PAN-KOU. FOU-SI
Fou-si inventant les Pa-koua.
pondre; à elle de recourir aux sources, de compulser les textes, d'établir la vérité. En lisant la Genèse, l'attention s'éveille et certains rapprochements se présentent à 1 esprit : P'an-kou et les trois rois nous rappellent Noé et ses trois fils. Le roi des hommes, Iou-tchao, ne serait-il pas Cham ? Son fils, Soui-jen, ne serait-il pas Chus, fils de Cham? Dans l'affirmative, Fou-si, fils de Soui-jen, serait Nemrod, fils de Chus. Si telle est la vraie succession généalogique, Kemrod-Fou-si est le fondateur de Babylone ; c'est là qu'il règne avec sa mère Réa, la Hoa-su des Chinois; c'est là,
entre le Tigre et l'Euphrate, que se
multiplient ses descendants.
Mort dans la ville d'Areck qu'il avait
construite pour son fils Hoang-ti, Fou-si
laissa le gouvernement à sa femme Nu-
koa. Après elle, Hoang-ti et Chennoung
son frère se firent la guerre ; Hoang-ti
vaincu, fut obligé de passer l'Himalaya
avec ses partisans, plus de 2.000 ans
avant notre ère : c'est le fondateur de
l'empire Chinois. Le célèbre P. Gaubil
semble partager cette opinion : « Je suis jvu-koa. (Eui-ia.) porté à croire, dit-il, que Hoang-ti a été Le roi des hommes. (Sul-ia.)
le premier empereur chinois... ; que Chen-noung et Fou-si ont été princes ou chefs des
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Hoang-ti combattant Tcke-iou. [Temps fabuleux.)
Chinois, mais dans le voyage des environs de Babylone ou autres pays voisins à la Chine. » (mém. t.xvi, p. 281. )Hoa)ig-ti, pendant son très long règne s'avança, croit-on, assez loin dans l'est, et son fils étant mort, il laissa le trône à son petit-fils Tchouan-sn. Ce nouveau chef arriva jusqu'aux monts T'ien-chan et au Kou-hou-noor . Le nom de T'aè-y iten -fou ( première origine), donné à la capitale du Chan-si, semble indiquer que la colonisation commença par cette province. A Tcliouan-su succédèrent Ti-k'ouet Ti-lche dont il est peu parlé. Pendant toute cette période, les empereurs n'étaient que des chefs de colonnes, s'avançant peu à peu vers l'est sans créer aucun royaume. Leur marche était difficile, les eaux couvraient encore de vastes régions. L'auteur déjà cité, le P. K'o, a écrit sur cette époque deux articles, dont l'un est intitulé : « Tout ce qu'on « raconte sur les temps qui ont précédé Yao, n'est qu'un amas de fables et de traditions « obscures qui ne méritent aucune croyance. » Le second a pour titre : « A en juger par « ce qu'on sait d'authentique sur Yao, Choun et Yu, l'origine de la nation chinoise ne « peut remonter que d'une ou deux générations avant Yao. » (mém. t. i, pp. 1 13 et 14g. )
HOANG-Tf.