IV. Voir pl. 1, n° ii
Pl. 3 et 4. — Persée et Méduse.
Italie méridionale. — Collection de la famille Biscari à Catane.
« La gravure de M. Clener a été faite d'après un beau calque pris à Palerme {sic) chez le prince Biscari par M. Léon Dufourny, mon confrère à l'Institut. » (Millin, t. II, p. 6, n. 2).
Haut. O^jTG. — Forme t. 1, pl. I, n" 9. << La bordure supérieure est représentée [t. I], pi. 2, n" 2 et les bordures inférieures n" 3. »
Dans la seconde moitié du xyu!' siècle, Ignazio Paterno, prince de Biscari, commença à rassembler une collection d'antiquités à Catane ; il employa, pour ranger sa collection de monnaies, le célèbre numismate Domenico Sestini (1750-1832). Le Musée fondé par lui à Catane en 1737 existe encore; la collection de monnaies et de gemmes a été transportée à Naplos il y a plus de vingt ans (1). Quelques vases du Musée Biscari ont été signalés, à de longs intervalles, dans les revues savantes (par exemple, Annali dell' Instil., 1834, p. 327; 1842, p. 190; Archâul. Zeiiung, 1870, p. 37) (2). Il a paru à Catane en 1871 un Inventario del museo Biscari in Cntania, tipograflaGalatola, in-8° de 62 p., que je n'ai pas vu. Cf. Kekulé, Tevrakoltm von Sicilien, p. 3.
l°(pl. 31. Persée tenant la tête de la Gorgone d'une main, la km-pé de l'autre; il est vêtu comme Hermès, avec le pélase et les talonnières. .\ sa gauche, Céphée, le père dWndromède (?) et Phinée, le frère de Céphée (?); à sa droite, Athéna, qui le protège, et Andromède ("?) (3) assise sur un rocher. Welcker {Philostratis imagines, I, 29), suivi par Panofka et K. F. Hermann. a cru y reconnaître la scène qui, d'après Pausanias, était représentée dans la pinacothèque d'Athènes, Persée portant à Polydectes la tête de Méduse (Paus. I, 22, 6.)
2° (pl. i.) Poséidon et une nymphe entre deux Gorgones. Millin suppose que le dieu vient leur demander ce qu'est devenue la troisième.
Les figures forment une bande circulaire autour du vase; la figure d'Andromède assise sur le rocher sépare les deux groupes.
Autres gravures : d'Hancarville, Vases é(nisques,t. IV, pl. 128 :t. IV, pl. 70 des
(1) A.-J. du P.-iys, Itinéraire de illalie et de la Sicile, i. II. od. rlo ISliO, p. OIS.
(2) Plusieui's vases de cette collcclion ont déjà été publiés d.-iiis le recueil de Passeri.
(3) Peitho suivant Raoul Rochelle, Mon. ini'd., p. 41.
MiLLiN. — 46 — n, 8-6.
Antiquités étrusques de l'édition David); (1) Inghirami, ^')l■ti Fitlin,t. I, pi. 70-71; Millin, Galerie mythologique, pi. 95, n"' 387 et 387*; Guigniaut, Religions île l'antiquité, pi. 160, n° 612; Levezow, Ueber die Entwicklung des Gorgonen-ldeals, 1832, pi. Ti, 29-31.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. il ; Millingen, Vases de Coghill, p. 29; Panofka, Abhandl. der berl. Akad. der Wiss., 1839, p. 22; K.-P. Hermann, Perseus und Andromeda, p. 8; Birch, Archxologia, t. XXXVI, p. 62; Fedde. De Perseo et Andromeda, p. 19; Trendelenburg, Annali deW Jnsliluto, 1872, p. 110: Six, De Gorgone (Amsterdam, 1885), p. 60; Brizio, Museo Italiano, 1886, p. 9; Overbeck, Griechische Kunslini/thologie, Poséidon, II, p. 309, n" III A, M.
Pl. 5. — Borée et Orithyie.
Italie méridionale. — Collection de la maréchale Soult(18IO).
Haut. 0", 35. — Forme non indiquée.
Borée poursuivant Orithyie qui tient un rameau; une suivante d'Orilhyie s'enfuit sur la gauche. Millin a bien expliqué cette peinture.
« Les grandes ailes de Borée sont semées de points d'or. » (Millin, t. Il, p. 11.) Quelques rehauts blancs.
Autre gravure : Inghirami, Vasi Fitlili, t. II, pl. 121.
Mentions : Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. III, p. 13, n. 35 (avec liste de peintures analogues) ; Welcker, Nouvelles Annales, 1839, p. 37-i^ AUe Dmkmàler, t. III, p. 163, n° 3; Minervini, Bullettino napolitano, 1852, p. i; Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 220, 222; 0. Jahn, Archàologischc Beitriige, p. 31, n. 83. Cf. Stai'k, Annali deir Instit., 1860, p. 322, 324; Heydemann, ibid., 1870, p. 226 et l'art. Doreas dans le Lexicon der Mythologie de Roscher.
Pl. 6. — Europe sur le taureau.
« Ce vase était dans la seconde collection d'Hamilton : il appartient aujourd'hui à M. Hope; sa forme est gravée au bas de la planche. » (Millin, t. II, p. 12). Cette gravure manque aux exemplaires que j'ai vus; il y a sans doute erreur de Millin. Pour la collection Hope, voir la notice de la pl. 12, tome I [supra, p. 11).
On a reconnu la nymphe Phœnicé dans la jeune fille placée derrière le taureau.
Mentions : Lenormant et de Witte, Elite des monuments cérarnographiques, t. I, p. 63; 0. Jahn, Denkschriften der tviener Akademie, phil. histor. Classe, t. XIX (1870), p. 8, n° 5 b; Stephani, Compte rendu de 'Saint-Pétersbourg p. 1866, p. 107, n" 12 (ne considère pas la dénomination d'Europe comme incontestable); Overbeck, Grierhische Kunslmylhologie, Zeus, I, p. 433, n° 14 b. Aux listes de ces monuments données en dernier lieu par Overbeck et par Stophani [Compte rendu p. 1880, p. 105 et suiv.), s'ajoute notamment une terre-cuite archaïque du musée de Dresde, gravée dans VArctuïologischer Anzeiger, 1889, p. 158.
(1) Ces gravures sont miséralilos et la premièrc est bariolée de couleurs qu'on ne Irouve jamais sur les vases peints. Cf. Millin, t. II. p. 6, n. 2.
MILI.IN. 47 — • II, i\-H.
Un vase orné d'une peinture presque identique, appartenant à M. Bourgeois- Thierry à Suippes (i84i), a été publié dans l'Elite des monuments céramoijrapliiijues , t. I, pi. 28.
Pl. 7 et s. — Cadjios et le dkago\.
Provenance Sauf Agala de' Goti (1). — Collection de la Malmaison. —Musée du Louvre (salle des vases italo-grecs, II, au milieu').
Haut. 0", 57. — Forme t. 1, pl, 1, n° \K
L'étude de la pl. 7 est inséparable de celle d'une peinture analogue d'Astéas, découverte aussi à S. Agata de' Goti et conservée au musée de Naples (Heydemann, Vasensammlungen, n" 3ii6; Klein, Vasen mil Meislersignatia-en, p. 208; gravée dans Millingen, Ancirnt unediled monuments, pl. 27; Museo Borhonico. t. XIV, pl. 28) (2). Dans ce dernier vase, les noms écrits au-dessous des figures en rendent l'interprétation certaine. Il est vrai que le parallélisme des deux scènes est loin d'être parfait et l'on ne peut appliquer au vase du Louvre qu'une partie des indications fournies par celui de Naples.
1° Au milieu, Cadmos lançant une pierre au dragon; le sol est parsemé de grosses pierres (jui s"élévent en pyramide et figurent la grotte où est la fontaine, quoiqu'on n'envoie pas l'ouverture .Millini. Sur le sol sont figurés des roseaux; auprès de la grotte est un laurier chargé de baies, image en raccourci du bois qui entourait la grotte. Le serpent a une crête et une barbe qui, peintes en rouge, devaient être considérées par les anciens comme des excroissances de chair (3). Cadmos est coiffé du pileus; son épée est suspendue à un baudrier et il tient dans sa main gauche l'urne dans laquelle il s'apprête à puiser de l'eau. A droite du rocher est placée une femme qui, sur le vase d'Astéas, s'appelle OHBH ; on peut donc y voir, avec Millingen, la nymphe de Thùbes. Celle qui se tient près de Cadmos (AOHHH sur le vase d'Astéas) est peut-être la nymphe de la source. Dans le registre supérieur paraissent les bustes de quatre personnages : P Hermès avec le caducée, auquel sont suspendues des bandelettes; il est couronné de myrte et son pétase est rejeté sur ses épaules; 2" une nymphe ou Aphrodite, se regardant dans un miroir; 3" Pan; i" un Satyre tenant une couronne.
2° (pl. 8). Un homme nu, paré de bandelettes et de colliers ^Dionysos?!, offre un fruit à une femme debout devant lui et qui tient elle-même un fruit (?) à la main. Cette composition, difficile à expliquer, est complétée sur la gauche par un homme debout; dans le champ on voit deux feuilles de lierre et une sphère ornée à laquelle est suspendue une bandelette.
" Cette peinture n'est pas d'un grand style, le dessin est incorrect, mais la composition est remarquable et le sujet rare et curieux. » iMilliu, t. 11, p. 18.)
(1) Voir Documenti iiu-diti per servire alla storia dei Miisei d'ilalia, t. II, p. 85; t. IV, \). 124. Notre vase a ùli: découvert le H septembre 1789 en compagnie de trois autres vases de grandes dimensions (Documenli, t. II. p. 8.').) Sur le peintre Astcas, voir plus haut p. 5.
(2) M. Klein a tort d'ajouter qu'elle est aussi reproduite dans Vlntrodiictiini de Dubois Maisonneuve.; c'est la peinture dont nous luius occupons 'ci qui est ligurco dan-; cet ouvrage.
(:!) Klicn, Hist. Aiiim., I.X. 20; des serpents ainsi figurés suni fréquents sur les vases, les monnaies et les bas-rclicfs.
M1LLI.N. — 48 — II. 8-10.
Nombreux rehauts blancs, notamment sur les rochers de la pi. 7 et les feuilles de lierre de la pi. 8. II y a aussi quelques rehauts roses et jaunes ipl. 7).
Autres gravures : Millin, Moiumienls antiques inédits, t. II, pi. 2(i-'-27, p. 25, 199- 223 (aussi à part : Description de la peinture d'un vase grec appnrlotant à S. M. rimpéralrice, Paris, an XIII =: 1803 1 ; Galerie mythologique, pi. 98, n" 393 ; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 163, n° 623; Dubois Maisonneuve, Introduction à l'étude des vases peints, pi. 2, 1 ; Inghirami, Vasi Fittili, pi. 239-2 40 ; Hirt, Gotler und Heroen, pi. 27, n''232.
Autres mentions : Millin, Monuments inédits, t. II, p. 199; Lenormant et de Witte, Élite des monuments céramographiques, t. I, p. 138; t. II, p. o; Millingen, Anc'ient unedited monuments,^. 72 ; Raoul Rochette, Monuments inédi's, p. 25 : Welckcr, Altc Denkmàler,\.l\\, p. 387; Heydemann, Archàol. Zeit., 1871, p. 36,3; Pariser Antikcn, p. 39, 46. Cf. Winnefeld, Bonner Studien, p. 169.
Pl. 9 ET FRONTisncE. — Femmes a leur toilette.
Italie méridionale. — Collection Tochon. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire F.)
Haut. 0°", 28. — Forme t. I, pl. 1, n" 2.
Deux femmes nues devant une vasque composent cette scène de toilette, expliquée par Millin comme « une des premières cérémonies des initiations. »
Ce joli vase n'a pas été fidèlement gravé par Clener; la bandelette que la femme de droite porte dans les cheveux n'existe pas; la bordure est de fantaisie (il y a des postes en haut et des méandres entremêlés de croix de Saint-André dans le bas); enfin, le graveur a omis un petit lécythe (ou miroir?) que la femme de gauche tient dans sa main droite. Nous avons donné, au frontispice du présent volume, une reproduction très exacte de la face principale de ce vase, d'après une aquarelle de M. Devillard, exécutée sous la surveillance de M. Edm. Pottier.
Le revers (inédit) présente un Satyre et une Ménade qui porte un thyrse et un tympanon.
Le ton des figures est jaune.
Une gravure inédite de ce vase existe à la Chalcographie du Louvre (pl. 1424- 1426).
Mentions : Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, p. 93, n. 2 (avec liste de sujets analogues) ; Roulez, Vases peints du musée de Leyde, p. 80, n. 10 ; Heydemann, Pnriser Antiken, p. 39.
Pl. 10. — Hér.\rlès et Dionysos.
Provenance italienne. — « l,a belle patère sur laquelle [cette peinture] est tracée appartient au Cabinet de la Bibliothèque impériale. » (Millin, t. II, p. 20, n° 1). — Cabinet des médailles, n° 2894, armoire 22.
Haut, (non indiquée par Millin) 0"',098. — Diam. 0°',36. — Forme t. I, pl. 1,
(1) Millin clil q\io .. celte ]nU-vc csl prvavéo surin iilanrh<' A. n» :) ilns loniics. ■■ Or, il n'existe pas
Mir.LiN. — 4!» — 11. 10-ii
« Le sujet principal est dans la partie creuse: il est entouré d'une bordure, où l'on voit alternativement un méandre et une espèce d'échiquier. Le revers estorné de belles palmettes qui séparent deux sujets placés entre les anses : sur l'un on voit une femme dont un pied est appuyé sur une petite élévation ; elle parle à un jeune homme qui est vêtu d'une simple chlamyde et qui parait lui adresser la parole en partant ; derrière elle est un homme qui tient un strigile, symbole de la pureté que procure l'initiation il) De l'autre côté est le jeune néophyte qui paraît être de retour de ses voyages mystiques (!); il est assis; une femme ailée, que l'on peut regarder comme le génie des mystères, lui adresse la parole et semble prononcer la formule de réception : près d'elle est un homme qui tient aussi un strigile. » (Millin, t. II, p. 20, n. 1) (II.
L'explication de cette peinture souffre de grandes difficultés. Le personnage qui porte l'autre est certainement Héraklès, mais qui est l'homme barbu ainsi juché sur les épaules du premier et tenant soit une corne d'abondance, soit un rhyton '? iMillin et Gerhard y reconnaissent Zeus, Welcker le considère comme Hadès, Michaelis comme Dionysos (tenant un rhyton et non une corne d'abondanceV Les représentations analogues que l'on possède n'éclaircissent pas la question.
Bon style. Figures rouge-jaune. Beaucoup de cassures.
Autres gravures (toutes d'après Millin) : Galerie mylholoyique, pi. 12!, n° 4.68; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 189, n° 681; Welcker, Alte Denkmûler, t. III, pi. 19, i\ Preller, Berichte der sâchsischen Gesi'lhchafi der Wissensrh., philuL-hist. Classe, 1855, pi. 2, 3.
Autres mentions : Gerhard, Akademisc/ie Abliandlungen, t. Il, p. 46, n. ?>i\ Michaelis, Annali deli Institulo, 1869, p. 205; Pottier, art. Cornucopia dans le Dictionnaire de Saglio, t. II, p. lolo. Cf. Scherer, art. Hades dans le Lexikon der Mythologie de Roscher. p. 1787, 1802 (la corne d'abondance comme attribut de Hadès).
Pl. 11. — Repos .^près la chasse.
Provenance Sant'Agata de' Goti. — « Le vase auquel cette peinture] appartient était autrefois danj le Musée du roi de Naples ; il est à présent en .Angleterre. » (Millin, t. II, p. 20, n. 3.) — L'inventaire do la collection de la Manufacture de porcelaines de Naples, rédigé en 1796, le signale inexactement parmi les vusi etruscin scavali dal can. D. Nicola d'Ainbrosio e da Pnsquak di Palma in S. Agata dei Goti, in vn terreno di allô soiu'ano domhiio ed indi riconosciuto appartenere alla M. S. (voir Documenti inediti per servirc alla stnria dei Musei d' /lalia, t. IV, p. loi, n" 3). L'inventaire ajoute : e stalo sidamenle ripulHo. — Venduen 181o avec la collection Edwards, ce vase était à Londres, dans le commerce, en 1890.
Haut, (non indiquée par Millin). — Forme (non indiquée par .Millin) : t. II, pl. I, n" 2 (2).
de planche A dans son rceueil et les vases numérotés 3 sur les deux pl:iiielies do formes rju'i! ,i données ne sont pas des patéres.
(1) Voici, d"après les notes que j'ai prises devant l'original, les cléments de ces dcuï compositions : 1» Homme nu tenant strigile ou flambeau (?); femme drapée la jamhe gauche levée; honnne nu jjortant chlamyde; 2» homme nu portant objet indistinct (strigile? flambeau? ; fcnnue drapée, ailée: éphébe nu assis.
(2) Gravée au bas de la planche donnée par Millingen.
3IILUV. — §0 — n, 11-12.
Le 'c chasseur principal » Acléon, assis sur un tertre qui n'est pas marqué par la peinture (cf. plus haut, t. I, pi. (i), a son pétase rejeté sur l'épaule gauche; à droite, Thésée avec le pileus, tenant le lagobole, bâton que les chasseurs lançaient aux lièvres, et Castor, coiflé du pé(ase, tenant deux lances; sur la gauche, Tydée, coiffé du pileus, tenant le lagobole et un lièvre suspendu à un bâton. Aux pieds d'Actéon, un chien orné d'un collier.
La gravure de Glener est inexacte ; il a notamment omis les inscriptions (en blanc) placées au-dessus des personnages, à savoir : TVA(E)V£, A1<T(A)AN,
(o)H2:(E)Y5:, i<(A)s:Tn(P) (i).
Rehauts blancs sur les coiffures.
.autres gravures : Catalogue of the valuahle library of James Edirards, esq., 1815, pi. ?<, p. ilî; Millingen, Ancient unedited monuments, t. I, pi. 18, p. 50 (renvoie à la planche o de Millin) ; Miiller-Wieseler, Dmkmâler, t. I, pi. 46, n" IX-Î ; Panofka, Bilder aniiken Lebens, pi. 5, n° 6. Les inscriptions seules (en fac-similé et en transcription), Corpus inscriptionum grœcarum, t. IV, n" 813 1 (où il est dit que lo vase est in museo Neapulitano, ce qui est inexact).
Autres mentions : Stephani, Compte rendu de Saint-Péli'vshourg p. I8(i'2, p. 72, n. i; Theseus und Minotauros, p. 51, n. 10; Purtwaengler, Annal/' dcll' Institulo, 1877, p. !213; Heydemann, Commcntationes in lionorem Mommsenii, p. liiS [mt/thologische Genrescene).
Fl. \i. — Mena nu sur un taureau.
Italie méridionale. — « Cette peinture est sur un vase en forme de cloche : voyez t. I, pi. 1, n° 2; il appartenait autrefois à M. Aubourg, et il a passé depuis dans le riciie Cabinet de M. Tochon. » (Millin, t. II, p. 21, n. 1; cf. plus haut, p. 7 et plus bas, p. 90.) — Musée du Louvre (vases italo-grecs, 1" salle, armoire L).
Haut. 0"",29. — Forme t. I, pi. 1, n" 2.
Une Ménade parée d'une couronne à pointes est assise sur le dos d'un taureau orné de bandelettes ; sur la droite, un éphèbe coiffé à\\n pileus tient une lance et une couronne ; sur la gauche, on voit un éphèbe debout tenant une lance, et un éphèbe couché tenant un bâton et une couronne. L'un et l'autre portent des couronnes à pointes. Dans le champ, une couronne de myrte et une patère ("?).
Cette représentation est certainement d'ordre dionysiaque, mais nous ne croyons pas possible de rexpliquei. — Au revers, trois figure mantellate; celle du milieu dépose une couronne sur un autel.
Style de l'extrême décadence. Nombreux rehauts blancs; rehauts couleur de chair sur les parties nues de la Ménade.
Autres gravures : Millin, Galerie 7ni/lliologi(jue, pi. 54, n" 255; Guigniaut, /{e/igions de l'antiquité, pi. 111, n° 1-67.
(;f. Lonormant et de Witte, Élite des nionainents céramograpkiqw's, t. I, p. (il, n. 2.
(1) Les lollres ((lU' lunis imiirimuns entir paruntlii'scs soiil certaines, mais iiicoiiijili'li'iiiciil Iraci-cs.
JIII.I.IN. Si 11. Iri-li.
Pl. 13. — Hekmès kt Dionysos.
Xola. — « Ce vase appartient à la seconde colloction d'Haniilton ; il a été dessiné à Xaples par M. Clener. » (Millin, t. II, p. '25, n. 1). De la collection du comte de Pourtalès-Gorgier, il a passé au Musée Britannique en 18(io.
Haut, (non indiquée par Millin) : 0",41. ^ Forme mon indiquée par Millin) : t. I, pl. 70 (un peu moins évasée dans le basi.
Hermès (HPME2, sic) assis sur le rocher de Nysa, coilTé du pétase et tenant le caducée, porte sur ses genoux le petit Dionysos (AIAHYCAS!, sic), couronné de pampres, qui tend les bras à une Ménade (MAINASI). Celle-ci, debout et appuyée sur un thyrse, sourit au jeune dieu. Derrière Hermès, une autre nymphe dont le nom est écrit incomplètement ....OY2I (11, s'appuyant sur une tige do lérulc.
.\u revers (inédit) figurent trois éphèbes drapés.
Le pétase d'Hermès est rehaussé de blanc.
Beau style. L'épel AIANY2IA21 est conforme à raricion alphabet de Thasos et l'on a fait subtilement observer que l'attitude des deux nymphes paraît reproduire des motifs de Polygnote, le peintre thasion(^rt/(7'6. fies lusti/., 1.S87. p. 175). Les inscriptions et les feuilles des Ihyrses sont en blanc.
Autres gravures : Millin, Galerie mythologique, pl. 57, n° -HH; Panofka, Anligues du cabinet Pourtalés, pl. "27; Inghirami, Vasi Fitlili, t. I, pl. 65; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pl. 114, n° iSS; Creuzer, Symbolik, t. IV, l,pl. 9. Les inscriptions seules, Corpus insrr. i/rxc, t. IV, n" 7440 ; mieux dans Heydemann, Sali/ruiid Bakcliennamen, p. lii.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 230; Jahn. Vasenbilder (1839), p. 19; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. I, p. 210; Heydemann, Dionysos' Geburt und Kindheit, p. 23 d; Satyr-und Bakchennamen, p. 16; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1861, p. 19, n. 6; Dubois, Catalogue de In collection Pourtalés (1841), n° 146; Catalogue de vente (1865), n° 157 ; Diimmler, Jahrbuch des Instituts, 1887, p. 173; .\rndt, Studien zur Vasenkunde, 1SS7, p. 74, 119; Winter, Ji'/ngere attisrke Vnsen, p. 70.
Pl. li. — Deux GuiiKRiERs.
Noia (?i — Cabiuel Denon. — Manufacture de Sèvres (dès l'époque de Millin .
Haut. O^.SI. —Forme t. II. pl. !, n' (i.
« Ces deux guerriers paraissent ici combattre l'un contre l'autre; cependant sur le vase même ils sont séparés par les anses et chacune de ces figures orne uni' de ses faces. » (Millin, t. II, p. 25).
Inscriptions : TIMAX2ENI£ [sic) KAAOS! et l<AA02:. Les guerriers portent des espèces de pagnes.
Beau vernis noir. Méandres au-dessous des figures.
Autre gravure : Inghirami, Vasi Filtili, t. II, pl. 113.
(1) Heydemann resliluc ITHIOYS (S„l,/r-,in'l llnl;r/ir),na,„n,. ji. 16).
.MlLLf.N. — 0-2 — II, 14-16.
Mentions : Raoul Kochetle, Moiutmenls inédits, p. lit); Biongniart et Riocreux, Description du musée céramique de Sevrés, p. 10'2; Corpus inscriptiotunn grxcarum, t. IV, n" 7881 ; Comparetli, Museo Italiano, t, II, p. o8; Heydemann, Pariser Antiken, p. 81 (dit que la lecture est TIMAXSIENESI et non pas TIMAXSIENIS:; je ne puis partager cette opinion): Wernicke, Die griechàchen Vasen mit LieOlintjsnamen (Berlin, 1800}, p. 84.
Pl. la. — ScÈNU DU DÉPART.
Millin ne donne aucun renseignement sur la provenance, sur la forme ni sur les dimensions de ce vase.
Un éphèbe équipé pour la guerre prend congé dun vieillard; à côté de lui une femme tient un prochous et une coupe, où elle a versé le liquide qu'elle s'apprête à répandre en libation (î-ovût;:.
Les vases représentant des motifs analogues sont fort nombreux et ne comportent pas d'explication mythologique précise.
Clener a donné à l'éphébe représenté sur celle peinture un profil absolument napoléonien, qu'on retrouve aussi sur la pl. o du 1. 11 (ligure à droite). Les artistes qui ont représenté Napoléon empereur se sont inspirés de l'antique au point de lui attribuer un type de camée tout conventionnel; par une réaction singulière, les graveurs chargés, à la même époque, de rendre les profils antiques, n'ont pas échappé à l'influence du type impérial.
.\ulres gravures : Inghirami, Vasi Fillili, t. III, pl. 2-28. Une gravure inédite de la môme peinture se trouve dans le recueil des planches de Tischbein iJalirbuch des Instituts, 1886, p. 312, n" 79).
Slephani, Compte rendu p. 1873, p. 127, n' 73 loii l'on trouvera une longue liste de peintures analogues).
Pl. 11). — ScÈ.NE B-iCCllIQUE.
« Ce vase avait été apporté de Naples par le prince Murât, aujourd'hui roi de Naples; il appartient à présent à S. M. l'impératrice. » (Millin, t. II, p. 29, n" 4i. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, sur l'arête.
Haut. 0°',o7. — Forme t. I, pi. 1, n° 2.
Dionysos, tenant un thyrse et un canthare, et Ariane ['?), tenant l'instrument dont il a été question notice de la pl. 1, n" iv), sont assis sur les angles d'un aute carre. Devant Dionysos est un génie ailé, présentant au dieu une bandelette ornée de feuilles de lierre, et tenant de l'autre main un plateau entouré de petits grains ronds. Auprès d'Ariane, un Satyre nu tient un vase à une anse et un flambeau entouré d'une bandelette. Dans le champ, un grand vase, une branche de laurier, des bandelettes, des ouvertures rectangulaires indiquant peut-être des fenêtres, deux patères, deux bucrânes et (au-dessus du plateau que tient le génie ailé) un objet circulaire indéterminé. Surla terre, qui est figurée par une suite de petits cercles, on voit des fruits, deux palères, une branche de myrte et une fleur imaginaire.
Rehauts blancs, en particulier sur l'autel.
Au revers, femme assise sur une pile de rochers, alternativement blancs cl
rouges. Elle tient une couronne; de part et d'autre on voit une figure drapée, dont l'une, à gauche, tient une palère avec des fruits. Dans le champ, une couronne et deux rosaces rehaussées de blanc.
Autre irravure : Guigniaut, Iteligions de l'anlùjiiité, pi. 1 lo bis, n" 491 Ij.
Mentions: Millingen, Annali dell' Imliluto, 1843, p. 90 (s'est imaginé que l'objet tenu par Ariane (?) est « le symbole du cleis ») (1); Jahn, Vasensammlung zu Miinc/œii, p. cxxxvn; Thraemer, art. Diutii/sos dans le Lexikon der Mijlliulvyie de Roschcr, p. noti.
Pl. 17. — Dionysos sur une tantiière.
Italie méridionale. — Collection de la Malmaison. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire H).
Haut. Û",3o. — Forme (non indiquée par Millin) : t. I, pl. 1, n" 2.
Dionysos, assis sur une panthère, porte un thyrse auquel sont suspendus un masque {oscil/uin) et une bandelette; de l'autre main il tient une couronne. Devant lui, une Ménade jouant de la double flûte et un adolescent (Ampclos ou Acratos?) tenant des crotales; un Silène portant un thyrse semblable à celui du dieu et un panier rempli d'œufs complète la composition. Dans le champ, deux couronnes ornées de feuilles de lierre.
Rehauts blancs, notamment sur les masques et les pieds de Dionysos.
Au revers, une femme drapée tenant un plateau parle avec un Éros qui tient une couronne et une patère. Entre les deux figures est un cygne. A gauche de la femme on voit une petite stèle et dans le champ, au-dessus de la slèle, une sphère.
Mentions : Garelli, Magasin encyclopédique, 1803, t. II, p. S^T ; Heydemann, l'oriser Antiken, p. 39.
■ Pl. 18. — ApoTUÉosii d'Héraklès.
Italie méridionale. — « Le vase appartient au Cabinet de la Bibliothèque impériale. » (Millin, t. II, p. 30, n. 6). — Cabinet des médailles, salle de la Renaissance, au-dessus de l'armoire 6.
Haut. 0"',3a. — Forme t. I, pl. 1, n" 2.
« La lèvre est ornée d'une couronne de laurier; le bas est terminé par une bordure où le méandre alterne avec l'échiquier. »
llcraklès couronné de laurier, tenant une massue, debout sur un char à quatre chevaux que conduit Niké et que précède Hermès.
Mauvais style. — Rehauts blancs sur le pélase d'Hermès; le second et le quatrième cheval sont blancs. Les indications des exemplaires coloriés sont inexactes.
Le revers (inédit) présente trois éphôbes nus; l'un lient un strigilp, l'autre un long bâton ou une lance, et le troisième lève la main comme s'il parlait (indications inexactes dans le texte de Millin).
(I) Cet aniclc iIl' Millingen niuntrc combien il est difficile au.i :ircliéologucs de s'arrotci- snr la pputc clos iiitcrpréUitions obseéno-mysliqucs. M. do Witte en a donné un singuliei' exemple, Elite ilrs munum?n'si cfrnmngraphiques, t. IV, p. 59, HT.
MiLLix. — o4 — II. 18-:2().
Autres gravures: Passeri, Pict. Etriisc, t. III, pi. '276; Inghiranii, Vasi Fillili, t. I, pi. 95; Millin, Galerie mythologique, pi. 123, n" 462.
Mentions: Roulez, A luiali cleW Institulo, 1847, p. 274 (avec liste de monunienls analogues); Jahn, Archiiologische Beili-âge, p. 422, n. 26; Knapp, .\ike in der Vasenmalevei, p. 37; Gherardo Ghirardini, Ricisla di Filulogia, 1881, t. IX, p. 20, E [A/joteosi di Eracle) ; Annali deW Instit., ISSO, p. 102.
Pl. 19. ^ — • Scène de comb.\t.
« Ce vase sicilien, de la fabrique d'Agrigente [?], appartient à la collection de la manufacture de Sèvres. » (Millin, t. II, p. 32, note oi.
Haut. 0",26. — Forme t. II, pl. 1, n° 6.
Cette scène de combat est remarquable par la présence d'une seule Amazone, distinguée par la mitre phrygienne dont elle est coiffée Penthésilée ou Antiope?] Les parties laissées en blanc dans les figures noires sont blanches dans Toriginal.
Beau vernis noir. La gravure est inexacte sur plusieurs points. Ainsi le tjpe des guerriers et de l'Amazone, qui est très archaïque, a été tout à fait modifié par le graveur. Le bouclier, qui a pour épisème une jambe, présente des rehauts rouges sur le bord supérieur et la section indiquée en blanc sur la gauche de ce bouclier est, en réalité, d'un rouge intense. Le casque de la dernière figure sur la droite est dissimulé en grande partie par le bouclier de la figure voisine, détail que le graveur a modifié en dessinant entièrement l'aigrette de ce casque.
Autre gravure : Millin, Galerie mythologique, pl. 162, n° 594; Guigniaut, Heligions de Vantiquité, pl. 234, n° 809.
Mentions : R. Rochette, Monuments inédits, p. 83 (pour la forme des casquesj; Overbeck, Gallerie heroischer Bildwerke, p. 505, n. 11 ladmet que le sujet peut se rapporter à Penthésilée combattant parmi les ïroyens .
Pl. 20. — PosEibON ET Amvmo.ne (?).
Provenance italienne. — « Le vase appartient à la Bibliothèque impériale. » — Cabinet des médailles, n" 4815, armoire 22.
Haut. 0'°,28. — Forme t. I, pl. 1, n" 2.
Poséidon, le pied gauche sur un rocher (attitude traditionnelle), reconnaissable à son trident appuyé sur son épaule gauche, parle à une jeune femme assise, le bras droit posé sur un vase. A droite, un éphèbe (Hermès?), coiffé d'un pétase, le bras droit appuyé sur un cippe; à gauche, une suivante. L'ouverture indiquée dans le rocher sur lequel est placé le vase marque peut-être la source que le trident de Poséidon vient de faire jaillir Hygin, fah. 169) (1).
Style médiocre. Le corps d'Amymone et le vase sont rehaussés de blanc; il y a des points blancs dans les chevelures.
Au revers, trois éphèbes drapés; deux sphères sont figurées dans le champ.
(1) Pour les variantes de ceUc fable, Toir l'article Ainijinoii: dans le Lexil;on der Mi/lltotoyie de Uoscher,
jiiLLTN. — S5 — II, 20-2!2.
Au 1res gravures : Gaylus, Recueil (V antiquités, t. II, pi. 19; Millin, Galerie mythologique, pi. 62, n" 294; Guigniaut, Religions de Vantiquitr, pi. 130, n" ,S08; Lcnormant et de Witte, £'/(7e des monuments céramographiques,[.\\\, pi. 26; Overbcck, Griecliische Kunstmythologie, Atlas, pi. 18, n° 10.
Autres mentions: Hirt, Amallhea, t. H, p. 282; Jalin, Vascnhilder {\.i'AS:i), p. 37; Minervlni, Rullett. archeol. napolUann, 1813, p. ;>o (Hermès sans attributs), p. 56 (la suivante d'Araymone); Overbeck, Griechische Kunstnvjthologie, Poséidon, t. II, p. 309 J. p. 375-77,
Pl. 21. — Dionysos et Pan.
« Ce vase appartient à S. M. l'impératrice. » (Millin, t. II, p. 33, n. 11). — Musée du Louvre (vases italo-grecs, I" salle, armoire I).
Haut. 0'",38. —Forme t. I, pl. 1, n" 2.
Le dieu chèvre-pieds, tenant une couronne et un llambeau, auxquels sont suspendues des bandelettes, danse devant Dionysos; celui-ci tient unthyrse orné d'une bandelette et porte une couronne de lierre au-dessus de son diadème. Le terraiu est indiqué par une ligne ondulée accostée do points et par une petite crête couronnée d une plante qui symbolise une montagne. Dans le champ, des branches de lierre.
Au revers (inédit), on voit un homme drapé debmit tenant un rameau de myrte ; il s'adresse à un autre personnage drapé debout devant lui. A droite du premier est une stèle entourée d'une bandelette, au-dessus de laquelle sontfigurées des bandelettes et un gâteau sacré.
Nombreux rehauts blancs; figures jaunes. Mauvais travail de basse époque.
Mention : Benndorf, Dioniso e Pane, dans les Memoi-ie deW Instituto (Lipsia, 1865), t. Il, p. 280, n. 1 (avec indication des monuments analogues).
Pl. 22. — Quadrige d'un guehrier barbare.
Provenance italienne. — « Le vase est de deux couleurs; il était autrefois dans le Vatican; il appartient aujourd'hui au Musée Napoléon... Il est indiqué dans la notice du Musée de l'an X, mais je n'en connais aucune gravure. » (Millin, t. II, p. 36, n. 2). — Musée du Louvre (vases grecs à figures rouges trouvés en Italie, armoire E).
Haut. 0°',o7. — Forme t. I, pl. 1, n" 3.
Pour expliquer le sujet de ce vase, Panofka, comme Millin, a songé d'abord à Rhesos venant au secours de Priam, mais il a repoussé cette hypothèse à cause de la tiare persane de l'archer; Millin l'a également rejetée pour d'autres motifs. Inghirami, et à sa suite Overbeck, y ont reconnu Priam se rendant auprès d'Achille pour réclamer le corps d'Hector; Priam vient de descendre do son char et rencontre Hermès, qui a pris la forme d'un Myrmidon {Iliade, X.\IV, 396).
Le revers (inédit) présente trois éphèbes drapés avec des lances à la main. « On lit au bas, en caractères gravés en creux, le mot -oAzaw;. ..; je n'ai pas fait mention de cette inscription dans le texte, parce qu'elle est évidemment fausse. » (Millin, t. Il,
p. 37, noie 5). Overbeck conjecture qu'il faut lire itp'.aao;, ce qui est inadmissible. Le graffitc en question est tracé à la pointe au-dessous des pieds de derrière des chevaux. On 'lit nOAE. WC, la lettre entre TE et l'U) ayant plutôt la forme d'un H que celle d'un M. Je ne vois pas de raison pour la croire moderne.
Bon style sévère; pas de rehauts blancs. La tiare ne présente pas tous les détails que le graveur y a indiqués. Les têtes des chevaux sont d'un type plus archaïque et leur harnachement a été inexactement rendu.
Autres gravures (d'après Millin) : Inghirami, GaUeria Omcrka,,i. H, pi. 228 ; Ginzrot, Die Wagen und Fiihi-wevke, 1. 1, pl.22E; Panofka, Arclwol. Zeilung, 1852, pi. 4i, p. 481.
Autres mentions: Visconti, Opère varie, t. IV, p. 262, n° 6; Overbeck, Gai/crie heroischer Bddwcrke, p. 467, n° 134; Stephani, Comple rendu de Saint-Pétersbourg p. 1874, p. 100, n. 4; Heydemann, Pariser Antiken, p. 39, 46.
Pl. 23. — Scène BACcniguE.
Italie méridionale. — « Ces deux peintures ornent la face et le revers d'un vase qui est au Musée Napoléon. » (Millin, t. II, p. 37). — Musée du Louvre (vases ilalogrecs, salle I, armoire L).
Haut. 0"»,35. — Forme t. I, pl. 1 , n° 2.
Les deux groupes ainsi figurés ornent chacun une des faces du vase : 1» Dionysos tenant un thyrse et une couronne, auquel un de ses suivants présente un fruit et un bracelet (?) 2» Deux éphèbes drapés.
Millin fait observer que des groupes analogues se rencontrent fréquemment sur les vases.
Quelques rehauts blancs. Style commun.
Pl. 24. — Clytemnesthe et Taltiiybios (?).
Provenance italienne. — Seconde collection d'Hamilton. — Collection Hope (Millin, t. II, p. 37, n. 7). — Collection Biscari à Catane (Hirt, IJerliner h'unatblatt, 1829, p. 70 (1). — Musée de Vienne en .Vutriche [Zimmer I, Kastcn V, n° 240).
Haut, (non indiquée par Millin) : 0°',42o — Forme (non indiquée par Millin): Amphora mit Stangenhenkeln (Sacken et Kenner, p. 238.)
Millin n'a connu que deux figures de ce vase, qui en compte trois. Nous reproduisons ici la gravure complète donnée par Otto Jahn dans VArchâologische Zeitung de 1854 (pl. 36, fig. 1 a, 1 b).
L'interprétation de ces trois personnages est contestée. Millin et Gerhard ont pensé à une tragédie où figurait Clytemnestre. Tôlken, Welcker, Jahn, Sacken et Kenner reconnaissent Mérope qui, la hache à la main, s'élance sur Cresphonte; celui-ci s'éloigne en portant un grand askos ou sac de voyage. Un vieux serviteur, le pélase sur l'épaule, essaie de retenir Mérope. M. G. Robert n'admet ni cette interpré-
(1) L'identité de ce dernier v.asc aTcc celui qui nous oreupo n'est p.is .ihsolumpnt élnhlio; on |iourrait croire qu'il s'afrit d'une réplique.
talion, ni la précédente; pour lui, c'est Clytemnestre retenue par Tallhybios, et le jeune homme est un des compagnons d'Oreste.
Beau style sévère du iv'^ ou du v' sircle.
Autres gravures : Millin, Galerie mi/t/mlogli/Ke, pi. 170, n° H U ; Guigniaut, Religions
dé l'antiquité, pi. 2i3, n" ^-l'i ; Jahn, Archiiul. Zeitiing, I85i, pi. o6, n»' 1 a, 1 /y. Une gravure inédite, conforme à celle de Millin, fait partie dos planches de la collection Tischbein (.lahh, Arch. Zeil., 185i, p. 230, n. 10; Heydemann, Ja/irh. dfs Instituts, 1886, p. 310, n" 31).
Mentions : Raoul Rochctte, Monnmenis inédits, p. 138: Tôlken, Zu Millins .Ui/thol. Gai., pi. 170, n° 614 et Berliner Kunsblatt, 1829, p. 70; Welcker, Griech. Tragiidie, p. 833; 0. Millier, Handb. der ArclnioL, ^ 416, 2; Overbeck, Galkrie heroischei' Bildtverke, p. 680; Gerhard, Btruskisclie imd h'ampanische Vasenbilder, p. 36; Jahn, Archâol. Zeit., 1834, p.' 231; Sacken et Kenner, Die Snmmlungen des K. K. Milnzund-antiken Cabineles, p. 238, n" 240 [Zimmer I, Kasien V, 7); Robert, Bild und Lied, p. 130, 138 (avec énumération de sujets analogues).
Pl. 23, 26 ET 27. — Bataille d'Ajiazones contre des Gkecs.
« Ce vase a 3 pieds de haut [0°',972] et 1 pied 3 pouces [G"", 40] dans son plus grand diamètre : il appartenait au roi de Naples, il a passé depuis en Angleterre; celui qui l'y portait m'en a communiqué, à son passage, un dessin réduit, qui a été copié par M. Langlois et que j'ai fait graver par M. Willemin. C'est d'après ces trois gravures, qu'on retrouve dans le Magasin encyclopédique, année 1809, t. VI, que M. Clener a failles belles planches dont je donne la description. » (Millin, t. II, p. 38, n. 2).
11 faut rapprocher ces lignes des suivantes, qui sont extraites de Vlnli-odiwdon de Millin : « Ce beau vase a trois pieds et demi de haut ; il a été trouvé prés de Lecce en 1790 et i! avait passé dans la collection du roi de Naples. M. Edward l'a acheté 1 000 guinées; il est placé au fond do sa bibliothèque dans une cage vitrée. Goede, England and Wales, etc., t. IV, p. 61. » (Millin, Intrnd., 1. 1, p. xviii, n. 378). -^Dans II 8
.Mii.MN. — 5S — I". ^-ÎS-27.
sa Dcscripliun des luinbeini.v d'- Ccmosa (Paris, 1816), Millin ajoute (p. I, n. 1) que ce vase a été trouvé ;\ Poli()nano dans la Pouillo, comme celui de la pi. 49.
Le vase qui nous occupe paraît avoir été découvert en même temps que le célèbre vase Catrdor, actuellement au Soane Muséum à Londres, où l'on voit représenté le sacrifice de Pelops et d'Oenomaiis avant la course des chars à Olympie (A f/rnerid description nf Sir John Soane's Muséum, London, 1876, p. 5; Moses, Collecinn of antique vases = liaccotla.di vasi anlicfii, pi. 23). Nous apprenons par M.M. Gonze {A?-rIi. Anzeiger, 1864, p. 165) et Michaelis [Ancienl marbles in Greal Britain, p. 47^-481) que ce grand vase à mascarons, haut d'environ 0°,80, a été découvert en 1790 près de Lecce, appartint quelque temps au roi de Naples, puis fut acheté par le général Oudinot, envoyé en Angleterre et vendu 1 000 guinées à Lord Cawdor; de ce cabinet il passa dans celui de J. Edwards, le libraire de Pall-Mall, et enfin dans celui de Sir J. Soane. On voit que le parallélisme des récits concernant l'histoire de ces deux vases est parfait. Je tiens de M. Cecil Smith que le vase reproduit sur nos planches était en 1890, ainsi que celui de la pi. 1 1 (plus haut p. i9), entre les mains d'un commissionnaire à Londres.
1° (pi. 23). Face principale. Dans le registre inférieur, combat de Tirées et d'Amazones. Le bouclier de l'Amazone à gauche est tombé et le Grec qui la poursuit l'a déjà saisie par les cheveux; il a lui-même jeté à terre son bouclier afin de rendre son bras gauche libre. Le champ est semé de fleurs imaginaires. — Le registre supérieur présente quatre figures, qui sont les divinités protectrices de l'Attiquc, Alhéna, Apollon, Artémis et Héraklès, paraissant réunies dans une sorte de conseil présidé par Athéna. Les attributs de ces figures n'ont pas besoin d'être expliqués (1); le peintre a évidemment songé à une assemblée de dieux assistant au combat des Athéniens et des Amazones dans le Pnyx. Dans le champ, on voit des fleurs imaginaires, des bucrànes, un petit temple (?) (2), un vase et une patère ou miroir.
2° (pi. 27) (3). Revers. Un éphèbe nu, assis dans un édicule où sont pratiquées deux ouvertures, lient à la main un vase cannelé rempli de fruits; le champ est semé de plantes imaginaires. De part et d'autre, quatre personnages semblent lui apporter des ofiVandes. Les deux hommes tiennent l'un un panier de fruits, l'autre un éventail et un fruit (?). Des deux femmes, l'une tient un miroir et une couronne, l'autre un panier de fruits; elle a près d'elle un vase, dont il semble que la partie supérieure seule soit figurée.
3° (pi. 26). « Au bas, pi. 26 (4), règne le méandre qui limite la représentation; sur les côtés sont de larges palmeltes heureusement placées; les saillies et les rentrées sont accompagnées de bordures très élégantes; l'extrémité supérieure des anses, qui dépassent les lèvres du vase, forme un disque sur lequel il y a des
(1) Sur l'attiLude d'Adicna loriiiiit sùii cascjuc à In main, viiir Millingcii, Aintuli dcW Instituto, 183i, p. 334.
(2) irUlin suppose (pi'il s'agil, d'un di>s prtits temples poi'latil's comme on on faisait à F.pliése du temps do saint Paul (Act. apost., 19). Wclckcr a pensé à un petit temple (jui désigne Héraklès « commi; dieu de l'Olyniiio et non comme héros ». {Annali dell' Instiliiti), 1832, j). 386.) Stepliani croit que cet olijet est un coffret de femme et prétond qu'un pareil altriliul convienl .i Héraklès [Compte rendu de Siiinl-l'élershoiirr/p. 1860, p. 37).
(3) Millin a écrit XX'VI, par une distraction évidente (t. H, p. 42, 1. 4).
(4) Millin a écrit XXVH (t. H. p. 43, 1. 2.)
MiLLiN. — 51) — 11, :2T-:29.
masques qu'on peut regarder comniL' des attributs baccliiquejs. Sur la partie renflée qui accompagne la rentrée de la lèvre du vase, il y a un dieu avec des pieds de chèvre et nu, qui semble élever le doigt d'une manière mena(;ante et est armé d'un fouet. L'instrument qu'il lient de l'autre main est peut-être un couteau. Le col du vase n'est pas moins orné que le reste; du côté du revers, il n'y a qu'une magnifique palmette qui le couvre presque entier, mais du côté du sujet principal, on voit un beau quadrige conduit par une femme ailée qui anime les coursiers de la voix et tient un fouet. » Ce quadrige de l'Aurore est précédé d'une femme tenant deux flambeaux, où l'on peut reconnaître Hécate ou Artémis (t i. Dans le champ se voient des branches de laurier, des fleurs, des plantes diverses et deux bucrâncs.
Nombreux rehauts blancs (pi. 25, édicule, lyre, miroir; pi. 26, deux des chevaux, les torches; pi. 27, la paiera que tient le personnage central, l'éventail).
Autres gravures : Magasin encyclopédique, 1809, t. \'I, pi. 1-3 (2i, p. 111-127 (article de Millin); Millin, <5a/ene mythologique, pi. 30, n° 93 (3°), pi. 136, n" 499 (l") ; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 205, n° 713; pi. 88, n°335 a: Hirt, Bildeyhitch, la gravure du titre (le quadrige seul); Inghirami, Monumenti etrusc/ii, t. V, pi. 39, p. 401; Creuzer, Symljolik, II, 3, pi. 1, n° 6; Gerhard, Al;adeiiiisc/ie Abhandlimgen, pi 7, n° 5 ( not.'-e pi. 26).
Autres mentions : Millin, Description des tombeaux de Canosa, p. 21 ; Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 106, 141; Panofka, Musée Dlacas, p. 49; Welcker, Annali delV Instituto, 1831, p. 429; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1860, p. 37, n. S; p. 1862, p. 73, n. 1, p. 144, n. 4; Kocrte, Ueber Personificationen psgchologischer Affekte in der spneteren Vasenmalerei, Berlin, 1874, p. 45; Knapp, Nike in der Vasenmalerei, Tubingen, 1876, p. 66; Kliigmann, Annali ile II' Instituto, 1876, p. 186, 191 ; Rathgeber, Ml;e in hellenischen Vasenbildcrn, Golha, s. d., p. 104, n" 239 (3).
Pl. 28. — Sujet indéterminé.
Provenance italienne. — « Le vase était dans la seconde collection d'Hamilton, qui a été achetée par M. Hope et portée en Angleterre. » (Millin, t. Il, p. il, n. 2j.
.Vucune indication sur les dimensions ni sur la forme.
L'un des éphèbes tient dans sa main gauche un pileus semblable à celui des Dioscures.
Rehauts blancs sur la couronne.
Pl. 29. ■ — Édicule avec v.\ses.
Millin écrit (t. II, p. f4, n. 6) que ce vase appartenait à Durand : « Il a mviion un pied de haut; sa forme est celle d'une cloche; il est figuré au bas de la plan-
(1) Éi'is ou Lyssa suivant Slcphani {Compte rendu de Sriint-Hetei'sljoiirf/ p. 18C2, p. 144. n. 2), qui voit aussi dans la conduclricc du char une Xiké; Eus précédée d'Hécate ou d'Iris selon Gerhard (Akad. Abhandtungen, t. I, p. 347).
(î) La planche 2 donne une vue d'ensemble de ce vase, comprenant notre pl. 27 surmontée de la partie inférieure de la pl. 26 ; elle est reproduite dans la Galeiie iiti/tlwlogiijue, pl. 136 l>is. n" ."itlU.
(31 Nous évitons de renvoyer à cet ouvrage, qui est un tissu d'extravagances.
MiLLiN. - (30 - n, "29-32.
che. » Nous pensons que Millin s'est trompé, car un vase avec peinture identique qui existe au Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle I, armoire J) a la forme d'une amphore à raascarons (cf. t. I, pi. 1, n" 8). Sur le col du vase est figuré un buste de femme entre deux ailes. Il n'est cependant pas impossible que la même peinture se soit rencontrée sur deux vases différents.
Dans le tympan du fronton, une feuille de lierre à laquelle Millin trouve une ressemblance avec un phallus; entre les deux colonnes sont ligures deux paniers (cf. t. I, pi. i), trois vases, deux pains (?) et trois œufs (?)
Le fond de la peinture est en blanc; les vases et les ornements se détachent en jaune. Travail italique de basse époque.
Mentionné par A. Tubbs, Classical Revietv, 1890, p. 70, à propos d'une stèle en forme de calathos découverte à Chypre.
Pl. 30. — Guerrier auprès de son cueval.
« Le vase est en forme de cloche et peint de plusieurs couleurs; il appartient à un riche amateur polonais qui en a communiqué le dessin à M. Clener en Italie. » (Millin, t. Il, p. 45, n. 7).
Un guerrier tenant deux lances d'une main, la bride de son cheval do l'autre; au fond, un bouclier décoré d'une palme et une bandelette; dans le champ, dos branches de myrte. Le costume est singulier; le pied droit seul porte une chaussure, détail que l'on constate assez souvent dans les figures des stèles gallo-romaines et que les auteurs signalent chez les Étoliens (Euripide, fragm. 531. éd. Didol) et chez les peuples de l'Italie centrale (Virg., Aen., vu, 689). Le type napoléonien du profil suggère la même observation qu'à la pl. 15 du t. II (plus haut, p. ôi).
Rehauts blancs sur le cheval et la palme.
Mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 96 (représentation funéraire); Welcker, Alte Ik-nbnaler, t. II, p. 234 (guerrier vainqueur).
Pl. 31 et 3-2. — Triptolème (Vase Poniaïowski).
Découvert prés de Bari, dans la Pouille, sur les terres de la princesse Rassano Aragona (1), ce vase appartint d'abord au prince Stanislas Poniatowski, des mains duquel il passa au musée du Vatican.
Haut. 0™,97. — Forme t. 1, pl. 1, n° 8 (amphore à mascarons).
Nous donnons une vue d'ensemble de ce vase d'après Dubois Maisonncuve. La terre est très fine et le vernis noir d'une belle qualité. La lèvre du vase est entourée d'une couronne de lierre et les anses sont décorées de mascarons et de cols de cygne. Rehauts blancs sur les mascarons, les cols de cygne, le bonnet phrygien d'Adonis, les arabesques qui l'entourent, les serpents et les ailes du char de Triptolème et plusieurs attributs.
1" (pl. 31). Triptolème couronné de myrte, tenant un sceptre et une gerbe d'épis dans la main gauche, est traîné sur un char ailé attelé de deux serpents. L'un des
(Il Dubois Maisimncuvc, liilinitiiiiinii. ]i. 6. n. l,iW:rit ce nom Casxdiio-Tiu-tigoxe.
— (vl —
serpents va boire dans une coupe que tient une femme assise (Rhéa, selon Visconti; Proserpine, suivant Lenormant et de \Vilte; Hécate suivant Gerhard). Près de cette' femme on voit un narcisse ou une fleur de lis épanouie. De l'autre côté du char est Déméter, tenant dans la main droite des épis de blé qu'elle offre à Triptolème et sous le bras un objet qui, pris pour une sorte de herse par Visconti, serait, suivant Lenormant et de Witte, un flambeau terminé par plusieurs pièces de manière à
produire un cercle lumineux quand on les allume (1 . Derrière la déesse se tient Hécate (?) (2) portant un flambeau allumé. — Au registre supérieur (dans l'Olympe), CD voit Zeus couronné d'olivier, tenant un sceptre surmonté d'un aigle, le bras droit orné d'un bracelet; à sa gauche, Perséphone ou Déméter (?) richement parée et une femme tenant des fleurs ou une branche de lierre que Visconti a prise pour l'Heure du printemps, Lenormant et de Witte pour Aphrodite. A la droite de Zeus, Hermès tenant le caducée, son pétase rejeté en arriére et couronné de myrte. Dans le champ, deux fleurs en forme d'étoiles.
-2° (pl. 32). Un éphèbe nu accompagné d'un chien (3) est debout sous un édicule ionique avec fronton, palmettes et acrotères. De part et d'autre on voit quatre personnages : deux hommes, dont l'un tient une couronne et un plat, l'autre une chlamyde et peut-être des grains d'encens (?); deux femmes, dont l'une tient un miroir, l'autre un coffret et une couronne.
(1) Voir J. do Witte, Calaloç/ue Durand, n" 202. MiUin, liuns su Description des luinhrau.r île Canosa (Paris, 1816, p. 16), avait déjà exprimé l'idée que cet objet était un flambeau.
(2) Plutôt Perséphone selon Gerhard, Akad. Ab/iandtunf/en, t. II, p. 464.
(3i Millin a voulu y recontiaitre Jasiou, erreur que Gerhard attribue ù Creuzcr {Akad. Aljhandl., t. II, p. 464). C'est une simple représentation funéraire, comme l'on en voit beaucoup sur les vases de l'ApuJie.
MiLLiN. — l32 — II, 32-33.
3" (pi. 32). Sur le col du vase, une tète d'Adonis (Atys?) coitfée du bonnet phrygien, au milieu de gracieuses arabesques. Millin a fait observer (t. Il, p. 50) que l'uniformité de ces ornements de part et d'autre de la tôle est duo à une erreur du dessinali'ur, qui n'a copié qu'un seul côté.
Rehauts blancs (pi. 31, ailes du char, serpents, altribuls; pi. 'ii, coffret, bonnet phrygien).
Autres gravures : La première publication est un in-folio introuvable d'E.-Q. Visconli, imprimé en 1794 à très petit nombre aux frais du prince Poniatowski; Millin en possédait un exemplaire et, dans son commentaire, il a suivi de ])rès les explications de Visconti. — Visconti, Opère varie, t. II, pi. t; Millin, Galerie tni/lho- Inrjique, pi. 52, n° 2U1; Guigniaut, Religions de l'anliquilé, pi. 144 l/is, n° 551 ; lii 1er, n° 551 a; Hirt, Bilderbuch, II, pi. 3, n° 7; Creuzcr, Si/mbolik, 2° éd., pi. 14, p. 527; Dubois Maisonneuve, Iniroduclion à l'élude des vases peints, pi. 7, 1 (très belle vue d'ensemble que nous reproduisons à petite échelle) (I) ;Inghirami, Vasi Filtili, pi. Il, 12; Pislolesi, // Valicano descritlo, t. III, pi. 64 (avec vues d'ensemble); Lenormant et de Witle, Élite des nionumenls céramngruphiqnes, t. III, pi. 63, p. 177-180; .\rneth, Gold-und Silbermonumente ., Silher, Beilage, taf. 1, p. 72; Overbeck, Griechische Kunstmythologie, t. II, p. o'i'i [Allas, pi. 16, n° 15); Jos. Langl, Griechische Gotter und Heldcngestalten, Vienne, 1887, p. 101. Deux planches inédites représentant les peintures de ce vase font partie des gravures préparées pour l'ouvrage do Tischbein (Heydemann, Jahrbuch des Instituts, 1886, p. 308, n» 3). La partie inféiicure de la pi. 32 a été copiée dans les Annali del[ Institulo, 1843, pi. M, fig. P.
.\ulros mentions : Zoega, Jenaische- Literaturzcitung, 1796, fntelligenzhlatt, n" 86 ; Ouwaroff, Mystères d'Eleusis (1812), p. 1 ; Welcker, Zeitschrift fier Kunst, p. 105 (2); 11. Rochette, Monuments inédits, p. 136; 0. MûUer, Handhuch der Archaenlagie, §358, 4; Panofka, Antique.i du cabinet Pourtalès, p. 85; Bullettino napolitano, 1847, p. 89 (tête de Ganymède); Preller, Demeter und Persephone, p. 313; Gerhard, Aicserlesene Vasenbilder, t. I, p. 218; Akademische Abhandlungen, t. Il, p. 464 z; Strube, Studien ûber den Bilderskreis von Eleusis, 1870, z, p. 19, 101 (3); Stephani, Compte rendu de Saint-Pétershourg p. 1859, p. 84, n° 35 (avec longue liste de monuments analogues); p. 1862, p. 32; de Witte, Études sur les vases peints , p. 112: Braun, Ruinen und Museen Roms, p. 809.
Pi.. 33. — Édicule.
Provenance italienne. — Collection de la Malinaison.
Haut. 0"',90. —Forme t. I, pi. 1, n" 8.
Un éphèbe joue avec un chien sous un édicule ionique posé sur un riche soubassement. Près de l'éphèbe, qui est couronné de myrte, est suspendue son épée. A droite, un éphèbe tenant un thyrse apporte une guirlande ; près de lui est suspendue
(\) Dubois Maisiiiinouvc n.iii^ apiii-oml (liilnid., p. (i, ii. 1) qu'une linllo copie de ce vase a été faite i Naples par les élèves ilc Tischl)eia et qu'elle a passé dans les ui.iins de Pii-anesi à Paris, où Dubois l'a étudiée.
(2) Je ne connais ce travail et celui de Zoe^'a que par la citation qu'en a laite .Stej.liani.
(3) Vase analo-ue où Strub" reconnaît D"nu>ler. Triplolénie. les Heures el une Muse.
Mii.LiN. — 6;^ — H, 33-35.
une bandelette, à terre est une coupe. De l'autre côté, une femme apporte une cassette et une guirlandf^; une coupe semblable à la première est à ses pieds. Motif funéraire d'un type fréquent (cf. p. (il, noie 3;.
« On voit au revers deux initiés auprès d'une stèle. » (Millin, t. II, p. oO. n. 10).
Rehauts blancs sur le corps de l'homme, les colonnes et l'architrave de l'édicule.
Mention : Raoul Rochette, MoDumeiU!; inrdi!!:, p. 136 inote sur le « chien sépulcral » ; il s'agit tout bonnement d'un chien familier).
Pl. 3i. — Kûs ET Ci:riiALE.
Provenance italienne. — Du temps de Millin, au Cabinet de la Bibliothèque Impériale. — Cabinet des médailles, n" 4S6I, armoire i-1.
Haut. 0"°, 35. — Forme t. II, pl. 1, n" lî.
Pour l'explication de ce vase, il suffit de se reporter à la notice de la pl. iS du tome 1"='.
Assez bon style; pas de rehauts blancs.
Autres gravures : Caylus, Recueil d'antiquités, t. II, pl. 35, n" -2 (très mauvaise); Dumersan, Notice du Cabinet des médailles, pl. X, '2.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 8, P, -400; Roulez, Vases peinti du Musée de Lei/de, p. 23, n. 2 ; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. ISfiT, p. 87, n. i; p. 187-2, p. 181, n° 24; 0. Jahn, Arc/iciolorji.s-c/'ie lieitrar/e, p. 93, n. I, H; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder, t. 111, p. 39, n. 33.
Pl. 35. — Éos et Cépiiale.
Provenance italienne. — Ancienne collection HamiUon.
Millin ne donne de renseignements ni sur la forme ni sur les dimensions de ce vase; il dit seulement (t. II, p. 51) que ses peintures et ses inscriptions sont identiques à celles d'un vase publié par Tischbcin, bien que ce dernier soit plus petit. La plupart des archéologues paraissent néanmoins avoir admis que les deux vases ainsi mentionnés par Millin n'en font qu'un.
Pour le sujet, voir la notice précédente.
Inscriptions : "Eu;. — KÉ-ja/.o; -^xlô;.
.\utres gravures (des deux vases ou d'un vase unique?) : Tischbein, Collection of engravings from ancient vases, t. IV, pl. 12; Inghirami, Vasi Fittili, t. I, pl. 18; Millin, Galerie mythologique, pl. 2t, n" 94; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pl. 81, n° 335 ; Panofka, Eigennamen mil -/.-ù/k, pl. 1, n" 1. Les inscriptions sont reproduites dans le Corpus inscriptionum grxcarum, t. IV, n" 7531.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 8; Jahn, Archiiologische Beitrage, p. 93, n. l, c; Gerhard, Auserlesene Vasenb'dder, t. III, p. 3!>, n. 33; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1867, p. 89, n. 4 ; /). 1872, p. 182, n" 42 : Roscher, Lexikon der Mythologie, t. I, p. 1275.
Mii.uN. — *54 — II, 36-40.
Pl. 3t). — Scène BAccinorE.
« Ce vase appartient à M. Tischhein » (Millin. t. II. p. 52, n. (i;. Il reparait dans le Catalogue des vases grecs formant la collection de M. C. L. F. Panckoucke. publiée par J.-J. Dubois, Paris, s. d., p. 5, n° bi : « Ce vase, dont toutes les parties sont antiques, appartenait autrefois au peintre Tiscbbcin. Millin en a publié une gravure aussi infidèle que le sont la plupart de celles qu'il a données d'après des monuments de ce genre. » (Dubois.) Panckoucke mourut en 1844 et sa collection fut achetée au prix de l!2,000 francs parle Musée de Boulogne-sur-Mer, par l'entremise de MM. Rollin et Feuardent. Quelques pièces, cependant, paraissent avoir été distraites ou égarées, mais celle qui nous occupe se trouve à Boulogne (cf. Max. Mayer, Archxologischer Anzeiger,lS89, p. 184-187 )(1).
Haut, (non indiquée par Millin) : 0", 38.— Forme (non indiquée): 1. 1, pl. 1, n°2.
Un Satyre (Marsyas?) est assis sur un tronc d'arbre, tenant un thyrse; derrière lui une Ménade paraît lui présenter une lyre. De l'autre côté, une Ménade tenant un thyrse, un Satyre avec le même attribut ot une troisième Ménade. Dans le champ, des feuilles de lierre. Les Ménades portent des nébrides sur leur tunique.
Le revers (inédit) figure trois éphèbes debout dont l'un tient un strigile.
Peinture jaune rehaussée de blanc sur les couronnes.
Une gravure inédite de la même peinture fait partie de la collection des planches de Tiscbbcin [Jahrb. des dentschen Instituts, 1886. p. 311, n" oo.) Une autre, très mauvaise, figure sur la planche annexée au catalogue de la collection Panckoucke par Dubois (n° 60).
Autres mentions : Helbig, Anmili dcll' Institulo, 1862, p. 248; Stepbani, Compte rendu de Sainl-Pétcrshourg p. 1868, p. 91. n. 2.
Pl. 37, 38, 39, 40. — Vase de L.\simos. Eurydice et Arciiémore ou Hécube et Astyanax (?).
Provenance Cahosa (?). — « Le vase était autrefois dans le Vatican, d'où il a passé au Musée Napoléon où il est exposé; il est indiqué à la suite de la notice des Dessins originaux pour l'an X (1802). » (Millin, t. Il, p. 53, n. 1.) — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, au milieu.) Haut. 1", 04. — Forme t. II. pl. 1, n" 2 (amphore àmascarons'i.
1" (Pl. 37). Dans le haut, Eos (?) ailée, avec nimbe, conduit un quadrige précédé d'Hermès; à gauche, un éphèbe portant une lance, le pctase sur l'épaule droite. Le char est d'une forme carrée tout à fait exceptionnelle. Dans le champ, une bandelette, des (leurs, un bonnet de Dioscure ou pileus, avec une épée en sautoir (Millin a cru voir dans ces deux objets une allusion à l'Iliade et à VOdyssée, t. II, p. 60). Au-dessus du char, incription h la pointe : AASIIMOS; EfPAtE.
Au-dessous d'une double ligne de petits cercles marquant le terrain où se meut le char, on voit une femme assise, portant sa main droite à sa chevelure en signe de deuil, et tenant sur ses genoux un enfant mort, blessé à la poitrine. L'enfant est paré d'un
1 I.L's jilus belles ])iécos de cette collection seront pnliliées dans VAIInitn des .Vi/sccs de province, . 1890 et suiv.
MILUN". 60 11, o7-40.
collier de perles passé en sautoir et de périskélides à la jambe gauche. Les pieds de la femme sont appuyés sur un tabouret orné de pattes de lion (I); elle a une feuille de lierre sur le sommet de la tête. A sa droite, on voit une quenouille et un fuseau, qu'elle a laissé échapper de ses mains (cf. Hom., Iliade, XXII, i48; Ovide, Métam., IV, 129 : Et colus el fusas digitis ccc'ulere rcmhsls] ("2). Devant elle, un guerrier armé qui lui adresse la parole, puis un éphèbe nu, assis sur sa chlamyde, tenant deux lances: de l'autre côté, deux éphôbes, l'un coiffé du pétase, la tête inclinée, tenant une lance et une bandelette, l'autre tenant deux lances et un pileus (?) (3). Dans le champ, fleurs et feuilles, crochet ("?), éventail, bouclier (?) suspendu entre deux cnémides. Le terrain est indiqué par deux rangées de petits cercles, au-dessous desquels on voit des fleurs indistinctes que le graveur a reproduites iniidèlement.
2° (pi. 38). Motif funéraire. Un éphébe armé, debout (4) sous un édicule ionique, dont la paroi est ornée de deux bandelettes; de part et d'autres on voit quatre femmes portant divers attributs, un miroir, un plat, une patère (?), un seau (?), un éventail, un miroir et une bandelette.
3" (pi. 39). Sur le col du vase, arabesques d'où émerge un buste de femme (Aphrodite? Proserpine?), escorté de deux génies ailés.
4° (pi. 40). De l'autre côté du col, Dionysos assis, tenant un plat rempli de feuilles de lierre et une branche, entre un génie ailé qui lient une bandelette et une guirlande, et une femme tenant une guirlande et un miroir (5).
Style médiocre; figures jaunes. Nombreux rehauts blancs, rouges et violets. Les chevaux du quadrige (pi. 37) sont blancs; le voile que les deux génies ailés (rouges) étendent derrière le buste d'Aphrodite (?) est violet (6). Le caractère de ce buste a été altéré par le graveur qui a prétendu lui donner plus de noblesse; en réalité, il est fort médiocre et sans expression.
Nous donnons ici une réduction de la dernière gravure qu'on ait publiée du sujet principal (pi. 37); exécuté au Louvre par M. Devillard, sous la surveillance de M. E. Pottier, ce dessin a paru dans les Wiener Vorlgeblàtler, 1889, pi. 11, n° 3. Comme il est d'une exactitude scrupuleuse, il permettra de se faire une idée des libertés que les dessinateurs et graveurs du temps de l'Erapire ont prises envers leurs modèles antiques, préoccupés qu'ils étaient de les embellir.
« Les bordures des différentes parties de ce vase sont élégantes et variées; nous avons cru devoir faire représenter celle qui orne une moitié du col. Le petit corps ti'rminé en pointe de flèche qu'on voit au centre de chaque méandre [pi. 40] est une particularité remarquable ; le reste est une branche de laurier. » (Millin, t. II, p. 61-62).
(Ij Cf. Raoul Rucholtc, MoiutmeiUs inrdits. p. 14.'i. n. 1.
(2) P:U' une bévue du graveur, ces objets se trouvent iilacés beaticoup trop haut : sur la iiciuture originale, ils sont presque tombés à terre.
(3) Pour cet attribut, cl', plus haut, t. II, pi. 28.
(4) M. Brunn {IJesch. der griech. Kûnstler, t. II, p. 706) a écrit par erreur que cet éplicbe était assis; M. Klein, qui a copié il. Brunn sans regarder la planche de Millin, répète la même chose {Méislersignaiuren, 2' éd., p. 211).
(ô) M. Brunn, loc. laud.. dit à tort que Dionysos est entouré de génies hermaphrodites, erreur qu'a respectueusement reproduite M. Klein, loc. laud.
(6) PI. 38, édicule et attributs rehaussés do blanc; jib 39, télo et ornements rehaussés de blanc; pi. 40. patère blanche.
Le sujet de la face principale (pi. 37) a été diversement interprété : Passer! : Achille mort sur les genoux de Thélis.
Wmckelmann : Anàromaqve, Astyanax, Ménélas.
MilUn : Astyanax mort qui vient d'être rapporté àHécube par Talthybios (scène des Troyenîies d'Euripide) (1).
Overbeck : Andromaque, Astyanax mort, Ulysse.
Brunn : Archémore sur les genoux d'Eurydice; prédiction d'Amphiaraos ('2).
Bien que l'explication de M. Brunn ait été généralement admise et puisse s'autoriser de l'analogie de notre vase avec celui de Ruvo, où Archémore, Amphiaraos et Eurydice sont expressément désignés par des inscriptions (Hoydemann, Vasensammluncjen, n° 3255; Gerhard, Akad. Abhandhmgen, Allas, pi. 1.), nous sommes loin de la considérer comme définitive; celle de Millin nous parait encore sujette à moins d'objections.
Autres gravures : Winckelmann, Monumenti inedili, n" Mo, p. IHO (et non pas n" 159, comme l'ont imprimé les éditeurs du Corp. inscr. grxc, n" 8186) ; Passeri, Pict. elrusc, pi. 196 (vue d'ensemble), 197 (notre pi. 38), 198 (notre pi. 40), 274 (notre pi. 37) ; Millin, Galerie mythologique, pi. 169, n" 611; Guigniaut, Beligions de Vanliquité, pi. 241, n" 825 ; Overbeck, Gallerie heroischer Bildicerkc, p. 669, n» 184, pi. 28, n" 1 (dit à tort que ce vase est au Vatican et non moins inexactement qu'il porte la signature d'Astéas); Gerhard, Akademische Abhandlungen, pi. 7, n» 4. Toutes ces gravures sont annulées par celle des Wiener Vorlegeblciller, 1889, pi. 11, n" 3, dont nous donnons ci-dessus une réduction.
La pi. 39 a été copiée dans VÉlile des monuments réramugrapliiques, t. IV, pi. 1, et dans les Annali deW Institulo, 1843, tav. 0, V.
Pour le nom de l'artiste Lasimos, on a proposé des lectures dilTérentes : les académiciens d'ilerculanum {Pilt. ErcoL, t. I, p. 2) et MafTei [Mus. Veron.,
(1) Moiiio opinion dans le llaiulbuch d'O. Mulloi-, § 714.
(2) Voii-, pour les diitails de cette légende, l'ai-liclc Anip/tiuraus du Lexikuii der Mytliolugie do Hi)?clici'.
îiiLUN. — 67 — II, 40-;'l.
pi. 318, 2) ont lu MAZIMOSI; Winckelmann donne AASHMOSI (Mo>,um. h,nd.. n° 1i3); Raoul Rochello AISIMOC, puis AASilMOS: (A(V//v à .)/. Sc/mm, 2" 6il., p. 15,449); Clarac AASHMOC iY:^??^/. drs milslrs île ranllijidU', p. 30): Letronno A^^S:\t^OX. [Revue archéoL, 18-46, p. 381); Millin (t. Il, p. 60), Panofka [Bull. deW Iiislil., 1829, p. 138, 160), GerharJ iLic/itf/ott/teHen, pi. 3, n" i), do Witte [Revue archéol., 1847, p. -481) lisent correctement A\ASIIM02I; mais Lenormant et do Witte {Élite, t. IV, p. 136) (1) hésitent entre AASIMOSI et hASIlMOSi. Cf. Miller, Revue archéol., 1861, I, p. 59, qui a lu AASilMOC « avec une petite rayure à l'intérieur de la première lettre. » On voit donc que la vraie lecture a été trouvée par Millin et que M. Brunn a eu tort d"en attribuer Thonneur à J. de Witte (Gesch.der A'ihistler, t. II, p. 706), erreur reproduite par M. Klein (Meislersi/jnatuj-e», 2'" éd., p. 2 4) comme les deux autres que nous avons signalées plus haut {[). 65, n. i et 5.) — Corpus inscriplionwn grxcarum, t. IV, n° 8486.
.\ulres mentions : Visconti, Opère varie, t. IV, p. 258, 2; Brimn, Ge?c/i/clile dcr griechhchen Kiimller, t. II, p. 705; Raoul Uochette, Monunvmls inédits, p. 108, 145, 317; Panofka, BuUettino Napolitnno, 1847, p. 91 (pi. 39); Lenormant et de Witte, Élite (les monuments céramographiqties, t. IV, p. 135 (adoptent l'explication de M. Brunn); Ritschl, Annali delV Imtilnto, ISiO, p. 190 (sur la pi. 40); Roulez, ibid., 1865, p. 76 (surlapl. 39);Stephani,6'omy;<e?'e«//«rfe Saint-Pétersbourg p. 1874, p. 192, n. 2 (sur le tiTao; de la pi. 37); p. 1875, p. 65, n. 1 (sur la pi. 39) ; Knapp, Nike inder Vasenmalerei, p. 66; Klein, Grierhisnhe Vasen mit Meistersignaturen, 2° éd. p. 210; Kalkmann,yn^)'é«cA des Instituts, 1S86, p. 244; Hcydemann, /'«r/se?- Antil;cn, p. 39.
Pi.. 41. — Athéna et llÉnAKLios.
Nola. — Ce vase lit autrefois partie do la collection du peintre Raphaël Mengs, où Winckelmann eut l'occasion de l'étudier; il passade là au Musée Napoléon [Noiicp des dessins du Musée, an X, n°519, p. 19). — Musée du Louvre (vases grecs i\ figures rouges trouvés en Italie, armoire C).
Haut. 0'",324. — Forme t. II, pi. 1, n" 6.
Athéna en armes verse une libation d'ambroisie dans un canthare que fient Héraklès, appuyé sur sa massue. .\ droite (revers du vase), on voit Hermès, le pétase rejeté sur l'épaule, montrant de la main droite tendue le nouveau dieu reçu dans r01ympe('?). Roulez ( Vases peints du Musée de Legde, p. 27) préfère expliquer ce vase et d'autres analogues comme se rapportant à l'hiérogamie d'Athéna et d'Héraklès; Hermès serait ici le divin entremetteur qui a amené la déesse auprès du héros. Welcker (^/<e/>enÂ-n(«/e)-,t. III,p.31etsuiv.)pense qu'il s'agit simplement d'un breuvage offert par Athéna à lléraklès victorieux, épuisé par l'effort qu'un de ses travaux lui a coiité.
Inscriptions : la lecture de Visconti (approuvée par Millin) AETAS PEPAYCO n'est nullement confirmée par l'étude de l'original. Welcker et Heydemann ont ou raison d'affirmer que ces lettres ne présentent aucun sons.
(1) Volume portant le millésime ilr IS.'il.
MU.LIN. — 68 Tl. 4l-4o.
Beau vernis noir; dessin d'un excellent style. 11 y a do nombreuses cassures.
Autres gravures : Winckolmann, Monumenll inediti, n" 139, p. 212 (Ulysse transformé par Athéna en vieillard I) ; d'Hancarville, Anlir/uilés étrusques, t. III, pi. 19 ; Bouchard, Clioix des monuments, t. II, pi. 101 (1); Inghirami, Moiutm. Elvusclii, t. V, pi. 37, p. 390; Welcker, Alte Denkmàler, t. III, pi. 4, p. 31.
Pour les inscriptions, Corp. inscr. grxc, n" 7 6il ; Heydemann, l'ariscr Antiken, p. 50.
Autres mentions : Visconti, Notice des dessins du Musée, an X, n° ;>19, p. 19 (a reconnu le premier qu'il s'agissait de l'apothéose d'HérakIès) ; Musm Pio Clem., t. V, p. 165, n. 3; Monum.scelli Borghesiani, p. xliv; Opei-e varie, l. IV, p.2l)I, n. 5; apud Panofka, Cabinet Pourtalès, p. 19; Winckelmann, Kunstgeschicitle, t. III, 4, ^ 14 ; Bôtticher, Kleine Schriften, t. II, p. 371; Seume, Sàmmtliche Wevke, t. II, p. 170; Roulez, Vases peints du Musée de Leyde, p. 27 (dit à tort que ce vase est au Vatican): Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p., 1873, p. 223, n. 1; Heydemann, Pai-ïser Anliken, p. 39, 30. Pour le motif, cf. Klein, Euphronios, 2= éd., p. 2.i6 ; Furtwœngler, dans le Lexikon der Mythol. de Roscher, t. I, p. 2 216. M. Heydemann a signalé un vase identique dans la collection Torrusio, à Naples [liullettinn deW Instituto, 1869, p. 146).
Pl. 42. — Bacch.xnale.
Provenance italienne. —Collection delà Malmaison. Haut. 0°',38. — Forme t. I, pi. 1, n» 2.
Voir la notice de la pl. 36 du tome I". L'indication conventionnelle du sol a déjà été signalée plus haut (t. I, pi. 19.)
Pl. 43. — Ariane (?).
Provenance italienne. — Collection de M. d'Igé (1810).
Haut. 0°',39. — Forme t. I, pi. 1, n° 7. La peinture décore tout le pourtour da vase.
A cause de la couronne de lierre qui paraît sur la tête de la femme assise et du sceptre terminé par un fleuron qu'elle tient à la main, il est permis d'y reconnaître, avec Millin, Ariane parée pour son mariage avec Dionysos. Les femmes qui l'entourent lui présentent des cassettes et une bandelette; un génie ailé lui apporte une sorte de coffret à pieds et une couronne do myrte. Une colonne dorique marque que la scène se passe dans un intérieur. On voit aussi sur le sol un tabouret(?)(2) et une table.
Autre gravure : Lenormant et de Witte, Élite des monuments céramographiques, t. IV, pi. 32, p. 91, 163. Les éditeurs reconnaissent Aphrodite ou Hélène, accompagnée de sept femmes et d'Éros. M. de Witte fait observer (p. 91) que certains détails, par exemple le sceptre placé dans la main de la femme assise, lui paraissent avoir été ajoutés par un restaurateur.
(1) Cci ouvrage, cité par Stephani [Compte vendu p. 1873, p. 225), m"est absolument inconnu; je no le trouve mentionné ni dans le Manuel de Brunet, ni dans la France littéraire de Quérard.
(2) Un li'hés. suivant Leiiurnianl et de Wille {Klili', t. IV, p. 164.)
MU.i.iN. — 69 — • II, 44-46.
Pl. -44. — Antiope et ses fils ("?).
<< Cette jolie peinture a été dessiiii'e par M. C.lener en Italie. Le vase appartient à la seconde collection d'Hamilton. qui est aujourd'hui dans la possession de M. Hope à Londres. Il est en forme de cloche. ■> (Millin, t. II, p. (io.)
L'explication tentée par Millin est très ingénieuse; il admet qu'Hermès ramène à Zéthos et à Amphion leur mère Antiope, détenue par Dircé.
Quelques rehauts blancs sur les couronnes.
Autre gravure : Lenormant et de Witte, Élitr des ntonumoits réraiiinf/rapli/giies. t. III, pl. 96, p. -233, '259.
Les éditeurs de VÉlitc, frappés de certains détails de cotte peinture, notamment de la disposition des ailerons sur le pétase, ont exprimé l'opinion qu'elle était apocryphe ou avait été, du moins, très fortement retouchée. Nous nous associons pleinement à ces réserves.
Pl. iô. — Scène de la palestre.
Provenance italienne. — Collection de la Malmaison.
Millin indique seulementle diamètre de cette patère:0",19. La forme est figurée au bas de la planche, au-dessus de l'encadrement.
« Les sujets qu'on y remarque se retrouvent sur un grand nombre de vases peints. Dans le fond intérieur, on remarque deux jeunes athlètes qui tiennent leur strigile et leur manteau; ce fond est entouré d'une bordure composée de méandres et d'échiquiers. Il y a extérieurement, entre les anses, deux sujets : l'un représente une femme entre deux génies ailés et l'autre un génie ailé entre une femme et un homme nu qui porte un strigile. La lèvre du vase est ornée d'une branche de myrte à grandes feuilles avec ses baies. ■■ (Millin, t. II, p. 67.)
Mentionné par Purtwaengler dans sa dissertation Et-os in der Vasoimalerei (t87i), p. ,10 ; il voit dans la scène du bas « un éphèbe qui essaie de pousser Éros à inspirer de l'amour à une jeune fille qui l'aime et qui le fuit. » C'est trop ingénieux ; le peintre n'y pensait pas.
Les baies dans le feuillage du cadre sont rehaussées de blanc.
Pl. itî. — Vainqueur aux jeux.
« Le vase est en forme de cloche; il était dans la seconde collection de M. Hamilton et il appartient aujourd'hui à M. Hope. » (Millin, t. I, p. 67, n. 3.)
Un éphèbe couronné, tenant son cheval par la bride, reçoit d'une femme une bandelette, prix de quoique victoire aux jeux. La colonne cannelée peut indiquer le voisinage d'un temple. — Rehauts blancs.
Une gravure inédite de cette peinture se trouve parmi les planches du recueil deTischbein iJahrbuch des /nstiliits, IS86, p. Sl'î.n" 78.) Heydemann, qui l'a signalée, croît y reconnaître une « rencontre au tombeau », ce qu'on ne lui accordera point.
Une peinture analogue a été décrite par Heydomann dans son catalogue de la Raccoltn Cuinana ( Vase»sammliinf/en zii Neapel, p. 8i0, n" f>(j.)
Mentionné par Stepliani, Compte rendu de Sainl-Pélersbourg p. IS7-i, p. lti!2, n. 1.
Pl. i7. — BACCnANALE.
Italie méridionale. — Bibliothèque du Vatican (Passeri). « Le vase est en forme de cloche; il appartient à M. Durand. » (Millin, t. II, p. 68, n. 2.). — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire I.)
Haut, (non indiquée par Millin) : 0",3l. — Forme (non indiquée par Millin) : t. I, pl. 1, n" 2.
Deux Ménades vêtues de tuniques transparentes, jouant l'une de la double flûte et l'autre du tambourin, sont suivies d'un vieux Silène qui porte une grande outre.
Au revers, un éphèbe nu tend une couronne à un éphèbe drapé ; un autre éphèbe drapé tient un strigile. Entre les deux premiers s'élève un ornement végétal; au-dessus, une sphère avec croix au milieu.
Autre gravure : Passeri, Picturse elrusc, pl. 122 (donne aussi le revers).
Mentions : Stephani, Compte rendu de Saint-Pétershourg p. 1X08, p. 87, n. 1 ; Heydemann, Panser Ami ken, p. 39.
Pl. iS. — Bacchanale.
Italie méridionale. — « Le vase est dans le Cabinet de la Bibliothèque impériale. » (Millin, t. II, p. 68, n. 7.) Cabinet des médailles, n" iS3l, au-dessus de l'armoire 22.
Haut. 0"',36. — Forme t. I, pl. 1, n" 2.
Dionysos, tenant une branche de férule, étend la main vers un Satyre qui tient une caisse remplie d'œufs et de fruits (?); le Satyre paraît soutenir cette caisse en équilibre sur le bout de son doigt et la faire tourner de l'autre main. Devant lui, une Ménade portant une férule et paraissant fuir. A droite, une femme couronnée Ariane?) tenant une cassette; auprès d'elle, un génie ailé.
Au revers, trois éphèbes drapés, dont l'un tient un b;\lon; une bandelette blanche est suspendue dans le champ.
Dessin médiocre. Le génie ailé, les parties nues de la femme et les objets tenus par le Satyre sont rehaussés de blanc; il y a de nombreuses traces de dorure sur les rehauts blancs, notamment sur les colliers et bracelets.
La gravure de Clener est surtout inexacte en ce qui concerne le Dionysos; dans l'original, la main droite de ce personnage touche presque à la caisse que tient le Satyre.
Autre gravure ; Inghirami, Vas! Fillili, t. 11, pl. 88.
Pl. ilt. — Dionysos a Nvsa.
'< Ce vase appartient ?» M"" la princesse Michel (lallitzin née comtesse Shouvaloff.
MILLIN. — 71 II, l9-o0.
à qui il a été donné par Sa Majesté le roi Joseph Napoléon pendant qu'il occupait le royaume de Naples. » (Millin, t. II, p. 69, n. 3.)
Haut. 0"',3'2i. — Forme t. I, pi. 5.
1" Dionysos (AIONY2I02!) est couché sur les genoux d'une nymphe qui l'embrasse (Sémélé ou Ariane) (t); à gauche, une autre nymphe, le pied gauche posé sur un rocher, lui porte une branche de lierre qu'elle courbe pour en former une couronne. Plus bas, une nymphe joue avec une jeune panthère en lui présentant un oiseau. Deux plantes, dont la plus élevée appartient à la famille des conifères, son! figurées sur les anfractuosités du rocher.
2° (revers). Hélios conduisant son quadrige, dont le rebord est décoré d'une figure de femme tenant une haste (Heure? Bacchante?). Deux des chevaux ont le sommet de la tète orné d'une touffe {nmpy.v.) Au-dessous, la mer est désignée par les herbes qu'on y aperçoit et deux animaux marins, un poisson (thon?) et un poulpe.
Nous indiquerons séparément la bibliographie de ces deux peintures.
1° Autres gravures : Millin, Galerie mylhologir/ue, pi. 60, n" '233; Guigniauf, Religions de l'antiquité, pi. 117, n° il'i.
Autres mentions : Gerhard, Annali deW fnslituin, 1833, p. liU; 0. Jahn, i/jicl., 1845, p. 371; Helbig, ibid., ISe^, p. 245, 247; Roulez, iùid., 1865, p. 79; Stephani. Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1865, p. 163, n. 1 ; p. 1877, p. 180, n. 3; Lenormant et de Witte, Élite des monuments céramographiques, t. H, p. 383 (Dionysos sur le sein dé Déo en présence de Perséphone et d'Hécate); Heydemann, Dionysos' Geburl und Kindheit, p. 57.
2° Autres gravures : Millin, Galerie mijthologique, pi. HO, n" '23i; (iuigniaut, Religions de l'antii/iiité, pi. 117. n" 443; Lenormant et de Witte, L'tile des monuments céramographiques , pi. 112, A, p. 381.
Autres mentions : Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 399; Stephani. Comp/irendu de Saint-Pétersbourg p. 1860, p. 72, n. i.
Ce vase a malheureusement disparu depuis plus d'un demi-siècle. La collection Galitzin actuellement conservée à Moscou ne comprend, au témoignage de M. Helbig, que des antiquités recueillies de 1830 à 1839 par les princes Théodore et Michel Galitzin à Rome et à Naples (Rulletlinr, delV Instituto, 1880, p. 236-240). M. Helbig aurait sans doute signalé le vase qui nous occupe s'il existait dans cette collection.
Pi.. oO — GUEHRIERS ITALIOTES.
Italie méridionale. — Collection de la Malmaison.
Haut. 0",43. — Forme pi. 1 , n" 3 (Millin n'indique pas de quel tome, mais ajoute que le vase a 11 pouces dans son plus grand diamètre).
Une femme, dont le pied gauche repose sur un rocher, offre à un jeune guerrier assis, tenant deux lances et un vase, une couronne et un gâteau placé dans un plat; à droite, un guerrier debout, tenant deux lances et un bouclier, vêtu comme
(1) 0. Jahn [Annali detV Instituto, 1845, p. 371) nippclle à ce propos un passage du Buw/iiet .le Xénophon (IX, 4) : ô Aiovuiro; éjiôxaOlÎEto èi« tmv yovaTwv xat usptXaëùv èçîXïjuîv a'jTT.v (Tr,v '.VfiâSvtîv).
jiuxi.N. — lû — 11, 50-5:2.
le précédent et coiffé comme lui d'un bonnet long et pointu. Le bonnet du guerrier assis est orné d'une feuille de lierre. — Quelques rehauts blancs.
Pl. 51. — Offrande a la stèT-f..
Italie méridionale. — Collection de la Malmaison.
Haut. O^jiP. — Forme t. II, pl. I, n" 2.
De part et d'autre d'une stèle ionique posée sur un soubassement à deux degrés, dont le premier porte deux vases peints, on voit une femme (Electre ?) tenant une bandelette et une patère, et un éphèbe (Oreste?) tenant une couronne et une lance. Le bonnet de l'éphèbe est rejeté sur son épaule droite. Dans le champ, un autre vase peint.
Millin voit ici une preuve de l'emploi des vases peints dans les cérémonies de l'initiation.
Dans les exemplaires coloriés, on a figuré une bandelette blanche au-dessus de la tête de la femme; la couronne est blanche.
Autre gravure : Inghirami, Vasi Fitlili, t. II, pl. i'àd.
Mentions : Jahn, Vnsensammlung zu Munchen, p. Lxxxvt, n. 605 (autres exemples de vases employés à l'ornement des tombes), p. cxxxv, n. 996 (autres exemples d'offrandes à la stèle); R. Rochette, Motmments inédits, p. 159, n. 4; Rathgeber, Allgemeine Encyclopxdie, Abth. III, Ed. v, p. 112, n° 12; Overbeck, Gallerie heroisc/ier Bildicerke, p. 686, n° M.
Pl. 52. — Scène bacchique (?).
Provenance inconnue. — Collection de la Malmaison.
Haut. 0°',27. — Forme 1. 1, pl. 1, n" 2.
1° (à gauche). Une jeune femme appuyée sur une grande branche de myrte parle à un SaLyre qui tient un seau et une cassette; une colombe vole vers elle. Sur la droite de la composition, on voit une branche de myrte et une bandelette.
2" (à droite). Sur le revers du vase, une femme placée sur une base carrée s'appuie sur une stèle dorique et lient une patère dans la main gauche, en se disposant à y prendre quelque chose de la main droite; de l'aulre côté de la stèle, une femme appuyée sur une branche de myrte tient un miroir. Deux petites fenêtres (?) figurées dans le champ et la bandelette (?) suspendue à l'une d'elles, indiquent que la scène se passe dans un lieu fermé.
Autre gravure : Lenormant et de "Witte, f'Jlite des »wnumen/s céramographiques, t. IV, pl. 23.
Les éditeurs de Y Elite (t. IV, p. 156) reconnaissent dans le premier groupe Aphrodite et Pan, dans le second l'Aphrodite infernale {Epilymbia) et l'Aphrodite céleste (Ourania). Ce sont-là des extravagances érudites comme on en trouve à chaque page de leur commentaire.
liehauts blancs sur les attributs, les branches de myrte, la cassette, le miroir.
MILLIN. 73 II, o3-o6.
Pl. 53 ET 'Ai. — Dionysos et Aphrodite.
Provenance italienne. — Collection de la Malmaison.
Haut. 0°',60. — Forme t. 1, pl. 1, n° 2 (amphore à rouelles et à figures jaunes).
1° (pl. 33). Dionysos assis, couronné de myrte, tenant une branche de myrte à la main; devant lui une table à deux pieds (il. Derrière lui, une femme tenant un tympanon. Pan (?) jouant de la double flûte et une bandelette suspendue au mur: de l'autre côté, une femme tenant une couronne et un seau, une stèle avec couronnement singulier (autel ou candélabre), un Satyre chauve ayant derrière lui une outre fermée avec une courroie.
2° (pl. 34) (2). Aphrodite (?) assise sur un cygne qu'elle guide à l'aide d'un ruban placé dans son bec; de chaque côté, un génie ailé, dont l'un porte un seau et un miroir, l'autre deux bandelettes; au-dessous, figurant la mer, une lamproie (?), un thon et un dauphin.
Le cygne est colorié en blanc. Les éditeurs de l'Elite (t. IV, p. 138) ont fait observer que les peintures de ce vase sont en partie modernes.
Rehauts blancs (pl. 53, stèle, coiffure de la femme, branche de myrte; pl. Si, le cygne).
Autres gravures : Dubois .Maisonneuve, Introduction à l'Hude des vases peints pl. 13, n° 1, p. 9, (vue d'ensemble du vase); Laborde, Vases de Lamberg, t. I, p. 31, vignette 10 et p. iS (dit expressémentque le vase ne fait point partie de la collection Lamberg) (3); Inghirami, Monum. Elvuschi, t. V, pl. 38; Lenormant et de Witte, Elite des monuments céramographiques , t. IV, pl. 4, p. 138.
Autres mentions : Millingen, Vases de Cogkill, p. 21; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1863, p. 67, n" 16 (avec liste de monuments analogues; Stephani dit à tort que ce vase est au musée de Vienne); Panofka, Terrncotten des Kon. Muséums zu Berlin, p. 33 (Aphrodite Délia); Raoul Rochette, Monuments inédits, p. 22i (apothéose d'une initiée!); 0. Jahn, Annali deW Instituto, 1845, p. 363; Archoologische Zeitung, 1838, p. 237 (avec renvoi faux à Millin, Vas. II, 31); Ileydemann, Annali dcli Instituto, 1871, p. 113 (également avec renvoi erroné à la pl. 31).
Heydemann {Pariser Antiken, p. 39) dit à tort que ce vase est au musée du Louvre. II l'a confondu avec un autre, représentant aussi Aphrodite sur un cygne, qui a été publié par Kalkmann, Jahrbuch des deutschen Instituts, 1886, p. 231 [Aphrodite auf dem Schwan) [i). J'ignore absolument où se trouve le vase publié par Millin.
Pl. 55 ET 56. — Prométuée (?) — Scène tragique. Nous sommes en présence d'une mystification grossière, et nous espérons que
(1) Millin écrit (t. II, p. 75; : ii trois pieds.
(2) Celte pUnche est. le sujet pi-iacipal du vase.
(3) Laborde ne l'a reproduit que pour la comparer à un vase de cette collection, aujourd'hui au niuséo de Vienne (seule publication correcte dans Bcnndorf. Giiechisc/ie und Sicitisclie Vasentiitder, l. II, gravure à la p. 78).
(i) Pour l'interprétation de ce nioiif, cf. les auteui-s cites par Studuiczka, Kijrcne (Lcipzi?, 1890), p. 16'i, nû 110.
MiLi.ix. — 74 — II, 00-56.
les dessins ridicules que nous devons reproduire ici ne trouveront plus d'éditeur à l'avenir.
Millin écrit (t. II, p. 78) qu'il doit le dessin de ces curieuses peintures à M. Xavier Scrofani, sicilien, qui en avait déjà publié une description sans figures, lue à l'Institut de France le 8 septembre 1809 {Moniteur, i" octobre 1809). C'est le même personnage, correspondant de l'Institut, qui avait fourni à Millin le dessin de la peinture d'Asteas découverte à Pœstum (t. I, pi. 3).
Ce vase, d'après Scrofani « appartient à M. Jean, ou Ginnachi Logoleia, primat de Livadie : il a à peu près 1 pied 9 pouces [O^jST] de hauteur, sur i 1 pouces [0"29] de diamètre. Il a été trouvé, il y a près de trente ans, dans les environs de l'Aulide et à côté des ruines d'un ancien monument. » (Millin, t. II, p. 78, n. i).
1" (pi. oDi. Suivant Scrofani, dont Millin a reproduit entre guillemets presque toutes les explications, comme s'il avait éprouvé lui-même quelque méfiance, les deux premiers » compartiments » de ce vase représentent : A) Prométhée sur le Caucase, au bas duquel est figurée la mer, avec le caducée d'Hermès et « le monstre ailé qui a porté l'Océan » dans le champ; B) l'Acropole d'Athènes, le théâtre de Dionysos (désigné par deux colonnes ornées de masques) et la génisse lo. A droite , du caducée, dans le premier compartiment, on voit les lettres ATA qui désigneraient, toujours suivant Scrofani, le décorateur Agatharchos dont parle Vilruve et qui aida Eschyle à monter ses pièces. — Millin avait trop de savoir et de bon sons pour accepter la responsabilité de ces niaiseries, mais il déclare abandonner à d'autres le soin de trouver une explication meilleure (t. II, p. 83). Celle de VVelcker (la lapidation de Palamède) n'est guère plus satisfaisante et l'on s'étonne même que ce critique illustre s'en soit contenté [Allr Di'nkmaler, t. 111, p. 133).
2° (pi. S6j. Suivant Scrofani, il s'agirait du théâtre de Dionysos, avec la foudre de Zeus entre les deux colonnes, rappelant la menace faite par le dieu irrité à la fin du Prométhce d'I'^schyle. Les personnages seraient « Eschyle lui-même accompagné de femmes qui regardent jouer la pièce », folie que Millin n'admet pas, tout en concédant que cette peinture « semble résoudre une difficulté importante, celle qui s'est élevée sur la question de savoii' si les femmes assistaient, dans Athènes, aux représentations théâtrales ».
Dès 1829, le duc de Luynes écrivait dans les Annali dell' Inslitiilo (t. 1, p. 108, n. 2): « Quelques personnes doutent de l'existenco de ce vase, mais Millin donne, d'après M. Scrofani, le nom du propriétaire et il est impossible de supposer qu'un falsificateur ait choisi, de préférence, une telle composition, où il était si difficile de conserver le goût et le sentiment de l'antique. » Raoul Rochette [Choix de peintures, p. 221) invoque à l'appui de l'authenticité du vase le passage suivant du Classical Tour de Dodwell (t. I, p. 301), ouvrage publié en 1819 : " A curions vase of terra cotta was found somc years ago at the ruins of Aulis on the Euripos, on vvhich this théâtre [of Athcns] is represented, with the monument ofThrasyllos, the tripoilial column and above them the polygonal wall of the Acropolis, in which is secn the temple of Minerva. This valuable antiquily belongs to the primat Gianachi Logotela of Libadea and has beon describcd by Scrofani and published by Millin. » 11 est trop évident, comme l'a fait observer Jahn [Vasensnmm/ung zu Mïmchm, p. xxv, n. 98), que Dodwell ne paili.' pas ici en témoin oculaire, mais en érudit qui a pris des notes dans l'ouvrage
MILLIN'. 7 ri
de Millin. Bien que Jahn ne se prononce pas, on s'aperçoit que saconfiance', tière. Il semble impossible aujourd'hui de conserver la moindre incertitu de la fraude de Scrofani : le vase en question n'a jamais existé, et cet ind respondant de l'Institut de France, a cru pouvoir s'amuser aux dépens di compagnie. Les détails seuls de la pi. 56 sufliraient à prouver qu'il s'a mystification.
Autres gravures : Annnli delt Imlilulo, 1829, i)l. H, I; Welcker, Altc Dt'> ...wio; t. III, \)\- 'il ; Oeppert, Allfjriechisclie Btduie, pi. 23; Wieseler, Thealergr/jiiude, pi. i, n"' 8 a, b, c, p. 3i ; Smith, Dlclionanj ofgreek geography, art. Athcnae, 1. 1, p. 28a.
Autres mentions: Bottiger, Archxologie der Maleivi, p. 181; de Luynes, Annali cleir fnstit., 1829, p. i07 (admet qu'il s'agit de l'antre de Trophonios); 0. Jahn, De Palamede, 1836, p. 44 (explication analogue); Schômann, Anbnadn. ad yEschyit Promelh., progr. 1844, p. 13 = Opusc. acad., t. III, p. 81 (explication analogue); Welcker, Aeschylisc/ie Trilogie, p. i69; Anlike Denkmiiler, t. III, p. 435, article publié pour la première fois en 1838, où Welcker prosteste contre les soupçons dont l'authenticité de ce vase a été l'objet; il interprète la scène de la pi. 55 comme la lapidation de Palaniédc (!) et admet seulement que le restaurateur aura pu réunir des morceaux appartenant à différents vases. Les éditeurs du Corpus inscriptionwn grxcarum (t. IV, p. 237, n° 8443) se réfèrent simplement aux observations de Jahn et de Welcker Overbeck [Gallerie heroischer Dildwerke, p. 367, n" 2) adopte avec réserve l'explication de Welcker et déclare ne pouvoir suspecter l'authenticité de la peinture. Dans ses Bïthnennllerlhïiiner, ouvrage publié en 1886, M. A. Millier se contente de dire que l'explication proposée pour la pi. 56 est incertaine (p. 291).
Pl. 57. — SCÈNLÎS DE TOILETTE.
Italie méridionale. ^- Ancienne collection royale de Prusse. — Musée de Berlin.
Haut. n"",12; diam. 0°',42. — Coupe.
A l'extérieur, génie ailé tenant un seau et tendant une couronne ;\ une femme assise qui tient une couronne et unepatère. Dans le champ, ornement en étoile.
De l'autre côté, génie ailé tenant une couronne et une grappe de raisin (?) (1) auprès d'une femme tenant un éventail et une patère. Devant elle, une branche de myrte.
A l'intérieur, une femme assise sur un siège orné, tenant un instrument de musique (cf. plus haut p. 44) dans la main droite; auprès d'elle un éphèbe couronné lui présentant un miroir, et une suivante tenant une couronne et une coupe. Audessous, coffret et patère.
Cette coupe a subi des restaurations que le catalogue des vases do Berlin n'indique pas; M. Furtwaengler m'écrit que X échelle est peinte en blanc sur l'original et présente plus de barres transversales que n'en montre la gravure.
Rehauts blancs (miroir, éventail, etc.).
Mentions : Millingen, Annali deW Inslilulo, 1843, p. 91 (reconnaît ici encore « le symbole du ctéis »: cf. la notice de la pl. 16 du tome II); Lenormant et de Wilte,
(1) Sic Fui'lwaonglcr, sans signe de doute.
MTLLIN. 76 — II. 37-60.
Él'ile des monuments céramograp/i/tjucs, t. IV, p. 237 (Vénus, Peitho, Adonis à l'intérieur : à l'extérieur, Vénus et TAmour Hermaphrodite); Gerhard, Berlin's antike BUdwerke, n" 99o ; Furtwaengler, Bcschreihung der Vaseusammhing im Antiquarium, t. II, p. 93", n" 3346 (n'indique pas la publication de Millin).
Pl. 58. — Scène de banolet.
Italie méridionale. — Collection de la Malmaison. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire H).
Haut. 0"',40. — Forme t. I, pl. I, n" i.
Cinq personnages (t) couronnés de lierre sont couchés sur un grand lit soutenu par six pieds qui se terminent en sabot de cheval ; les pieds des deux tables qui portent les fruits et les gâteaux sont en forme de patte de lion. Un des hommes tient un rhyton terminé par une tète d'aigle et de l'autre main une patère; un second tient une patère semblable; les trois autres élèvent des coupes pour se livrer au jeu du cottabe (cf. plus haut t. I. pl. 38 1. Un génie ailé frappant du tambourin vole au milieu.
Bon style. Rehauts blancs sur le corps du génie ailé et les tables.
Autres gravures : Panofka, Recherches sur les véritables noms des vases, pl. 7, n° 37 ; Becker, Chavikies, t. H, pl. 3, fig. 2.
Autres mentions : Minervini, Bullettino napolitano, 1843, p. 93 îles coussins); E. Meester de Ravestein, Musre Bnvestein, éd. major, t. III, p. 67; Hirt, BUderbuch, p. 2 1 3 ; Jahn, Philologus, t. XXVI, p. 233 G ; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1869, p. 227, n° 28 (cf. plus haut, notice de la pl. 38 du tome I ; Heydemann, Pnriser Antiken, p. 39.
Pl. 59. — Éros cav.\uer.
Provenance italienne. — Collection de la Malraaison. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, vitrine Al.
Diam. 0", 38. — Patère.
« Cela a peut-être rapport aux voyages fictifs qu'on faisait faire à l'initié » écrit gravement Millin (t. II, p. 85).
A l'extérieur de cette coupe (inédifl, on voit d'un côté une Ménade entre deux Satyres et au revers un génie ailé qui poursuit une jeune fille; derrière le génie est un éphèbe nu.
Autre gravure : Lenormant et de Witte, Elite des monuments céramographiques, t. IV, pl. 56, p. 184. Les éditeurs font observer que le dessin original a été retourné parle graveur et que le génie ailé chevauche vers la droite.
Pl. 60. — CocRSE de chars.
Provenance italienne. — Collection de la Malmai-on. (1) Millin a écrit p.-ir in.idvert.incc quatre (t. II, p. 85).
Haut. 0'", 38. — Forme pi. I, n" 3 (Millin n'indique pas de quel volume).
Niké volant vers un homme barbu f|ui conduit un quadrige. Les vêtements des deux personnages sont collants.
Autre gravure : Inghirami, Vasi Fitlili, t. III, pi. 216.
Mentionné par Knapp, Nike in der Vascmnalerei, p. 65, qui suppose que la Victoire devait porter une bandelette dans la main droite. Cf. aussi Benndorf, Gricchhche utid sicilische Vasenbildrr. p. 104, n. 527.
Pl. 61. — TnÉSÉE ET LE MiNOTAURE.
« Ce vase a été trouvé à Agrigente; il appartient à D. Felice Nicolas, le môme qui possède aussi le beau vase qui représente Hercule au jardin des Hespérides, que j'ai décrit au tome I, pl. 3 ; M. Felice Nicolas a cédé celui-ci à M. Hope, chez qui je l'ai vu à Paris, lors de son passage en Angleterre, où il a porté la seconde collection d'Hamilton, qu'il a acquise pour le prix de i 500 guinées. » (Millin, t. II, p. 88, n. 7). — Probablement à Deepdene.
Haut. 0", 32. — Forme t. II, pl. I, n" 6. La forme est gravée dans les Monuments inédits de Millin, t. II, pi. 2.
A) Thésée tuant le Minotaure; de chaque côté une femme drapée et un éphèbe nu. Thésée est vêtu d'une tunique courte et sans manches, de couleur pourpre, bordée d'un ornement en forme de vagues. Il a sur la poitrine une pièce qui se termine en pointe et qui est semée de poils. Un baudrier descend de son épaule droite; son casque, surmonté d'une grande crête rouge, est à ses pieds. Le Minotaure tient dans la main droite un corps rond, peut-être un caillou (Millin). La jeune fille à gauche porte une longue tunique, dont le bas est orné d'une large bordure rouge entre deux bordures on broderie plus petites. La jeune fille à droite est vêtue de même, mais elle n'a pas la large bordure du bas; son péplum est entièrement rouge avec une petite bordure en broderie en forme de vagues. Inscription : TAUEIAE^ EPOIE^EN.
B) Au revers, une balance, dont chaque bassin renferme un gros corps ovale; un homme barbu se dispose à placer un autre ballot dans le bassin de droite; deux personnages placés à droite et à gauche, l'un sur un siège carré, l'autre sur un pliant, paraissent surveiller les opérations (I). Inscriptions : KHTAPXO^ l<AU05, TAL-E1AE$ EPOIE^EN.
« L'ornement qui couronne ces peintures est le môme sur chaque face ; c'est un assemblage de palmettes dont quelques-unes sont enfermées dans de petits corps allongés, comme les dents du calice d'un bouton de rose ; ces corps allongés forment un enlacement continu. » (Millin, t. II, p. 92).
« La couverte est noire et les figures sont noires sur un fond jaune. On y remarque encore une couleur rouge qui approche de la couleur pourpre; partout où cette couleur existe, elle est indiquée dans la gravure par des raies perpendiculaires, comme on le fait pour les blasons... M. Hope me permit de publier ce vase
(1) Cf. la pesée du sUphium sur lu coiipc d'Arcésilas, ap. Babelon, Le Cahinet rfc.v Antiiinex. pl. 12 et Studniczka, Kyrene, p. 2 et suiv.
MILLIN. — 78 — H, Gl-62.
d'après un dessin qu'il avait l'ail lui-même ol que j'ai confronté avec l'original. » (Millin,t. II, p. 88, n. 7) (I).
Autres gravures (2) : Millin, Monuments inédits, t. II, pi. i-i, p. 15-42: Galerie mi/lhologique, pi. 131, n" 490 ; Lanzi, Vasi antichi dipinti (1806), pi. 3, p. 1 i? ; Inghirami, VasiFitlili, t. II, pi. 102-104 (on couleurs dans quelques exemplaires); Moses, Raccolta di vasi antichi, etc., pi. 5 [A seulement); Guigniaiit, Religions de l\i»tii/uité, pi. 199, n° 704 (mauvaise gravure, mais où l'on a ajouté au Minotaure la queue qui manque sur la planche de Millin); Dubois Maisonneuve, Introd. à l'étude des vases peints, pi. 38, p. 20 (3) [A seul) ; Panofka, Bilder antiken Lebem, pi. 1 6 (.4 seul) ; Jahn, Berichte dei- Sâc/is. Gesellschaft der Wissemchaften, 1867, pi. 4, n° 1 (B seul): Baumeister, Denkmaler, t. III, p. 1965, fig. 2101 (vue d'ensemble du vase, d'après Inghirami) ; Duruy, Histoire des Grecs, t. II, p. 181 ; Benndorf, Wiener Vorlegehlàtter, 1889, pi. 1 a (forme du vase), 1 6, 1 c. — Pour le style et les couleurs, voir un vase analogue publié en chromolithographie dans l'ouvrage à MM. Furlwaenglcr et Genicke, Griechische Kei-amik, pi. 5, a.
Autres mentions : Minervini, Bullettino napoliiano, 1843, p. 109 croit que la scène de la balance, -ilxvxa, fait allusion au nom du peintre Taleidès); 1844, p. 150 (maintient son opinion contre Gerhard, qui avait songé aux âO),a Tx^.avTiata) ; de Witte, Berne de Philologie, 18 47, p. 499; de Luynes, ibid. p. 500 (reconnaît dans la scène B la pesée de l'argent que les .athéniens envoyaient à Minos pour racheter le meurtre d'Androgée; même idée dans Gerhard, .4/rAà'()/. Zei/u»^, 1844, p. 233); Gerhard, Auserlesene Vasenhilder, t. II, p. 113; Welckcr, Aile Denkmuler, t. III, p. 497; Stephani, Theseus und Minotanros, p. 66-70; Corpus iiiscr. grxcarum, t. IV, n° 8292; Brunn, Gechichte der griecliisrhen h'iinsller,t. II, p. 735; Klein, Meislersignaturen, 2"' éd., p. 46; Wernicke, Die griechischen Vasen mit Lieblingsnamen (Berlin, 1890), p. 22, etc.
Une lame d'argent trouvée, dit-on, dans un tombeau de la Grande Grèce et qui a appartenu à Braun, offre exactement la scène de la pi. 61 B avec les mêmes inscriptions (Minervini, Bull. arch. napolitanu, iSiS, p. 109; Bull. deW. Instit., 1843, p. 32; R. Ilochette, Lettre à M. Schorn, 2= éd. p. 449; Gerhard, .\rch. Zeit., 1843, p. 137; Panofka, ibid., 1846, p. 241; de Witte, Revue de Philologie, 1847, p. 501; Corpus iiiscr. gra'c., n° 8295). Il est bien évident, comme l'ont soupçonné Braun et Brunn (Gesch. der Kûnsller, t. II, p. 735), que cette lame est l'œuvre d'un faussaire, d'ailleurs inepte.
Pl. 62. — SCKNIÎ BACCniQUE.
Provenance italienne. — Collection de la Malmaison. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, 1" salle, armoire K).
Haut. 0°',27. — Forme t. I, pl. 5.
1° Une Ménade assise, tenant un coffret surlequel sont divers fruits (entre autres
(1) Cl". Millin, Moiiuiiients inédits, t. II, p. 15.
(2) Toutes, sauf celle de L.-mzi, d'apr6s Millin.
(3) Il L"examen de ce vase dans la collection de M. Hoppe [sic] à Londres, nous a mis à même de corriger une inexactitude commise d'abord dans les Monuments inédits de Millin, où l'on n'a point mis de queue au monstre. Cette omission, qui n'avait point ccliappé au savant Bocker, dans la galerie de Dn-sdn, méritait d'otrc rétaljlic. » (Dubois Maisonneuve, Introduction, ]i, 20, n» 1.1
MiLUN. — 71) — 11, 6^2-G4.
une grenadoi, s'entretient avec un Satyre(l) qui porte unthyrso et lui présente une couronne. Les deux personnages ont les bras ornés de bracelets. Dans le champ, une bandelette et un objet radié. Le sol est indiqué par des tiges enroulées.
2° (revers). Une femme assise présente un tambourin orné de bandelettes à une femme debout près d'elle qui porte des deux mains une couronne do myrte. Dans le champ, deux objets radiés igAteaux mystiques, selon Millin.) Rehauts blancs sur les coiffures et les attributs.
Style soigné. Les deux compositions sont séparées par de grandes palmettes.
I*L. 63. — Scène b.vccuiciui:.
Style dit de Nola. — Musée Napoléon (1810). — Musée du Louvre (vases grecs à figures rouges trouvés on Italie, armoire K).
Diam. O^.SO; haut. O^.Oil. — Coupe avec pied.
Au milieu, personnage couronné de myrte, couclié sur un lit qui est seulement indiqué par un coussin; il lient de la main gauche un grand vase et do l'autre Tanso d'une patére avec laquelle il joue au jeu du cottabe (cf. plus haut, p. 16). Devant lui est une table. ,\ l'extérieur de la coupe sont figurés six Satyres dansant, dont trois seulement ont été reproduits par le graveur. Les trois autres forment un groupe identique, si ce n'est que celui du milieu est tourné vers la droite. Beau vernis noir.
Autre gravure : Inghirami, Monumenli etruschi, t. V, pi. 36.
-Mentions : Heydemann, Annali ddV Ins/ittUu, 1868, p. 222; Jahu, Philologus, t. .X.WLp. 236, 0 ;Stephani, Compte rendu de Saint-Pétei-sbourg p. 1869, p. 227, n° 29.
Pl. 6i. — Scène B.iccniQUE.
» Le vase appartient à M™° la duchesse de Dalinatie. » (Millin, t. II, p. 97).
Haut. 0'",35. — Forme t. I, pl. 1, n° 2.
Millin a cru reconnaître ici « quelque cérémonie magique qui peut-être avait lieu dans les initiations. » Stephani, dans son beau travail sur les vases où figure le jeu du cottabe, fait à ce sujet l'observation suivante {Compte rendu de Saint- Pétersbourg p. 1869, p. 233, note 2) : « Il est probable qu'il faut compter dans la même série le vase reproduit par Millin, Peint, de vas. To. II, pl. 61, mais comme la peinture en était un peu effacée, elle n'a pas été comprise du graveur ni de l'éditeur. La Ménado nue qui est debout devant Dionysos assis a certainement été représentée par l'artiste ancien dans l'acte d'ajuster le zivaxwxiov sur la zAàôo; xot- Ta^i/.Y^. » Voir la gravure que nous avons donnée dans la Revue archéologique, 1890, t. I, p. 300, d'après un vase publié par M. Higgins dans Y Arclixologia de Londres, t. Ll, 2, pl. 11. L'original devait ressembler ;i celui de la planche do Tischbein, Collection of engravùigs, t. 111, pl. 52. — Ouelquos rehauts blancs.
Autre gravure (d'après Millin) : Inghirami, Vasi Filtili, t. II, pl. 166.
(l) Millin a cci-il pat- disUaclion : une femnv (t. 11, \>. UG .
Pl. 6o. — Scène bacchique.
Italie méridionale. — Collection de la Malmaison. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, vitrine 1).
Haut. 0™,o7. — Forme et revers gravés en bas de la planche.
Deux Satyres, buvant Tun dans une outre, l'autre dans un vase orné de lierre et sans pied, se livrent à une danse très vive; ils sont parés de feuilles de lierre et de myrte. — Figures jaunes; rehauts blancs sur les feuilles de lierre.
Heydemann, Pariser Antikeii, p. 39.
Pl. 66. — Dionysos iît Hei'u.estos.
Provenance italienne. — Collection de la Malmaison. — Musée du Louvre (vases grecs à figures rouges trouvés en Italie, armoire D).
Haut. 0",40. — Forme t. I, pl. 5.
Dionysos barbu, tenant un Ihyrse et un canthare (cf. t. I, pl. 9), est précédé d'un Satyre jouant de la double flûte (Marsyas?) et suivi d'un personnage à mulet qui porte un thyrse. Millin a pensé que ce personnage est Hephsestos, ramené au ciel par Dionysos, explication qui a été généralement admise. Hephsestos « porte, sous sa chlamyde une espèce de cuirasse de peau, qui est attachée sur les reins par une ceinture dont le bout est terminé par un disque » (Millin). — Les éditeurs de VÈlile parlent d'une » tunique de cuir, au milieu de laquelle est brodée une flamme. » (t. I, p. 140).
Sur le revers (inédit) sont figurées trois Ménades drapées; l'une tient la férule et une autre la sphère.
Beau style; rehauts de blanc. Heydemann a le premier remarqué que le mot [l<]AA02I était inscrit sur la face principale.
Autres gravures : Millin, Galerie mythologique, pl. 8a, n° 338; Lenormanl et de Witte, Elite des monuments céramographiqucs, t. I, pl. 46, p. 139; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pl. 145, n" 473; Inghirami, Vasi Fittili, pl. '267. Une composition presque identique, sauf le troisième personnage, se trouve dans la Collection of engravings deTischbein, t. I, pl. 36.
Autres mentions: Gerhard, Auserlesene Vasenbilder , 1. 1, p. 215 (avec liste de vases représentant Hephœstos cavalier); Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1868, p. 101, n. "l (monuments représentant le retour d'Hephœslos dans l'Olympe); ibid., p. 1873, p. 123, n. 1 (exemples de Dionysos versant le contenu du canthare qu'il porte); Wântig, De Vulcano reducto, p. 43 sqq., P; Heydemann, Pariser Antlhcn, p. 39, 52.
l'i.. 1)7 i:t 68. — OiiESTE A Delphks.
Millin aldibue à tnit la seconde place et le n" ^>>, à la pcinUin^ la moins importante de ce vase; nous avons cru devoir conserver cette désignation pour ne
-Miu.iN. — SI — 11, (J7-(i8.
pas compliquer les références. Mais, par une inadvertance dont son commentaire offre trop d'exemples, il a donné dans le texte (p. III) le n' tiS au revers qui porte sur sa planche le n° 67.
« Cette peinture est sur un vase grec apporté de Naples par le G"" Paroi. » (Millin, Monumen(s ïnédils, t. I, p. 263).
« Le vase appartenait à M. de Paroi, qui l'a cédé à M. Hope. » (Millin, t. Il, p. 100, n. 1.)
Hauteur non indiquée par Millin. — Forme t. I, pi. I, n° 9.
1° (pi. 67). Dionysos portant un thyrse orné d'une bandelette et une i)hiale cannelée (?) (1) parle à un Satyre qui tient un vase à verser et une outre. Derrière Dionysos paraît une femme richement parée (Ariane?), portant une bandelette percée de trous et un thyrse orné d'une autre bandelette. Dans le champ, bustes d'une Ménade et d'un Satyre, l'un et l'autre avec un thyrse orné d'une bandelette; patère ou tambourin, feuilles de lierre et baies.
'i" (pi. 68) (2). Oreste, réfugié sur l'omphalos de Delphes (3), tient d'une main deux lances et de l'autre un glaive. Derrière lui est le trépied d'Apollon, au-dessus duquel apparaît une Érinye hérissée de serpents. Sur la gauche d'Oreste, on voit Alhéna en armes, richement parée, avec des bracelets en forme de serpents aux poignets, tenant une lance et le pied droit reposant sur un autel qui paraît luimême porté par une voûte. De l'autre cùlé, .\pollon couronné de myrte, appuyé sur le laurier prophétique, aux branches duquel sont suspendues des bandelettes percées de trous et deux petites tablettes, offrandes de suppliants, oîil'on reconnaît des silhouettes de figures humaines. Plus loin, s'éloignant d'Apollon qui la regarde avec colère, une seconde Erinye, dans le costume d'Artémis chasseresse [i], autour de laquelle s'enroule un serpent qui semble menacer le dieu et Oreste. Une grande aile est fixée à l'épaule de l'Érinye par une courroie passée en sautoir sur sa poitrine; la seconde aile manque, mais la courroie est indiquée. Si la première Érinye n'est pas ailée, bien que sa poitrine présente un croisement de courroies identiques, cela tient sans doute au défaut de place dans le champ de la peinture. Dans le registre supérieur, on voit deux figures en buste, où Millin a cru reconnaître Clytemnestre et Pylade(5); tout en haut apparaît une représentation conventionnelle du disque solaire. Millin a le premier fait observer que la richesse des costumes et l'artifice par lequel les ailes sont fixées, permettent de voir dans cette scène l'imitation de quelque tragédie perdue (6).
Raoul Rochette, parlant dans son Oresléide i]fonumenls inédits, p. 178) du vase faux publié par Millin (t. 1, pi. il), ajoute ce qui suit: « Je dois dire maintenant
(1) V ne couronne, suivant Millin, t. II. p. 111. C'est qualurs la gravure est inexaclo. Elle parait l'être d'ailleurs sur un autre point, car, parlant du Satyre placé près de Dionysos (p. i\î,. Milliniix alludit ad memhrum ejus luvltim et aciilum, ce qui ne se voit pas sur la planche.
(2) Cf. Eschyle. Eumen., 187-223.
(3) Au-dessus de l'omphalos parait une espèce de réseau ou de filet dit àyp-vciv. Cl'. Wiescler. Inlorno ail' omfulo delfico, dans la Annnli dell' Instiliito, IS.'i?, p. 160.
(4) Cf. sur ce type le Lexikon der Mi/thnlor/ie de Roschcr, t. I, p. 13.'io.
(5) M. Roscnberg écrit {Die Erini/en. Berlin, 1874, p. 57) : « In dcn Brustliiidern erkcnne ir/i Pyl.^des ùndden .Schatten der KlytAninesIra ■■. mais il ne dit pas un mot de MilUn, auciuelest due cette ingénieuse explication.
(6) Voir d'autres exemples cités par 0. Jalin, Viirieiisuiiiniliinrj zii Mîinriien. p. ccxxvn.