ve, septembre 1890.

(1) MM. Pottier, lialielon et Prou nous out aidé, avec leur complaisance habituelle, dans nos recherches au musée du Louvre et au Cabinet des médailles. Nous devons aussi d'utiles indications à MM. Cecil Smith, de Londres, et Furtwaengler, de Berlin.

MILLIN (Aubin-Louis), dit de Grand-Maison (1), né à Paris le 19 juillet 1759, mort le 12 août 1818. Botaniste, niinéralogjiste, numismate et archéologue, il dirigea le Cabinet des Antiques depuis 17iU, le Magasin Encyclopédique depuis 1795, et fut nommé membre de l'Institut en 1806. De longs voyages dans le Midi de la France et en Italie, joints à l'étude de collections publiques et particulières, lui fournirent les éléments de ses nombreuses publications archéologiques : Monuments antiques inédits ou nouvellement expliqués, Paris, 1802-180-i, 2 vol. in-i° ; Noui^eau Dictionnaire des Beaux-Arts, Paris, 1806, 3 vol. in-S"; Voyages dans les départements du midi de la France, Paris, 1807-181 1, 5 vol. in-8°, avec atlas; Peintures de vases antiques vulgairement appelés ét7itsques, Paris, 1808-1810,2 vol. in-fol.; Galerie mythologique, Paris, 1811, 2 vol. in-8° (éd. allemande par Parthey, 1836); Description des Tombeaux de Canosa, Paris, 1816, in-fol. ; Description d'une mosaïque antique du musée Pio-Clémentin , Rome, 1819, in-fol; Pierres gravées inédites, Paris, 1817-1825, in-8°; Introduction à l'étude de l'archéologie, des pierres gravées et des médailles, Paris, 1826, in-8°, etc.

On peut consulter sur Millin l'éloge d'Auguis, dans le t. II des Mémoires de la Société des Antiquaires, 1820, p. 52-60, l'article de la Biographie universelle de Michaud et celui de Y Encyclopédie des gens du monde. Une notice de G. G. Kraft sur Millin, publiée à Paris {Annales encyclopédiques, nov. 1818 et à part), a été traduite en allemand par G. A. Boettiger, Leipzig, 1819.

MILLINGEN (Jamesj, né à Londres le 18 janvier 177 i, mort le 1°'' octobre 1845, vécut surtout à Paris et en Italie. L'Institut de France le nomma correspondant eu 1833. Ses publications principales sont : Becueil de quelques médailles grecques inédites, Rome, 1812, in-i° ; Peintures antiques et inédites de vases grecs, tirées de divei-scs collections, Rome, 1813, in-fol. ; Peintures antiques des vases grecs de la collection de Sir John Coghill, Rome, 1817, in-fol. ; Ancient unedited monuments of grecian art, Londres, 1822-1826, 2 vol. in-4°; Ancient coins of greek cities and kings, Londres, 1821, in-i°; Sylloge of ancient unedited coins, Londres, 1837, in-i"; Considérations sur la numismatique de l'ancienne Italie, avec supplément, Florence, 18-il, in-t°.

Voir, sur Millingen, le Classical Muséum, t. X.], p. 91 et suiv., et VEnglish Cyclopaedia, Biography, vol. IV (1875), p. 2-49.

(1) Pendant la Terreur, il prit le nom A'Eteuttiéroptiile Millin.

Yoici lo litre exact de rmivruge de Milliii : Peintures \de\ vases fniliqnes\ vuhjairemenl appelés étrusques, \ tirées de di/férenles collections \ et gravées par A. Clener, \ accompagnées d'explications par A. L. Millin] membre de l' Institut et de la légion d'honneur,] publiées par M. Dubois Maisonneuve.\ Tome premier.] A Paris.] De l'imprimerie de P. Didot l'ainé. | MDCCC VIII. ] — Le ?econd volume porte le millésime de MDCC.CX I).-

Ces deux grands in-folio, contenant 150 planches [i], ont été publiés au prix de 37b francs avec planches noires; quelques exemplaires, avec figures coloriées, coûtaient 1.125 francs. Ces derniers doivent avoir été très peu nombreux, car ils sont aujourd'hui excessivement rares; on en truuvi' un, d'une exécution très soignée, à la Bibliothèque de l'Institut (3).

Il ne faut pas confondre, comme on l'a fait qurlqui'fois, l'ouvrage (jui nous occupe avec le suivant : Introduction à l'étude des vases antiques d'argile peints, vulgairement appelés étrusques, accompagnée d'une collection des plus belles fm-mes ornées de leurs peintures, suivie de planches la plupart inédites, pour so-vir de supplément aux différents recueils de ces monuments, par M. Dubois Maisonneuve. A Paris. De Vimprimerie de P. Didot l'ainé, chevalier de l'ordre royal de Saint-Michel, imprimeur du roi. MDCCCXVII. Très grand in-fol. comprenant un mauvais texte de -48 pages et 101 planches gi-avées au trait. 11 existe quelques très rares exemplaires avec planches coloriées à la main (t). Vinet qualifie cet ouvrage de « presque introuvable »; le prix de souscription était de 306 francs avec planches noires et de 765 francs avec planches coloriées.

Sur le frontispice do chaque volume de l'ouvrage de Millin est reproduite une

(1) La borJui-e du titre du 1« volume, que nous avons cru inutile de reiiroduirc, est empruntée à un vase sans figures de la manufacture de Sèvres.

(2) Dubois Maisonneuve, dans Y Avertissement, écrit !■'>■'>, mais il comprend dans ce chiffre les vignettes.

- (3) L'ensemble du tirage comprenait seulement 300 exemplaires. — La comparaison des planches de l'exemplaire colori; avec les vases que j"ai pu étudier au Louvre, prouve que les indications fournies par cet exemplaire sont très sujettes à caution, parfois même absolument de fantaisie. (4j L'un de ces exemplaires fait partie de ma bil)liothéquc.

INTRODUCTION

pierre gravée avec représentation relative à la fabrication des vases. Nous réunissons ici ces deux gravures. Sur la première (1), on voit un potier, assis sur un siège à trois pieds, qui termine avec un ébauchoir un diota ou vase à deux anses ; devant lui est un four avec porte fermée sur lequel sont placés un vase et une coupe terminés et prêts à être mis au four (2). La seconde représente un céramiste qui parait se servir de deux baguettes pour enlever un vase placé sur un four sans risquer d'en abîmer la couverte par le contact de ses doigts.

Ces deux gravures ont encore été reproduites dans les ouvnagcs suivants :

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