‹ Peintures de vases antiques recueilliesChapitre 8 sur 18 · II. Il · texte numérisé non relu

II. Il

SIII.I.I.N. — .S2 — 11, 68-69.

que le dessin de ce vase est une production moderne, aussi bien que celui d'un autre vase, pareillement relatif à Oreste et publié de même par Millin, dont la bonne foi avait été surprise. » En note, Rochette renvoie à «Millin, Vases peints, II, XLix, .333. » On pourrait croire qu'il s'agit de notre vase, puisque le recueil n'en contient pas d'autre qui soit relatif à Oreste; mais le renvoi de Raoul Rochette est faux et s'applique à la pi. 49 du tome II des Monnmenls inédits. Millin y a publié, en effet, une peinture représentant Oreste etAthéna, dont la fausseté est évidente; elle est donnée comme « tirée d'un vase de la collection du chanoine Zuppi », collection qui n'a jamais existé, non plus que le vase en question.

Nombreux rehauts blancs et violets (pi. 68, blanc sur les serpents et l'omphalos). La bibliographie suivante porte exclusivement sur la pi. 68. Autres gravures : Boettiger, Die Furienmaske im Trauerspiel, 1801 (d'après un dessin communiqué par .Millin) (1); Millin, Momiments inédits, t. I, pi. 29 (2), p. 267; Galerie mytlwJogiqw, pi. 171, n" 623; Guigniaut, Religions de l'antiquité, pi. 214, n" 836; Inghirami, Galleria omerica, t. III, pi. 12; Overbeck, Gallerie heroischev Bildicerke, p. 712, n° Si, pi. 29, n° 9; Bœtticber, Baumkultus der Hellenen, pi. \, n» 2 (la partie supérieure de l'Apollon) ; Roscher, Lexikon dev Mythologie, i. I, p. 1335 (la figure do l'Érinye ailée); Duruy, Histoii-e des Grecs, t. II, p. 237 (la même figure)' Baumeister, DenkmUlrr, t. II, p. 1118, llg. 1313 (d'après la planche en couleurs de Millin).

Autres mentions : Millin, Tombeaux de Canosa, Paris, 1816, p. 6, 7; Bôttiger, Die Furienmaske, etc. [Kleine Schriften, 1. 1, p. 248); Raoul ^ocheiUi, Monuments inédits, p. 187, 188, 193, 194; Rathgeber, Allgemeine Encycl. (Ersch et Gruber), Abth. III, V, p. 117, 13; Jahn, Vnsenhilder (1839), p. 8, n. 14; de Witte, Annali dell Instituto, 1847, p. 420; Liibbert, /ôiVif., 1865, p. 123, 129; Heydemann, Archiiologàche Zeitung^ 1867, p. 30, note 3, P (liste des vases analogues); Stephani, Compte rendu de Saint- Pétersbourg p. 1863, p. 259, n° 6 (représentations de l'omphalos); Jatta, Annali delF Instit., 1868, p. 246; Roseuberg, Die Erinycn, Berlin, 1874, p. 56, n° 22.

M. de Rohden a proposé d'altribuer ces peintures à Asleas (Baumeister, Denkmaler, t. III, p. 2007), opinion qui parait vraisemblable à M. Winnefeld [Bonner Stndien, p. 171), autant qu'on peut décider d'une pareille question sans avoir l'original sous les yeux.

Pl. 69. — Scène de lib.^tions.

Italie méridionale. — Collection du cardinal Gualtieri. — "S'atiran. — xMusée Napoléon (1810). — Vatican.

Haul. 0'",37. — Forme t. I, pl. 1, n° 3.

Celle peinkirc se divise en deux groupes. A gauche, une fenmie, tenant une coupe cannelée et un vase à verser, s'approche d'un guerrier tenant deux lances et un glaive dans son fourreau, qui appuie son bras gauche sur un cippe oii est posée sa chlamyde; son bouclier, posé à terre, s'appuie sur sa hanche droite. Dans le champ, une bandelette percée de trous. — .\ droite, une femme tenant un vase

(1) L.i ilissLThilion de BnoUigcr s\ir les Furies a i.'!.' U'ytluilc dans le Mayiisin liiici/rluijc'dii/iie de Millin, 18U1, 1. IV. p. 4:t:i-n;i:t. V. p. 33-71, 175-219, avec une planche I. IV, pl. v.

(2) Le revers est reprcicUut sur la planrlie 311.

MILLIN. — iS3 — II, ()!)-71.

à deux anses et un seau s'approche d'un guerrier qui, la jambe droite posée sur une pierre (non indiquée), attache son brodequin. Dans le champ, une branche de myrte et un bouclier (tambourin, selon Millin) ; entre les deux personnages, une branche de myrte.

Le revers, gravé dans le Supplcinrut de Montfaucon, représente quatre figures drapées; dans le champ sont figurées deux croix. « Ce qu'il y a de remarquable ici, dit Montfaucon (p. 77), ce sont deux croix bien formées, qui certainement n'appartiennent point au christianisme. Nous en avons vu sur les monuments égyptiens, (|ui précédèrent de plusieurs siècles la venue de Jésus-Christ. Celles-ci sont les premières que j'aie observées sur les monuments étrusques. »

Nombreux rehauts blancs.

Autres gravures : Montfaucon, Supplément de l'antiquité, t. III, pi. 30; Pistolesi, // Vaticano descritlo, t. 111, pi. 98, "2.

Autres mentions : Raoul Rochette, Monunmtts inédits, p. 83 (avec scène analogue pi. 16); Stephani, Compte rendu de Saint-Pélershourg p. 1873, p. 156, n" 39; ibid., p. 1874, p. 191, n. 1.

Pl. 70. — Deux éphubiîs et u.Nt; femme.

Italie méridionale. — « Le vase d'où cette peinture est tirée appartient ;\ Sa Majesté le roi de^Prusse ». (Millin, t. II, p. 1 13, n. -2.) M. Furtwaengler m'écrit que ce vase n'existe pas au musée de Berlin.

Un jeune homme tenant une bandelette et une coupe s'approche d'un autre éphèbe qui est assis sur sa chlamyde et qui parle à une femme tenant un parasol.

Rehauts blancs et violets.

Rathgeber, Monumenli ed Annali dell' Inslitutu, 1836, p. 100 (sur le parasol).

Pl. 71. — Héraklès et une femme.

Italie méridionale. — « Le vase appartient à M. Durand ». (Millin, t. I, p. 1 1 f. n. 3.) — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, vitrine D.)

Haut. G"", 86. — Forme t. II, pl. I, n» '2 (amphore Ji mascarons).

Héraklès, reconnaissable à sa massue, tenant une branche de myrte et portant sur le même bras la peau du lion de Néméc, parle à une femme (Athéna?) qui s'appuie sur une lance et tient de la main droite une bandelette. Dans le champ, une autre l)andelette et un groupe d'objets indéterminés.

Quelques rehauts blancs; style et dessin mcUliocres.

Autres gravures : Inghirami, Vasi Fitlili, t. 11, pl. 108; Millin, Galerie mi/tlinlof/ique, pl. Mo, n° 460; Guigniaut, Religions de l'untiquilé, pl. 18'2, n° 677.

Mentions : Welcker, Bullett. delV Instituto, 1833, p. loi; Roulez, Annali dell' fnstit., 1871, p. 140 (la reine des Amazones remettant son baudrier à Héraklès!); Minervini, Bulleltino napolitano, 1859, p. 176 (^Héraklès revenant du Therniodon et Admète fille d'Eurysthée); Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1871, p. 175; Heydemann, Pariser Antil;en, p. 39.

Il, 72-7o

PL. '-2. — AURIGE COURONNÉ.

Provenance italienne. — Du temps de Millin, ce vase appartenait à Grivaud de la Vincelle. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, vitrine G).

Haut. O^.Sai. — Forme 1. 1, pi. 1, n" 2.

La colonne à gauche marque que la course a lieu dans une arène; Millin Tait observer qu'elle a un chapiteau ionique, avec des cannelures et une base dorique, mi^lange qui ne se rencontre pas dans les monuments d'architecture.

La scène est bordée en haut par une guirlande avec rehauts blancs, dans le bas par une ligne de méandres.

.Vu revers, trois figure mantellule, dont l'une tient une canne.

Autres gravures : Passeri, Pkturx etrusc, t. III, pi. 275 [in museo march. Peraltae; Passeri figure l'ensemble du vase); Inghirami, Vasi Fittili, t. III, pi. 224.

Mentions : Millingon, Anrient Unediled monuments, p. 5S, n. 2o; Knapp, Nike in der Vasenmalerei , p. 65.

Pl. 73 et 74. — Guerriers et jeunes femmes.

Italie méridionale. — « Ces deux peintures décorent un vase qui appartient à S. M. l'impératrice Joséphine. » — Collection Durand. — Musée du Louvre (vases italo-grecs, salle II, armoire A).

Haut. 0°>,o7. — Forme t. II, pl. 1, n° 2.

t" (pl. 7H). Deux guerriers, dont l'un porte un glaive dans son fourreau, l'autre une lance et un pi/eus; aux pieds de ce dernier est un bouclier. Une femme parait lui offrir une coupe cannelée; derrière elle, une autre femme assise tient une sphère ornée, comme on en voit souvent dans le champ des vases. A droite, une troisième femme assise tenant un vase ;\ une anse et un long rhyton (?); au-dessus une bandelette.

2° (pl. 7i). Une femme coiffée d'une sorte de béret tient une cassette entr'ouverte qu'elle semble présenter à un éphèbe coiffé d'un pétase et tenant une lance à la main. A gauche, une femme tenant un alabastron et une bandelette; à droite, un éphèbe assis sur sa chlamydc, tenant une lance. Derrière lui sont suspendus son pileus et son bouclier dont l'épiséme est un dragon.

Quelques rehauts blancs; la coiffure de la femme sur la pl. 74 est blanche.

La pl. 73 a été signalée par Stephani, parmi les scènes de libations à sujets indéterminés, dans le Compte rendu de Sainl-Pctersbounj p. 1873, p. 12(), n" iO. Sur la pl. 7 4, cf. Helbig, Annnli deW Inslltuto, 1862, p. 256.

Pl. 75. — llÉR.vKLiis et l'hydre.

Capoue. — Ce vase ■> a été donné, par S. M. le roi de Naples, ;\ Mademoiselle Uaucourt, célèbre tragédienne, qui en a fait hommage à S. M. l'impératrice Joséphine. » — Musée du Louvre ("vases grecs ;\ figures noin^s trouvés en Italie, vitrine G.)

MiLLiN. — 8b — II, 75-76.

Haut. 0"",lti. — Forme t. I. pi. I, u" ti.

1° Iléraklès, armé d'un coutelas recourbé {hai-pé), ayant laissé tomber sa massue, combat l'hydre de Lerne. Son épée est suspendue à une ceinture qui serre la peau de lion autour de son corps.

2° Héraklès (?) vient de décocher une flèche sur l'hydre de Lerne (pour la faiic sortir de son marais, selon Millin) ; auprès de lui, Athéna va percer de sa lance un cancer gigantesque qui, suivant ApoUodore, prêtait son secours à l'hydre en mordant Héraklès au pied. — .\u lieu d'Héraklès, 0. Millier, Welcker cl Heydemann admettent qu'il s'agit ici d'iolaos, dont le nom ^F210AAF0£) se trouve inscrit auprès d'un personnage qui, sur un autre vase à figures noires (Welcker, Allé Dmkmâler, t. Kl, pi. 6), aide Héraklès à tuer l'hydre de Lerne (1).

Les inscriptions sont illisibles (2). Millin nous apprend (t. II, p. 120, n. 1) qu'<<un savant florentin, qui a donné à M"" Rancourt une note manuscrite sur ce vase, a cru pouvoir remplir ces inscriptions; celle du premier groupe dont Minerve fait partie est, selon lui, ainsi conçue : TO 2IO*ON BOYAEYMA AYNAMEI EPISTASIEI, phrase qu'il traduit ainsi : le sage conseil surmonte tout; et du côté de l'hydre : TAN PONAN PANTA, ce qui signifle, selon lui, te travail vient à bout de tout. » Ce charlatan a dû paraître très savant à M""^ Raucourt.

Figures noires avec rehauts blancs et rouge-brun; dessin correcl (sirhere fliic/itifje Zeichnung, Heydemann, Pariser Anli/;eii,p. 49.)

Antres grav-ures : Millin, Galerie mytiiologique, pi. 12i, n° iSti; Guigniaut, Religions de Vantifpiite, pi. 192, n° 638; Monninenli deW Inslituto, t. III, pi. iti, fig. 3 (sans les inscriptions).

Autres mentions : 0. Miiller, Handbuch der Archdologie, § tlO, i; Welcker, Aile Denkmaler, t. III, p. 259, 7 = Annali dell' Inslituto, lSi2, p. 103; Roulez, Bulletin de l'Académie de Bruxelles, t. VII, 2, p. 123; de Wilte, Nouvelles annales, 1839, p. 293, note (i; Konitzer, Herakles und Hydra, p. Il), 1; Stephani, Theseus und der Minotauro.i, p. io, n. 2; Heydemann, Pariser Antiken, p. 39, 49. Cf. Purgold, 'KçYiuLEpli; àpyjxtoAoYixTi, 1883, p. 23ti ; Studniczka, Jahrbuch des Instituts, 1886, p. 87 (sur les représentations archaïques de la lutte d'Héraklès avec l'hydre). Pour les monuments relatifs à cet épisode, cf. encore 0. Rossbach, Griechische Antiken in Breslau (Brcsiau, I889j, p. 4 et suiv.

Pl. 76. — ScÈNK DE lU^OlET.

Provenance italienne. — Ce vase appartenait à la duchesse de Dalmalio.

Haut. O^SS; diam. 0"'32.l. — Millin n'indique pas la forme.

Sur un lit très allongé, devant des tables chargées de gâteau.x. (?), de feuilles de lierre et de bandelettes, on voit six personnages assis ou couchés, dont les uns sont couronnés de lierre et les autres de myrte. Trois d'entre eux sont appuyés sur de riches coussins. A gauche, un des convives semble au moment de descendre du lit; à droite, un autre se détourne de la scène pour boire dans un

(1) Cf. Pausanias. V, 17. 11, dans la doscriiilinn fin c.illVcl .Ir Cviisrle.

(2) Uiileserliche Buc/>stfil)Piizeic>ieii, Hryili'maiin, l'ririscr Aiitilcc», ]i. 49.

MUXiN. — '*<'i — II, "(î-TS

rhyton. Au milieu, une femme vêtue d'une robe collante, debout sur un marchepied, caresse un homme qui a jeté ses bras autour de son cou (Dionysos et Libéra- Ariane, selon MillinV En haut paraissent six chapiteaux doriques posés sur des fiits très étroits et dont la naissance seule est indiquée. Entre les colonnes, on aperçoit des rameaux de lierre entrelacés.

Les parties nues des femmes et les chapiteaux sont rehaussés de blanc.

Mentionné par RsiOulRocheUe, Monuments inédits, p. 141 'les colonnes indiquent des endroits fermés où se passent les scènes représentées sur les vases).

Pl. 77. — Arti'Mis et son cortège.

Provenance italienne. — Appartenait à M. de Paroi.

Haut. O^.SO. — Forme t. L pl. 1, n° 1.

Artémis, reconnaissable à son croissant, portant une granche flèche, un carquois et un arc, s'avance vers la gauche, suivie des nymphes ses compagnes. L'une d'elles porte deux oiseaux << qu'on pourrait croire avoir servi pour la chasse au vol, mais qui sont des timides colombes que ces chasseresses ont prises. » (Millin, t. II, p. l'21). Dans l'ornement placé au-dessus, Millin croit reconnaître l'iynx « oiseau qui jouait un très grand rôle dans les enchantements et qui devait aussi trouver sa place dans les mystères. »

Les oiseaux et les ornements voisins sont rehaussés de blanc.

Pl. 78. — Objets divers.

I. «Pâte de verre antique trouvée par M. La Doucette (I) dans la fouille qu'il a fait faire à Mons Seleitcus (2). Elle représente Persée qui va couper la tète à Méduse et la regarde dans le bouclier d'adamas que Minerve lui a donné, afin de ne pas être pétrifié par l'aspect de la Gorgone. » (Millin, t. II, p. li'l). — Gravée dans Millin, Voyage du midi de In France, atlas, pl. 72, n° 3: cf. le texte de cet ouvrage, t. IV, p. 175. L'explication est due à Visconti (Mémoires de VAcadémic des Inscriptions, t. III. 1S09, p. 38V

II. Monnaie de Tyr frappée sous Gallien, publiée par PeWenn, Mélanges, t.I,p. 33i, pl. 23, n° 4. Voici la description d'Eckhel {Doctrina numoi'um, I, m, p. 389) : « Cadmus stans d. pateram, s. hnslam, juxta bos procumbens, rétro porta urbis cum Tnœnibits,propterqu.r sc7-iptumO\-\BE. » C"est la représentation de Cadnios fondateur

(1) Dans son Vo;/age, Millin écrit <■ de l.i Doucette »; l'auteur de YArchmlot/ie île Mons Seleiiciis écrit o Liidoucettc » (p. 7;.

(2) La Batie-Mont-Saléon. près de Gap (Hautes-Alpes). Cet emplacement a éti fouillé aux mois de décembre 1802, janvier et février 1803, puis de nouveau en 1808 par M. Du Vivier. M. La Doucette étant préfet du département. Voir Archéologie rie Mons Seleticiis. ville romaine dans le pays des Voco7ices, aujourd'hui La'/atie-Mont-^ale'on. (Jap, 1806 lia pâte de verre, découverte en 1803, est mentionnée à la p. 52) : de la Doucette. Rapport sur tes antiquités de Mons Seteucus, dans le Magasin Encyclopédique, 1803, t. 11, p, 18-25; //i«/oi>e, antiquités, usages, dialectes des Hautes-Alpes..., par un ancien préfet [La Doucette], Paris, 1820, p. 96-103. avec plan du Mons Selcucus à la p. 96; cf. les auteurs cités par 0. Hirschfeld. Corpus inscriptionuni tatinarum. t. Xll, p. 187-189.

MII.LIN. iS7 II, 78.

de Thèbes; Millin l'a publiée cunune illiistiatiuii de la pi. 7(1). Cf. Mionnet, Description, t. V, n° iol.

m. Monnaie relative au même épisode que le n° 1 : Persée, assisté d'Athéna, tue la Gorgone en détournant les yeu.x. Elle est en bronze et sa légende se lit : C EBAC TH-NAN EPI ■ AOY/^vj AMEîAAIOY^?) ANTAN EINOY?) APXovto;.

Au revers, 1<AI-M AYP ANTANEINOC et tète laurée de Garacalla (IHS- :217). Pellerin, Recueil, t. 111, pi. 126, 7 ; Six, De Gorgone, p. 90. Millin se trompe en attribuant cette pièce à Amisos; elle appartient 'a Sébasté de Galatio (Mionnet, Description, t. IV n° 399).

IV. Figure tirée d'un vase autrefois dans la collection Townley, représentant « une femme qui fait ce que nos saltimbanques appellent le saut de carpe. » (Millin). C'est une danseuse (/C'jêidTTi-ptï) qui, pareille à celle que décrit Xénophon dans le Banquet (Xen. Sijmp. 2 et 7), se renverse sur elle-même et, presque nue, marcbe sur les mains en exécutant des tours d'adresse avec ses pieds. Ici, elle paraît au moment de décrocher un objet circulaire (plateau?) snspendu au-dessus d'elle. Le vase, haut de O^jviO (forme : Furtwœngler, pi. i, n° 32), est actuellement au Musée Britannique ; la figure est d'un rouge pâle, avec rehauts blancs sur les accessoires.

Christie, A clisquisilion upon etrusean vases, pi. 1, p. 30 (emblème de la rotation et de la révolution de la nature!); Inghirami, Vasi FittiU, t I, pi. 87 ; Panofka, Bilder antiken Lehens, pi. 12, n° 6; cf. Minervini, Bullettino naplitano, 1817, p. 98 (élude détaillée sur les représentations de ce genre); Smith, Diclionary of antiquities, 1" èà'ition, art. 5rt//n7/o; Saglio, Dictionnaire, art. CerHMMs; Baumeister, Denkmalcr, art. Gaulder; Stephani, Compte rendu de Saint-Pétersbourg p. 1864, p. 238, où est donnée (n. 2) la liste des représentations analogues; Birch, Hawkins et Newton, .4 catalogue of t/ie greek and etrusean vases in thc Brilish Muséum, t. Il, n° 1376.

V. Monnaie d'Agrigente à l'effigie du crabe (cf. pi. 49). Voir Head, Hisioriu numurum, p. lOo.

VI. « Vase inédit sur lequel on voit Thésée avec un vêlement de peau. » (Millin, t. Il, p. 122). C'est une amphore à figures rouges, d'un beau style, qui est conservée aujourd'hui au Musée de Vienne en Autriche. Thésée, vêtu d'un chiton et d'une peau de panthère, combat le Minotaure. Au revers sont deux figures bacchiques : l'une barbue et nue portant une outre, l'autre juvénile portant un skyphos dans la main droite et la chlamyde rejetée sur le bras gauche. — Haut. 0"',28.

Gravures : Laborde, Vases de Lamberg, 1. 1, pi. 30 ; une gravure inédite se trouve dans le recueil des planches de Tischbein (Heydemann, Jahrbuch des Instituts, 1886, p. 308, n° 5). Voir encore Millin, Magasin encyclopédique, 1808, t. IV, p. 315; Stephani, Tftcseus und Minotauros, p. 72, n. 10 ; p. 73, n. 2, 5, 6, etc. ; Jahn, Archiiologische Beitrxge, p. 26i, n. 26 (liste de sujets analogues); Sacken el Kenner, Die Sammlugen des A'. A". Mihn-und Antikencabinetes, p. 191 {Zimmer I, A'asieu IV,

VII. Bas-relief d'un travail grossier, haut de 0-", 19, découvert à Smyrne el légué par John Selden(inorten 16.S-i) à l'université d'O.xford; il est actuellement encastré dans

(1) Dans l'cxplicutiou do la pi. 78. il a <\omu- p.ii- in.idvcilaïKT 1(- u» 1 à ci'tic L'i-avmr r^i U- u" 2 à la précédente.

WILLIN. 88 — H, "8.

le mur d'une salle au-dessous de la bibliothèque Bodléienne. Un cavalier galope à droite en levant la main droite; un second, qui le suit, saisit un taureau par les cornes ; puis vient un troisième cavalier, dont le cheval se cabre. On voit ensuite un cavalier descendu de cheval qui a renversé un taureau et le tient pressé contre le sol. Le cinquième cavalier, penché sur le cou de sa monture, saisit un taureau par les cornes comme s'il voulait selancer sur son dos pour le terrasser. Tous ces cavaliers portent de larges vêtements passés plusieurs fois autour de leur corps, à la manière des conducteurs de chars dans le cirque et des gladiateurs. Au-dessous on lit l'inscription (non reproduite sur notre gravure) : Ta-jpo/.aôx'^iwv r,]J.£p3t fi' {Corpus itiscriptiorum gi-xrariini,n'' Sii^.) Toute cette scène s'explique par le texte suivant de Suétone (C/rt«rfe, 21) : Tliesxalos équités, qui feras lauros per spalia circi agunt insiliuntque defessosel ad terrain cornibiis traimnt (et. Pline, Hist. Nat., viu, 45, 182 ; Héliod., Éthiopiques, X, c. 28-30; Anthol. Palat., IX, 543). La mémo scène est souvent représentée sur les monnaies thessaliennes. — Sur les Ta'jpoxaOid/'.a, voir 0. Liermann, Analecta epigraphica elagonistica, dansles Disserlationes Halenses, t. X (1889), p. 27-35, où il est question du bas-relief d'Oxford à la p. 27. Ce bas-relief a été publié plusieurs fois : R. Chandler, Marmara oxoniensia, II, n° 58 ; Prideaux, 3/armora oxoniensia, II, p. 266-270, n" 130; Maittaire, Marmara ArundeUiana, n° 37; Thésaurus antiquitatum grxcarum, t. VII (1699), p. 854, 869 (avec pi.); Boettiger, Kleine Schriften, éd. Sillig, t. Il (1838), p. 325-334, pi. 1, n"^ 2-6; il a été décrit aussi par Michaelis, Ancient marblcs in Great Britain, p. 573, n° 136. Millin l'a reproduit à l'occasion de la planche 43 du tome I (1).

VIII. «Vase gravé parTischbein, t. II, pi. 3, qui représente troisjeunesThessaliens qui ont saisi un énorme taureau par une jambe, par la queue et par les cornes, pour le renverser en présence d'un gymnaste. » (Millin.) Voir la notice du n° précédent.

IX. « Peinture trouvée par M. Aubourg, parmi celles qui décoraientun grand tombeau ; elle était d'un rouge de pourpre, ce qui convient aux bacchanales. La femme voilée qu'elle représente doit être Cérès portant la grenade qui est le symbole de la fécondité, ou Proserpine qui a dans la main celle dont elle avait mangé quelques grains dans les enfers. Cette figure, relative aux mystères, concourt à établir l'opinion qu'on a adoptée sur le motif qui faisait déposer les vases dans les tombeaux. » Deux autres grenades sont placées dans chaque angle, à la hauteur de la tète.

La gravure de Clenera été copiée en 1844 dans le premier volume de l'Élite des monuments céramographiques, pi. 29, p. 29; les éditeurs paraissent ignorer qu'il s'agit d'une peinture murale et ne donnent aucune indication nouvelle à son sujet. Dans les Denkmnler iind Forschungen [Archâologisclie Zcilung) de 1850, Gerhard raconte (p. 145; qu'une peinture murale, dont il donne la gravure (pi. 14), avait été découverte dans un tombeau de Nola et avait passé, en 1841, des mains du marchand d'antiquités napolitain Gargiulo en la possession du musée de Berlin, par l'entremise de Gerhard lui-même. Le savant prussien mentionne (p. 148, n. 14) la publication de Millin, mais sans dire que l'original de cette gravure soit idenli([ue au iragment acquis de Gargiulo. Slephani, en revanche, parut admettre cette

(1) Voir iiussi Millin, Compamison des Ilippoceittaiires et des Taiirocal/iapsies de la T/iessalie avec les /jouviers et les ferrades de la Camargue, clans le Maf/asin encyclopMqtie, I80S, t. IV, p. 316-328 et pi. 2 (bas-relief d'Oxford).

Si»

identité dans une note de son premier Compte rendu {p. 1859, p. 131, n. Ij. Nous reproduisons ici la gravure de VArc/iâologische Zcituny pour que le lecteur puisse apprécier et comparer. Malgré l'absence des grenades aux angles de la peinture de

Berlin et celle du trône sur la gravure de Clener, il est permis de croire, avec Stephani, qu'il s'agit d'un seul monument, dont Millin aura reçu un dessin très sommaire et qu'il aura, pour cette raison, reproduit à petite échelle sur la dernière planche de son ouvrage.

Dans sesMonumenii Elrusc/ii, t. VI, pi. 0, 4, Iiighirami n'a fait que reproduire la gravure de Millin.

Autre mention : Strphani, Compte rendu de Sainl-Péters/jourf/ p. lX7o, p. 77, n. 5 (admet encore l'identité des deux peintures.)

X. « Ce vase a été tiré d'un tombeau qu'on fouillait pour la première fois, près de Bari; il contenait environ cinq cent cinquante tessons. On fit passer la terre qui en avait été retirée, afin d'en retrouver les moindres parcelles; ces tessons furent partagés avec ordre. Au lieu de trouver des vases entiers qu'on aurait rétablis, on n'en put former qu'un seul dont il manque encore plus d'un tiers : c'est celui dont nous donnons la figure d'après le vase que possède M. Aubourg. Peu de ces tessons ont pu être réunis au nombre de deux ou trois; tous les autres étaient isolés. » (Millin, t. II, p. I'22). Les faits de ce genre sont bien connus de tous ceux qui ont fouillé des nécropoles; il n'est pas rare, à Myrina, de rencontrer une tombe pleine de fragments de statuettes impossibles à rajuster (Pottier et lleinach, La nécropole de Myrina, p. 103). C'est donc à tort qu'on a voulu attribuera la négligence des

MiLLiN. — 90 — II, 78.

explorateurs ces mulilatioiis qui s'expliquent sans doute par les idées religieuses des anciens.

Dubois Alaisonueuve a donné une reproduction en couleurs de ce vase vu du côte de la palmette {Inlroduction, pi. 19, n° 3). Il écrit à ce sujet en 1817 (ibid., p. 13, n. 3) : « [Ce vase] appartient à l'auteur, qui l'a publié dans les Peintures de vases pi. Lxxviii. ') On peut donc supposer que Dubois l'a acheté à Aubourg-, auquel il appartenait, suivant Millin, en 1810.

XI-XIV. Objets en terre cuite trotivés dans des tombeaux et dont Millin n'in" dique pas la provenance : grenade, trépied, pomme, enfant sur un porc. Ce dernier a fait partie de la collection Pourtalès (cf. Millingcn, Anna/i delV Instiluto, 1813, p. 8t); Calalogue de la vente Pourtalès, 1865, n" 810).

XV-XVIII. Vase en terre rouge avec figures en relief, spécimen de la poterie rouge lustrée de l'époque romaine (dite à tort poterie samienne). — Haut. 0™,lo8. — Ce vase, déjà publié par Caylus [Recueil, t. VI, pi. 107, p. 338), est conservé à Lyon, où il a été découvert en 17'27; cf. Millin, Voyage dans les déparlements du midi de la France, t. I, p. 439. « Il y a trois auges et trois médaillons : le premier, n° 16, représente un empereur sous les traits de Sérapis et une impératrice sous ceux d'Isis; entre eux sont une tête de pavot et un vase, signes de l'abondance que ces deux divinités procurent à la terre : plus bas, des peuples leur offrent un sacrifice. Le second médaillon, n° 17, représente Mars nu et barbu, qui vient trouver la nymphe Ilia ; le nom de chaque personnage est écrit près de lui. Dans le troisième médaillon, n" 18, on voit des gladiateurs entièrement couverts de leur armes; on lit auprèsderunCINV[?AU\/S(l)etprès de l'autre CTOLVSL. » (Millin, t. Il, p. 122.) M. Froehner [Musées de France, p. 66) lit TOLVSL et CINVI^ALV, mais ajoute que la lecture est incertaine à cause d'une « restauration inintelligente » qui a fait souffrir le vernis rouge. 11 conteste l'opinion des antiquaires qui ont reconnu dans les bustes affrontés ceux d'Antonin et de Faustine. La meilleure gravure de ce vase et des médaillons qui le décorent a été donnée par Alpli. de Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, p. 164, avec une notice très détaillée (2). On connaît des répliques exactes du médaillon où se voient Mars et Ilia [Corpus inscr. lut., t. XU, p. 779, n" 5687, 8.)

19. « Tombeau romain découvert dans les environs de Strasbourg : Scliœpllin, Alsalia iUustrata, p. 59. On peut le comparer avec les tombeaux de la Grande Grèce qui sont en tète de l'Introduction. » (Millin, t. II, p. 12-2.)

(1) Laisno cl Caylus ont In C PNVRA LV et interprété : Caius P; NVI^A LUieHus \/iclor.

(2) La gravure pi. 78, n" il. est reproduite dans Guigniaut, Religions de ianliqiiilé, pi. 244, n°871. Une autre gravure du même vase, plus mauvaise que les précédentes, figure dans le recueil de A. Comarmond. Description des antiquités et oljjets d'art contenus dans tes salles du Palais-des-Ârts de ta ville de Lyon, pi. 2, fig. 211 (texte, p. 42).

AxMIQUES ET INÉDITES

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