‹ Pékin, Yeddo, San FranciscoChapitre 26 sur 35 · MINES ET CÉRÉALES · texte numérisé non relu

MINES ET CÉRÉALES

ploité de ce qui sera le grand chemin de fer du Pacifique : ils ont obtenu de l'administration une locomotive spéciale, grâce à laquelle nous allons avoir la primeur de cette œuvre immense. En sortant de lu ville, nous voyons d'abord des digues élevées pour la protéger contre l'envahissement des eaux : Sacramento, en effet, est au-dessous du niveau moyen du fleuve. Jusqu'à Colfax, le paysage n'a rien de saillant; mais, à partir de ce point, la route ne tarde pas à devenir fort curieuse ; ponts-chevalets à jour, en bois, solides et légers tout à la fois, où il n'y a que juste la largeur des rails, et dont la force consiste précisément dans une élasticité extraordinaire; corniches hardies autour de la montagne appelée le cap Horn , et au-dessus des précipices dcrAmerican River; courbes brusques, pentes effrayantes; ascension à toute vapeur sur des tabliers vertigineux qui surplombent avec mille pieds de vide au-dessous d'eux; nature sauvage et rude, mélangée, de sapins , de granit rouge , de sables blancs, de neige et de gravier aurifère : tel est l'ensemble de notre course à Cisco : en trois heures, hous avions fait environ cent quarante kilomètres, et nous nous étions élevés à une hauteur de cinq mille pieds !

De Cisco au sommet de la chaîne, il y a 27 kilomètres sur le parcours desquels la voie s'élève encore de deux mille pieds. Là, nous voyons 5,Ü00

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