EXPEDITION DE
Vase K ien-loung fond blanc
grenades
polychromes
en relief.
I Pahis d'été. 1
cependant se décider, car le massacre des Européens et la vue des plaies des survivants avaient exaspéré les alliés. Enfin, le i5 octobre à 11 h. 1/2, la porte Ngan-ting fut ouverte, selon qu'il avait été convenu ; 200 français et 200 anglais devaient en même temps occuper la droite et la gauche des murailles, et y déployer à la même minute le drapeau national. Les Anglais étant montés sans attendre leurs alliés, le colonel Schmitz avec le 101e de ligne s'avança à plus d'un kilomètre dans la ville et après cette manifestation, monta aussi sur les remparts.
Une altercation très vive s'éleva entre lui et le général Napier qui s'excusa de son mieux ; tout rentra dans l'ordre.
Malgré les dangers qu'il pouvait y avoir pour un européen à traverser les districts occupés par l'armée chinoise et tartare, Mgr Mouly, vicaire apostolique gff de Péking, s'était rappro- feg ché de la capitale dès le commencement des hostilités ; le prince Koung, régent de l'empire, qui n'ignorait pas sa présence, fit chercher l'évêque pour servir d'intermédiaire entre lui et les alliés, par un nommé Tchang, mandarin de Ie classe à bouton rouge ; l'évêque partit aussitôt
pour Péking. accompagné de son coadjuteur Mgr Anouilh. Ils arrivèrent au camp des allies le 23 octobre, après la suspension d'armes et l'ouverture des portes de la ville.
M. Campenon, alors chef d'esca-
dron d'état-major, en compagnie de l'abbé Trégaro aumônier en chef, avait déjà visité l'ancienne cathédrale catholique fermée depuis plus de 3o ans. Plus de fenêtres, plus d'autel, plus de tableaux; une ouverture considérable dans la voûte au-dessus du chœur, la croix disparue, tel était le triste état de l'église. Mais enfin c'était encore une église et on résolut d'en faire a réouverture par une cérémonie funèbre en faveur des victimes, suivie d'un Te Deum solennel en l'honneur de l'armée française et de l'empereur Napoléon ; la cérémonie fut fixée au 28 actobre, afin de laisser le temps de faire les réparations les plus urgentes.
Quelle joie pour Mgr Mouly de retrouver encore cette vieille cathédrale, et de rentrer dans la capitale de la Chine, au milieu de ses chrétiens ! Ces braves gens du reste n'étaient pas moins heureux, et prêtèrent leur aide à nos soldats afin de tout préparer pour la cérémonie. Pendant ce temps eut lieu la signature des Traités par les plénipotentiaires.
Le 24, lord Elgin, ambassadeur rase K-ien-ioung d'Angleterre, signa le traité anglais
fond rose, arabesques et fleurs Polychromes. [Palais d'été.) avec te prince KoUtlg ; le lendemain 25 à onze heures, le cortège se mettait en marche du quartier général français
Pi. xi.
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